Devenir Un Être Spirituel

Wayne Dyer/Becoming a Spiritual Being /Devenir un être spirituel

 

Wayne Dyer: Devenir un être spirituel (1)

Devenir un être spirituel est synonyme de devenir un faiseur de miracles et de connaître la félicité de la vraie magie. Les différences entre les gens qui sont non-spirituels, ou "simplement physiques", et ceux que j'appelle des êtres spirituels sont spectaculaires. 
             
J'utilise les termes "spirituel" et "non-spirituel" au sens où un être spirituel possède une connaissance consciente des deux dimensions, physique et invisible, tandis que l'être non-spirituel ne connaît que le domaine physique. Aucune de ces deux catégories, selon l'usage que j'en fais, n'implique de quelque façon que ce soit l'athéisme ou une orientation religieuse. La personne non-spirituelle n'est pas dans l'erreur ou la méchanceté parce qu'elle fait une expérience uniquement physique du monde.              
             
Vous trouverez ci-dessous 12 croyances et pratiques à cultiver pour développer vos capacités à manifester des miracles dans votre vie. Votre transformation en un être spirituel, telle qu'elle est ébauchée ici, est une impérieuse nécessité si la vraie magie est votre objectif dans cette vie.              
             
1. L'être non-spirituel vit exclusivement dans la limite des cinq sens, et croit que si on ne peut pas voir, toucher, sentir, entendre ou goûter quelque chose, alors ce quelque chose n'existe simplement pas. L'être spirituel sait qu'au-delà des cinq sens, il y a d'autres sens que nous utilisons pour faire l'expérience du monde de la forme. En progressant dans votre transformation en un être spirituel, vous commencez à vivre de plus en plus consciemment au sein du royaume de l'invisible. Vous commencez à savoir qu'il y a des sens au-delà de ce monde physique. Même si vous ne pouvez  percevoir cela par l'un des cinq sens, vous savez que vous êtes une âme dotée d'un corps, que votre âme ne connaît pas de limites et qu'elle défie la naissance et la mort. Elle n'est gouvernée par aucune des lois et des règlements qui gouvernent l'univers physique.              
             
Etre un être spirituel signifie que vous vous accordez la possibilité d'être multi-sensoriel. A partir de là, tout un monde nouveau s'ouvre à vous. Comme l'écrit Gary Zukav: "Les expériences de l'être humain multi-sensoriel sont moins limitées que les expériences de l'être humain aux cinq sens. Elles offrent davantage d'opportunités de croissance et de développement, ainsi que davantage d'opportunités pour éviter les difficultés inutiles". (Le siège de l'âme, Gary Zukav)             
             
2. L'être non-spirituel croit que nous sommes seuls dans l'univers. L'être spirituel sait qu'il n'est jamais seul. L'être spirituel n'est pas choqué à l'idée d'avoir des enseignants, des observateurs, et une direction divine disponible à tout moment. Si nous croyons que nous sommes des âmes dotées d'un corps plutôt que des corps dotés d'une âme, alors l'invisible, l'éternelle partie de nous-mêmes est toujours disponible pour nous porter assistance. Une fois que cette croyance est ferme et inébranlable, elle ne peut plus jamais être remise en question, indépendamment des arguments rationnels de ceux qui vivent exclusivement dans le monde physique. Pour certains, cela s'appelle une prière intense, pour d'autres il s'agit d'une intelligence ou d'une force universelle omniprésente, pour d'autres encore une direction spirituelle. Peu importe le nom qu'on donne à ce moi supérieur ou comment on l'écrit, puisqu'il se situe au-delà des définitions, des étiquettes, et du langage lui-même. Pour le non-spirituel, tout ça c'est n'importe quoi. Nous apparaissons sur la Terre, nous avons une seule vie à vivre, et personne n'a en lui ou autour de lui des fantômes pour lui venir en aide. Pour le non-spirituel, nous sommes dans un univers purement physique et le but est de manipuler et de dominer le monde physique.              
             
L'être spirituel voit dans le monde physique une arène de croissance et d'acquisition de connaissances ayant pour but spécifique de servir et d'évoluer vers des niveaux d'amour supérieurs. Les êtres non-spirituels acceptent l'existence d'un être suprême ou de Dieu, mais n'y voient pas une force universelle qui est en nous: ils y voient une puissance séparée qui un jour nous demandera de répondre de nos actes. Ils ne se voient pas bénéficier de l'assistance d'un moi supérieur à moins de faire le genre d'expérience directe de la présence divine rapportée par St-Paul ou St-François d'Assise. Les êtres spirituels savent tout simplement, par expérience personnelle, parce qu'ils ont été mis en relation avec leur propre direction divine, qu'ils ne sont pas seuls et qu'ils peuvent utiliser cette direction pour devenir des faiseurs de miracles dans leur vie.              
             
3. L'être non-spirituel est centré sur le pouvoir externe. L'être spirituel est centré sur la prise de pouvoir individuelle. Le pouvoir externe se situe dans la domination et la maîtrise du monde physique. C'est le pouvoir de la guerre et de la puissance militaire, le pouvoir des lois et des organismes, le pouvoir des affaires et du boursicotage. C'est le pouvoir de contrôler tout ce qui est extérieur au soi. L'être non-spirituel est centré sur ce pouvoir externe. A l'opposé, l'être spirituel est centré sur le pouvoir qu'il se donne à lui-même et à d'autres pour atteindre des niveaux de conscience et de réalisations de plus en plus élevés. L'usage de la force sur autrui n'est pas une possibilité pour l'être spirituel. Ce n'est pas accroître son pouvoir qui l'intéresse, mais plutôt aider les autres à vivre en harmonie et à faire l'expérience de la vraie magie. C'est un pouvoir de l'amour qui ne juge pas les autres. Il n'y a pas d'hostilité ni de colère dans ce genre de pouvoir. C'est une vraie force de savoir qu'on peut vivre dans le monde avec d'autres personnes qui ont des points de vue différents sans avoir besoin de les dominer ni d'en faire des victimes par notre victoire sur eux.              
             
Un être spirituel connaît l'immense pouvoir qui naît de la capacité de manipuler le monde physique par l'esprit. Un esprit en paix, un esprit centré dont l'intérêt primordial n'est pas de nuire aux autres, est plus fort que toute force physique dans l'univers. Toute la philosophie de l'aïkido et des arts martiaux de l'Orient se fonde non pas sur le pouvoir externe exercé sur l'adversaire, mais sur le fait de ne plus faire qu'un avec cette énergie externe afin d'écarter la menace. La prise de pouvoir est la joie intérieure de savoir que la force extérieure n'est pas nécessaire pour être en harmonie avec soi-même. Pour l'être non-spirituel, il n'y a pas d'autre issue. Il faut constamment se préparer à la guerre. Même si les maîtres spirituels auxquels ils font souvent allégeance s'opposent à cet usage du pouvoir, l'être non-spirituel ne voit tout simplement pas d'autres solutions.

4. L'être non-spirituel a l'impression d'être séparé et distinct des autres, un être en lui-même. L'être spirituel sait qu'il est relié à tous les autres et vit sa vie en voyant en chaque personne rencontrée quelqu'un qui partage son humanité avec lui. Quand une personne se sent séparée de tous les autres elle devient plus centrée sur elle-même et s'intéresse beaucoup moins aux problèmes des autres. Elle aura bien un peu de compassion pour les gens qui meurent de faim dans une autre partie du monde, mais la façon de voir quotidienne de cette personne est: "Ce n'est pas mon problème." La personnalité fragmentée, l'être non-spirituel, est davantage centré sur ses propres problèmes, et a souvent l'impression que les autres entravent son chemin, ou convoitent ce qu'il veut, donc il doit les neutraliser avant de l'être lui-même.              
             
L'être spirituel sait que nous sommes tous liés et il est capable de voir la plénitude de Dieu dans chaque personne avec laquelle il entre en contact. Ce sens du lien élimine une bonne partie du conflit intérieur que vit l'être non-spirituel en jugeant constamment les autres, en les classant selon l'apparence physique et le comportement, puis en se mettant à trouver des moyens soit pour les ignorer, soit pour en profiter selon son propre intérêt. Être en liaison avec les autres signifie que le besoin de conflit et de confrontation est éliminé. Savoir que la même force invisible qui se répand à travers lui se répand à travers tous les autres permet à l'être spirituel de vivre véritablement la règle d'or. L'être spirituel pense: "Ma façon de me comporter avec les autres est essentiellement ma façon de me comporter avec moi-même, et vice-versa". Le sens de "Aime ton prochain comme toi-même" est clair pour l'être spirituel, alors que pour l'être non-spirituel c'est absurde. Le jugement négatif n'est pas possible quand on se sent lié aux autres.              
             
L'être spirituel sait qu'il ne peut pas définir les autres par ses jugements, que c'est lui-même qu'il définit comme une personne prompte à critiquer les autres. Les recherches au niveau quantique subatomique révèlent une connexion invisible entre toutes les particules et tous les membres d'une espèce donnée. Cette unité est en cours de démonstration dans de remarquables découvertes scientifiques. Les conclusions montrent que la distance physique, ce que nous prenons pour de l'espace vide, n'exclut pas une connexion établie par des forces invisibles. A l'évidence, il existe des connexions invisibles entre nos pensées et nos actions. Nous ne le nions pas, même si cette connexion est imperceptible par nos sens.              
             
L'être non-spirituel ne peut pas faire un effort d'imagination comme celui-là, mais l'être spirituel sait que cette force invisible le relie à tous les autres, et par conséquent traite tous les autres comme s'ils faisaient partie de lui-même. Le tout est de le savoir. L'être non-spirituel agit comme s'il était une île, séparée et distincte des autres, déconnectée. En clair, les miracles et la vraie magie ne sont tout simplement pas à la portée de ceux qui croient être des îles dans la mer de l'humanité.               

5. L'être non-spirituel croit exclusivement à une interprétation de la vie basée sur une relation de cause à effet. L'être spirituel sait qu'il y a une puissance supérieure à l’œuvre dans l'univers, et qui dépasse cette simple relation. L'être non-spirituel vit exclusivement dans un monde physique, où règnent la cause et l'effet. Si on plante une graine (cause), on en verra le résultat (effet). Si on a faim, on cherche de la nourriture. Si on est en colère, on passera cette colère sur quelque chose ou sur quelqu'un. C'est en effet une façon de penser et d'agir rationnelle et logique, puisque selon la troisième loi du mouvement, pour chaque action il y a une réaction égale et opposée qui s'opère toujours dans l'univers physique. L'être spirituel va au-delà de la physique de Newton et vit dans un monde entièrement différent. L'être spirituel sait que les pensées sortent du néant, et que dans notre état de rêve (un tiers de la totalité de notre vie physique), où nous sommes dans la pensée pure, la cause et l'effet ne jouent aucun rôle quel qu'il soit.              
             
6. L'être non-spirituel est motivé par les réalisations, les performances, les acquisitions. L'être spirituel est motivé par l'éthique, la sérénité et la qualité de la vie. Pour la personne non-spirituelle, l'intérêt est d'apprendre dans le but d'obtenir de bonnes notes, de progresser et d'acquérir des biens. Le but de l'athlétisme est la compétition. La réussite se mesure en labels externes, comme le poste occupé, le rang social, les comptes en banque et les trophées. Tout cela constitue une part importante de notre culture, et ce sont des objets qu'il ne convient certainement pas de mépriser ; simplement, ce n'est pas la priorité de l'être spirituel dans la vie.              
             
Pour l'être spirituel, la réussite s'acquiert en s'alignant sur son but, ce qui ne se mesure pas par des performances ou des acquisitions. L'être spirituel sait que ces objets externes arrivent dans la vie en quantité suffisante, et qu'ils sont la conséquence d'une vie adaptée au but poursuivi. L'être spirituel sait qu'une vie alignée sur le but amène à servir les autres avec amour. Mère Teresa, qui a passé de nombreuses années de sa vie à s'occuper des plus opprimés d'entre nous dans les taudis de Calcutta, définissait ainsi son but: "Pour l'Amour de Dieu". Le fruit de l'amour est le service rendu, qui est la compassion agissante.              
             
La religion n'a rien à voir avec la compassion. Le principal, c'est notre amour de Dieu, parce que nous avons tous été créés pour aimer et être aimés. C'est de cette façon, entre autres, que se vit la réalité intérieure et extérieure de l'être spirituel. Il n'est pas nécessaire de devenir un saint dévoué aux pauvres pour devenir un être spirituel. Il suffit simplement de savoir que la vie, c'est autre chose que des réalisations, des performances, des acquisitions, et que la vie s'évalue non pas en fonction de ce qui est accumulé, mais plutôt en fonction de ce qui est donné aux autres. Une vie éthique, morale et sereine, qui reste en phase avec un but spirituel est au coeur de son être. La vraie magie ne peut se vivre quand ce qui importe est d'obtenir davantage pour soi-même, surtout si c'est aux dépens des autres. Quand la vie nous procure le sens de la sérénité et de la qualité tout en sachant que c'est l'esprit qui crée cet état, on sait aussi que de cet état d'esprit naît la magie qui fait des miracles.              
             
7. La conscience de l'être non-spirituel n'a pas de place pour la pratique de la méditation. L'être spirituel ne peut imaginer la vie sans elle. Pour l'être non-spirituel, l'idée de regarder tranquillement en soi-même, assis seul un moment à répéter un mantra, à se vider l'esprit, et à chercher des réponses en s'alignant sur son Moi Supérieur, c'est à la limite de la folie. Pour cette personne, les réponses se cherchent en travaillant avec acharnement, en luttant, en persévérant, en se fixant des buts, en réalisant ces buts, en s'en fixant de nouveaux dans un monde de compétition où les loups se dévorent entre eux. L'être spirituel connaît l'immense pouvoir de la pratique de la méditation. Il sait que la méditation le rend plus alerte et capable de penser plus clairement. Il connaît l'effet très particulier de la méditation, qui soulage du stress et de la tension.              
             
Les gens spirituels savent, pour y être allés et l'avoir vécue personnellement, qu'on peut obtenir une assistance divine en devenant paisible et tranquille, et en demandant des réponses. Ils savent qu'ils sont multidimensionnels et que l'esprit invisible peut être sollicité à des niveaux de plus en plus élevés par la méditation, ou quel que soit le nom que vous désirez donner à la pratique de vider, seul, votre esprit des pensées frénétiques qui occupent une si grande partie de la vie quotidienne. Ils savent que dans une méditation profonde on peut quitter le corps pour entrer dans une sphère de magie qui est un état de bonheur aussi intense que celui qu'une drogue pourrait temporairement procurer. Pour l'être non-spirituel, ceci est perçu comme une fuite devant la réalité, mais pour l'être spirituel il s'agit d'une introduction à une toute nouvelle réalité, une réalité qui dote la vie d'une perspective menant aux miracles.              
             
8. Pour l'être non-spirituel, le concept d'intuition peut se réduire à un pressentiment ou une idée fortuite qui traverse accidentellement l'esprit à l'occasion. Pour l'être spirituel, l'intuition est bien plus qu'un pressentiment. Elle est vue comme le conseil d'un guide ou comme la parole de Dieu, et cette perception intérieure n'est jamais prise à la légère ni ignorée. On sait par expérience que lorsqu'on ignore ces encouragements intuitifs, on finit par le regretter ou par être obligé d'apprendre "à la dure". Pour la personne non-spirituelle, l'intuition est imprévisible et se produit complètement au hasard. Elle est souvent ignorée ou rejetée en faveur des comportements habituels.              
             
L'être spirituel s'efforce d'accroître la conscience qu'il a de son intuition. Il prête attention aux messages invisibles et sait profondément que quelque chose est à l’œuvre, et qui est plus qu'une coïncidence. Les êtres spirituels ont conscience du monde non-physique et ne restent pas coincés exclusivement dans un univers restreint au fonctionnement des cinq sens. Il s'en suit que toutes les pensées, pour invisibles qu'elles soient, sont des choses auxquelles il convient de prêter attention. Mais l'intuition est bien plus qu'une pensée à propos de quelque chose, c'est un peu comme si on recevait un petit encouragement à se comporter d'une certaine façon ou à éviter quelque chose qui pourrait être dangereux ou malsain. Bien qu'inexplicable, notre intuition est véritablement un facteur de notre vie. Pour la personne non-spirituelle, cela semble être un simple pressentiment, rien qui vaille la peine d'être étudié ou d'être mis davantage en accord avec soi. La personne non-spirituelle se dit: "Cela passera. C'est juste mon esprit qui fonctionne de façon désordonnée". Pour la personne spirituelle, ces expressions intuitives intérieures ressemblent presque à un dialogue avec Dieu.              
             
Une perspective individuelle — Je vois dans mon intuition sur toutes sortes de choses comme Dieu qui me parle. Je fais attention quand "je ressens quelque chose" fortement et je suis toujours cette inclination intérieure. A un certain moment de ma vie je n'y prêtais pas attention, mais maintenant je connais mieux certaines choses et ces sentiments intuitifs me guident toujours, et j'insiste bien, toujours, dans la direction de la croissance et du but. Parfois mon intuition me dit où aller pour écrire, je la suis, et l'écriture s'écoule toujours en douceur. Quand j'ai ignoré cette intuition, j'ai eu de terribles difficultés et j'ai accusé "le syndrome de la page blanche". J'en suis arrivé non seulement à faire confiance à mon guide au niveau de l'écriture, mais encore à compter sur lui dans quasiment tous les domaines de ma vie. J'ai développé une relation personnelle avec mon intuition à propos de ce que je vais manger, de ce que je vais écrire, en passant par la façon d'avoir des relations harmonieuses avec ma femme et les autres membres de ma famille. Je médite sur elle, je lui fais confiance, je l'étudie, j'essaye d'en avoir davantage conscience. Quand il m'arrive de l'ignorer, j'en paye le prix, et je me rappelle alors de la leçon: faire confiance en cette voix intérieure la prochaine fois. Je m'imagine que si je peux parler à Dieu en appelant cela une prière et en croyant en cette présence divine universelle, alors il n'y a rien d'idiot dans le fait que Dieu me parle. 

Toutes les personnes spirituelles que j'ai rencontrées au fil de mes lectures partagent ce même sentiment. L'intuition est un guide affectueux et ils le savent suffisamment bien pour ne pas la laisser de côté.

9. L'être non-spirituel s'implique dans de nombreux combats, il se met en phase avec les outils de la puissance dans une guerre contre ce qu'il croit être le mal. Cette personne sait ce qu'elle déteste et vit un grand nombre de troubles intérieurs à cause des injustices qu'elle perçoit. Une grande part de son énergie, à la fois mentale et physique, est consacrée à ce qu'elle perçoit comme mauvais ou mal. Les êtres spirituels ne trouvent pas qu'ils doivent être contre quelque chose dans la vie. Ils ne sont pas contre la famine, ils donnent de la nourriture aux gens et s'assurent que chacun dans le monde bénéficie d'une alimentation correcte. Ils agissent quand ils sont pour quelque chose, plutôt que de se battre quand ils sont contre quelque chose. Se battre contre la famine ne fait qu'affaiblir le militant et le remplit de colère et de frustration, tandis qu'agir pour que les peuples soient bien nourris donne de la force. 

 

Les êtres spirituels ne sont pas contre la guerre, ils sont pour la paix et consacrent leur énergie à travailler pour la paix. Ils n'entrent pas en guerre contre la drogue ou la pauvreté, parce que la guerre nécessite des guerriers, des combattants, et ce n'est pas cela qui fera disparaître les problèmes. Les êtres spirituels sont pour une jeunesse bien éduquée, qui peut être euphorique, ivre, défoncée, sans avoir besoin de substances externes. Ils agissent dans ce but, en aidant les jeunes à connaître les pouvoirs de leur esprit et de leur corps. Ils ne luttent contre rien. Quand vous luttez contre le mal en employant des méthodes de haine et de violence, vous vous incluez dans la haine et la violence du mal lui-même, en dépit de la pertinence de votre position dans votre esprit. Si tous ceux qui, dans le monde, sont contre le terrorisme et la guerre, devaient changer de perspective et défendre et oeuvrer en faveur de la paix, le terrorisme et la guerre seraient éliminés. Dans un certain sens, nos priorités se sont inversées.

 

Les êtres spirituels ne se laissent pas ligoter par la haine. L'objet de leurs préoccupations et de leur réflexion, c'est le "pour", et ils traduisent cela en actes. Les êtres spirituels maintiennent leurs pensées au niveau de l'amour et de l'harmonie, face à ce qu'ils aimeraient voir changer. Tout ce qu'on combat, affaiblit. Vous prenez des forces quand vous êtes pour quelque chose. Afin de manifester des miracles, il faut être pour quelque chose, et être totalement centré sur cela. La vraie magie se présente dans la vie lorsqu'on a éliminé la haine de notre vie, même la haine qu'on a de la haine.

 

10. La personne non-spirituelle n'a pas le sens de sa responsabilité envers l'univers, par conséquent elle n'a pas su créer un profond respect de la vie. L'être spirituel a un respect de la vie qui s'étend jusqu'à l'essence de tous les êtres. L'être non-spirituel croit, comme l'a dit Gary Zukav, "que nous avons une conscience et que l'univers n'en a pas". Il pense que son existence finira avec cette vie et qu'il n'est pas responsable de l'univers. L'être non-spirituel est devenu arrogant. L'être spirituel se comporte comme s'il voyait Dieu dans toutes les facettes de la vie et il a le sens de sa responsabilité envers l'univers. Il est en admiration devant cette vie et il sait qu'il a un esprit qui lui permet de modeler l'univers physique. Cette admiration le conduit à regarder l'aspect extérieur de toute vie, ainsi que l'environnement, avec un sentiment de reconnaissance et de profond respect, pour pénétrer la vie elle-même à un niveau plus profond que le simple monde matériel. 

 

Pour l'être spirituel les cycles de vie sont perçus comme représentatifs de l'infini, avec une vénération qui est véritablement un hymne à la vie. C'est avec douceur et gentillesse qu'il aborde tout ce qui se trouve dans notre monde, en reconnaissant que la terre elle-même ainsi que l'univers au-delà possèdent une conscience et que notre vie est reliée de façon invisible à toute vie présente et passée. L'intelligence invisible qui pénètre toute forme fait partie de nous, ce qui fait que vénérer toute vie consiste à savoir qu'il y a une âme en tout. Cette âme est digne d'être honorée. 

 

La personne spirituelle est consciente qu'il ne convient pas de prendre à la terre plus qu'il n'est nécessaire, et qu'il faut d'une certaine façon donner aussi à l'univers pour ceux habiteront la planète après elle. La capacité de faire des miracles naît d'un immense respect de toute vie, y compris la nôtre ; par conséquent, afin de connaître la vraie magie, il faut apprendre à penser et à agir en accord avec notre qualité de personne spirituelle et révérencieuse. 

 

La personne non-spirituelle est chargée de rancœurs, d'hostilité, du besoin de revanche. L'être spirituel n'a pas de place dans son coeur pour ces entraves à la création de miracles et à la véritable magie. L'être spirituel sait que tous les maîtres spirituels ont parlé de l'importance du pardon. Voici quelques exemples parmi les enseignements des religions les plus importantes:

 

Judaïsme: La plus belle chose qu'un homme puisse faire est de pardonner les torts. 

 

Christianisme: Puis Pierre arriva et lui dit: "Seigneur, combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi, et moi lui pardonnerai-je? — Autant que sept fois, lui dit Jésus. Je ne te dis pas sept fois, mais soixante-dix fois sept".

 

Islam: Pardonne à ton domestique soixante-dix fois par jour. 

 

Sikhisme: Où se trouve le pardon se trouve Dieu lui-même. 

 

Taoïsme: Récompense la blessure par la gentillesse.

 

Bouddhisme: Jamais la haine n'est diminuée par la haine. Elle n'est diminuée que par l'amour. C'est une loi éternelle. Pour l'être spirituel il est d'une importance capitale de "prêcher par l'exemple". On ne peut pas se prétendre membre pratiquant d'une confession donnée en se comportant de façon incompatible avec ses enseignements. 

 

Le pardon est un acte du cœur.

 

12. L'être non-spirituel croit qu'il y a de véritables limitations dans le monde et que, bien qu'il puisse exister des preuves de l'existence des miracles, ils sont considérés comme des évènements aléatoires réservés à quelques chanceux. L'être spirituel croit aux miracles et à sa capacité unique de recevoir une aide affectueuse et de vivre dans un monde de vraie magie. 

 

L'être spirituel sait que les miracles sont très réels. Il croit que les forces qui ont créé des miracles pour d'autres restent présentes dans l'univers et peuvent être sollicitées. 

 

L'être non-spirituel voit les miracles sous un jour totalement différent. Il croit qu'il s'agit d'évènements accidentels et n'a par conséquent pas la foi en sa propre capacité de participer au processus de création des miracles. Conclusion: cette douzaine de points spirituels exige très peu de vous. Ils ne sont pas difficiles à comprendre et n'exigent pas une longue formation ni d'endoctrinement de votre part. Ils peuvent s'accomplir à cet instant même pendant que vous lisez. 

 

Devenir un être spirituel, se produit au sein de ce soi invisible dont j'ai parlé dans mes écrits. Sans vous préoccuper de ce que vous avez choisi d'être jusqu'à présent, faire des efforts pour devenir un être spirituel peut être votre choix aujourd'hui. Vous n'êtes pas obligés d'adopter une doctrine religieuse spécifique ou de subir une transformation religieuse: il vous suffit simplement de décider que c'est de cette façon que vous aimeriez vivre le reste de votre vie. Avec ce genre d'engagement intérieur, vous commencez à avancer. 

 

Il est important de reconnaître que la vraie magie n'est pas disponible pour ceux qui choisissent une vie non-spirituelle. Savoir faire arriver des miracles est fondamentalement le résultat de votre façon personnelle de vous aligner, de votre façon personnelle d'utiliser votre esprit, ainsi que de l'intensité de la foi que vous avez dans votre capacité de l'utiliser pour influencer votre univers physique. 


Wayne Dyer 
Un grand merci à Jean-Louis pour la traduction de ce texte 
Titre original: Becoming a Spiritual Being
 

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