L'Apocalypse

Enseignements spirituels L'Apocalypse...
Marchons vers la vie et ne nous limitons plus au bien ou au mal, notre façon de juger révèle nos limites d'âme, ou de caractère.En nous la présence du 'oui' originel et chacun de nous peut retrouver ce oui engageant de la vie.

L'Apocalypse nous invite à vivre la proximité de l'instant et à nous ouvrir au sens caché derrière les mots.
Le prophète lit dans l'instant le temps vertical, le kairos, celui qui nous rapproche du sens de la vie.
L'Apocalypse nous encourage à révéler le 'sujet' que nous sommes et révèle le 'sujet' qui nous habite.
Ce n'est pas sans raison que ce livre, dans d'autres langues, est connu sous le nom du livre des révélations.

L'Apocalypse,c'est aussi l'histoire d'un homme exilé, persécuté par les envahisseurs romains et qui par conséquent écrit d'une façon imagée, métaphorique et dans une symbolique forte

Ce texte est une interprétation d'un enseignement donné par Jean Yves leloup.
Des livres concernant le sujet et écrits par Jean Yves Leloup sont répertoriés dans la rubrique verticale
'Pour aller plus loin', Bibliographie générale, Jean-Yves Leloup...
 
Texte chrétien L'Apocalypse,ou le livre des révélations.
Christ pantocrator monastère Sainte-Catherine du Sinaï, VIe siècle...


Pour tout pèlerin en quête de sens l'Apocalypse est le livre du dévoilement.
Pourquoi l'un appelle-t-il 'bien' ce que l'autre appelle 'mal, et cela dans une même famille, une même communauté, parfois d'un pays à l'autre d'une culture à l'autre. Tous, nous sommes nés pour recevoir la vie, pour avoir la conscience et tous, nous sommes appelés à accueillir la vie, à passer de l'inaccompli vers l'accompli, à nous dévoiler.
Craignons plutôt d'avoir le cœur dur, craignons le repli sur soi ou l'enfermement ; l'enfer n'est pas loin...
Marchons vers la vie et ne nous limitons plus au bien ou au mal, notre façon de juger révèle nos limites d'âme, ou de caractère. En nous la présence du 'oui' originel et chacun de nous peut retrouver ce oui engageant de la vie.
Depuis quand avons-nous perdu confiance, perdu la force de l'amour, à quel moment sommes-nous rentrés dans l'abandon originel, dans le pêché originel ?
Dans quel corps vivons-nous ?
Un corps en paix assimilé à la Jérusalem ou sommes-nous dans la Babylone, ville de consommation dans laquelle les corps se consument ?Où habitons-nous ? Qui nous habite ?
L'Apocalypse nous invite à passer d'une vie subie vers une vie choisie.
La bibliothèque hébraïque commence par la Genèse et se termine par l'Apocalypse. Livre que l'on pourrait appeler la nouvelle genèse, ou livre de l'accouchement du nouvel être, livre de la nouvelle conscience.
Heureux celui qui lit entre les mots, car il connaît le temps.
L'Apocalypse nous invite à vivre la proximité de l'instant et à nous ouvrir au sens caché derrière les mots. Le prophète lit dans l'instant le temps vertical, le kairos, celui qui nous rapproche du sens de la vie.
Et ce sens se laisse dévoiler, moins dans l'enfermement que dans l'ouverture.
Le premier est tourné vers soi-même reléguant l'autre à un 'objet', autre devenu objet de consommation et du toujours plus, plus dans l'exigence, plus dans la possession. Entre les hommes, entre notre masculin et notre féminin, l'incompréhension et la guerre s'installent.
C'est la rencontre avec celui qui divise, le Satan ou le Diabolos.
L'Apocalypse est la voie de l'ouverture. L'Apocalypse exige de trancher, d'être dans le discernement, d'où la symbolique de l'épée : 'dans sa bouche une épée'. Ayons la conscience et choisissons de sortir de l'enfermement pour aller vers la liberté, vers l'infini de la vie.
L'Apocalypse nous encourage à révéler le 'sujet' que nous sommes et révèle le 'sujet' qui nous habite. Ce n'est pas sans raison que ce livre, dans d'autres langues, est connu sous le nom du livre des révélations.
L'Apocalypse est aussi l'histoire de l'exil d'un homme persécuté, Jean l'évangéliste.
Jean est disciple de Jésus à l'époque de l'empereur romain Tibère qui sera suivi du sanguinaire Caligula de 37 à 41 et de l'empereur Claude. Néron règnera de 54 à 68 à l'époque de l'incendie de Rome, il persécute les Chrétiens.
Jean vit cette époque avec grande difficulté et s'interroge sur le royaume de Dieu dont Jésus parlait. Suivirent les empereurs Galba, Oton, Vespassien et Titus, qui fit détruire le temple en 70. En 81 est nommé l'empereur Domitien, celui qui se fit appeler seigneur et dieu et ceux qui ne l'appellent pas ainsi sont tués, nous rapporte Pline qui lui donne les noms de Peste et Catastrophe. Domitien a la manie de la persécution.
Jean fuit Ephèse pour l'île de Patmos.
L'Apocalypse est écrite à cette époque extrêmement troublée sur le plan politique, Jean vit l'échec de la communauté naissante des appelés. Il ne pouvait parler ouvertement, mais ne pouvait s'empêcher d'écrire, et pour rester caché il écrivait sous une forme de métaphore, d'images avec une symbolique forte de façon à n'être compris, dévoilé, que par ceux qui ont le regard intérieur, ceux qui peuvent naître à eux-mêmes.
On pourrait dire qu'il s'agit du livre de l'art de vivre dans la catastrophe.
L'Apocalypse écrit en grec, est rempli d'hébraïsmes. Jean dont la langue maternelle est l'hébreu pense en hébreu mais dicte en grec à son scribe d'origine grecque, Prochore, ceci pouvant expliquer cela.
Toutes ces raisons permettent aussi de comprendre pourquoi le livre est scellé de 7 sceaux. Comment déchiffrer ce livre écrit au-dedans et au-dehors de ceux qui vivent l'absurde.
Y a-t-il un sens à l'absurde ?
Qui a la clé pour desceller ce texte ? Quel est le sens de la vie, qui en ouvrira la porte ?
La vie est un livre, le corps a un code génétique et la lecture du programme de l'un et de l'autre demande patience. Le gland est programmé pour devenir un chêne, mais notre vie... quel en est le programme ?
Jean n'a pas la réponse, et il pleure jusqu'à ce qu'un ancêtre lui souffle la réponse : 'Celui qui a la clé est celui qui s'appelle le Messie', représenté par le lion dans le texte. Au cœur de l'Apocalypse la plénitude de l'instant présent, représentée par l'agneau ou l'innocence de l'amour. 'C'est quand je suis faible, que je suis fort.', parole de saint Paul.
L'agneau c'est le pouvoir de l'amour opposé au dragon qui représente l'amour du pouvoir.
Mais avant de rentrer dans le cœur du texte encore ceci ;
le Satan a une place forte dans l'Apocalypse, mais qui est-il, que signifie le Satan ?
Quels sont les noms que Satan reçoit dans différents livres ;
Satan signifie obstacle en hébreux. Pour chacun de nous une opportunité de se dépasser face à la difficulté.
Diabolos ou le diviseur, un esprit qui aime diviser, créer la zizanie. Les moments diaboliques permettent l'approfondissement de soi, et les moments de frictions empêchent le risque de la fiction ou de l'illusion. Nos différences nous fondent.
L'adversaire est un autre de ses noms, tout comme
L'ennemi, ou encore
L'accusateur ( au chapitre 12 de l'Apocalypse, 'il est vaincu l'accusateur de nos frères..'). Nous avons vaincu lorsque nous arrêtons d'accuser. Accuser l'autre, son frère, sa sœur, la vie, Dieu etc... sans oublier la propension de l'homme à s'accuser lui-même.
L'esprit d'accusation meurt chez celui qui rencontre l'amour.
Le menteur, le Satan déforme les choses, c'est celui qui n'est pas dans la réalité
Le malin, celui qui manipule, qui a la malice perverse.
Dans le livre de Job il est écrit que Satan est le fils de Dieu, il est le tentateur, le testateur, celui qui nous teste, qui nous met à l'épreuve..... Dieu ne se prouve pas, Dieu s'éprouve !
Toute situation est occasion de grandir. Ce n'est pas Dieu qui fait, mais il nous donne l'occasion de nous approfondir – l'agneau reste debout face à l'épreuve.
Confronté à l'épreuve nous sommes tentés par la violence, comment y répondre ?
Est-ce par la voie de la brute, la voie du plus fort (pour 1 mort, j'exige plus de morts, etc....), aussi appelée la loi de la jungle ?
Est-ce par la loi du Talion : œil pour œil, dent pour dent, proposée par Moïse ? Une impasse également.
Est-ce par la lâcheté, l'indifférence –ni chaud, ni froid- je me tire, je ne peux rien faire, je ne veux surtout pas savoir ? Gandhi aimait à répéter qu'entre un lâche et un violent, c'est ce dernier qu'il préférait car à la violence l'on peut répondre par de la conscience.
Jésus propose l'autre joue, ou la voie de la conscience, celle qui permet de réveiller l'autre au nouveau, à la différence sans complaisance par la voie du dialogue, de la diplomatie.
Quant à Françoise Dolto qui disait : « écoutez sans angoisse, les angoisses de l'autre ».
Jean a la révélation de la compassion, ou comment dire non sans haine. L'agneau est vainqueur sans qu'il n'y ait de vaincus, ce n'est pas 'moi' qui transforme la violence, c'est le 'soi' en moi. Car en moi il y a plus grand que moi, il y a l'amour.
Avec du négatif on peut faire du positif, à l'instar du Stabat Mater ou de notre féminin debout et affirmé, l'Être nous propose une 'vulnérabilité invincible' plutôt qu'une force qui s'oppose.
Acceptons notre vulnérabilité, face à notre souffrance ne nous laissons pas emporter, retrouvons notre âme d'enfance, ayons le regard intérieur et soyons dans l'ouverture de la Conscience à une autre vision du monde. Nous ne sommes pas des moutons passifs mais des êtres patients, avec la force de l'humble amour, qui acceptent d'être blessés.
Face à la Chine le Dalaï Lama mène un combat non violent, il répond par la compassion;
prendre sur soi la violence non intégrée de l'autre. Il ne s'agit pas de projeter la violence, il s'agit de l'intégrer.
Discernons l'ennemi, est-ce l'autre ou est-ce l'ennemi en nous ? Ce que nous n'aimons pas chez l'autre est très souvent ce que nous n'aimons pas en nous-même.
Ce qui est, est...
l'agneau resté debout représente la victoire de tous.
L'homme dans une paix intérieure ne connaît pas la peur, ne pratique pas la violence, ce qui ne l'empêche pas de se mettre en colère. Jésus face aux Pharisiens et aux Zélotes ainsi que Moïse pouvaient se mettre en colère – la sainte colère, la colère saine !
Rentrons maintenant dans le cœur de l'Apocalypse, ou sa partie la plus connue.
Jean, comme nous, connaît des périodes de doutes. Dans le plus profond du repli sur lui-même Jean rencontre ses dragons, sa bête et il se réveille à la recherche d'un second souffle, car la fin du monde est plutôt la fin d'un monde. A chaque vision le ciel se ferme, à chaque révélation le ciel s'ouvre et Jean reçoit des images. Le cœur en est l'agneau, il y a les 4 vivants ainsi que les 4 images perverties représentées par les 4 cavaliers.
Que représentent les 4 vivants ?
Le cosmos représenté sous forme d'un tetramorphe, aux 4 coins duquel on pourrait inscrire :
Les 4 lettres du tetragramme sacré – YHWH, les 4 éléments, les 4 directions, les 4 saisons,
les 4 règnes, les 4 races, les 4 formes d'énergies, les 4 évangiles ou les 4 évangélistes.
Ces diverses manifestations des 4 vivants se trouvent dans l'Apocalypse, ainsi que dans le livre d'Ezechiël et c'est à nous d'intégrer ces formes différentes d'équilibre de l'être dans une expression d'amour et de paix, qui rendent hommage à l'agneau, à l'amour de l'Être.
Le cosmos est une complétude sous une forme de quaternités, à travers laquelle la vie se manifeste.
Au centre de la quaternité l'Être divin, le 'Je suis', Dieu ou Jésus, aussi appelé par les Pères du Désert, l'archétype de la synthèse.
Nous pourrions y ajouter les approches plus contemporaines, Jung dans l'exploration du cœur de l'être (raison, intuition, sensation, sentiment) et Ken Wilber avec sa philosophie intégrale (Je-Subjectif, Cela-Objectif, Nous-Intersubjectif, Cela-Interobjectif).
Le poète soufi Rumi (XIIIème siècle) dirait : 'Il révèle le secret du Roi'. Tous, nous sommes à la recherche de cet équilibre, et notre plus grande souffrance c'est l'oubli de l'être, du cœur de l'être.
Les 24 vieillards qui se prosternent font référence aux 12 tribus et aux 12 apôtres.
Jean entend également la colère de l'agneau.
L'adoration est un acte de justice, rappelle Thomas d'Aquin et il est important de rendre à chacun ce qui lui est dû, de rendre à Dieu ce qui lui revient et pour Jean la relation à la Source n'existe plus, il s'en suivra donc des catastrophes : après la lumière les ténèbres, après la santé les maladies, sans air les villes se meurent, sans oxygène les océans se vident. L'homme n'étant plus centré aura à assurer les conséquences de ses actes (une loi ontologique, celle des causes et des effets).
Et l'amour ne peut rien forcer, l'amour ne peut forcer à aimer – dans le Cantique des cantiques il est écrit 'que l'heure du désir de l'autre soit respecté'.
Jusqu'à quand le massacre des innocents, les cataclysmes, la matière détournée et devenue objet de l'homme ou est-ce l'homme devenu objet de la nature... ? Voilà ce que Jean décrit sous la représentation des 4 cavaliers.
Le dragon est représenté par 4 cavaliers qui eux-mêmes représentent la perversion de 4 facultés humaines : l'intelligence dévoyée vers la prise de pouvoir, la sexualité transformant l'autre en objet de consommation, la possession matérielle épuisant la Terre et la perversion de la raison. Ces fonctions perverties sont représentées par la prostituée, par l'enfant de la prostituée devenant une bête car nous devenons esclave de la bête que nous créons (nos techniques...), et la ville de la bête, Babylone lieu de pouvoir, cité des esclaves.....
Quatre cavaliers
Gravure d'Albrecht Dürer représentant
les Quatre cavaliers
Les quatre cavaliers règnent sur Babylone, vont-ils entraîner le monde dans leur perte ?
Qui pourra y échapper ?
Thème de la colère, l'agneau n'accepte pas ce qui se passe, et pose la question : qu'avons-nous fait ? Rien en soi n'est mauvais, mais l'énergie non transformée nous détruit.
Le premier cavalier, le cavalier blanchâtre porte une couronne, signe de pouvoir et de domination. Seul ce qui vient du cœur est authentique, ce qui éblouit ne sert pas. L'intelligence supérieure donnée à l'homme lui permet d'être au service du don de vie, l'intelligence perverse de l'homme manipule et cherche la domination au nom de l'amour, mais il s'agit d'un amour de domination. La volonté de dominer va entraîner l'arrivée du cavalier rougeâtre, celui qui annonce les guerres, les conflits liés aux amours possessifs, aux passions dévorantes, ce cavalier accumule les liens qui aliènent et nous entraînent vers la famine, représentée par le cavalier noirâtre. Celui-ci porte une balance annonçant le manque, l'épuisement de la terre à force de consommer. Besoin de posséder la compensation d'un manque, de l'oubli et qui entraîne la perversion de nos qualités de vie. Le dragon ne sait ni donner ni recevoir, après les guerres, les famines nous sommes touchés par la décomposition. Et apparaît le cavalier verdâtre représentant la perversion de la parole, de la raison.
Les cavaliers pourraient détruire un quart de la terre, mais les trompettes nous avertissent et l'agneau a de la lucidité, il a de la vision. Rappelons-nous que Dieu demande au Satan de Job de ne pas détruire l'âme de celui-ci, afin de lui laisser une opportunité de prise de conscience.
Ce qui arrive n'est que la conséquence de nos actes, faut-il tout subir pour autant ?
Si le pouvoir aliène, nous gardons en conscience le choix de notre liberté.
Pensons-nous encore par nous-mêmes ou est-ce le système qui pense pour nous ?
Comment sortir de ce jamais assez, de cet enchaînement de volonté de puissance, d'affirmation de soi sur l'autre.
Comment se sentir fort, alors que l'on est faible.. ?
Laissons la lumière jaillir en nous et éloignons-nous du dragon dont le feu dévore.
Nous qui vivons trop occupés découvrons la grâce du silence et délivrons-nous de l'idolâtrie (du travail ou de n'importe quel esclavage...) pour connaître la liberté.
Nul ne peut avoir ma liberté, car elle est faite pour l'infini.
Et Jean d'écrire : « ...le monde ancien a disparu, je fais toute chose nouvelle... », c'est-à-dire que nous pouvons regarder les mêmes choses avec un regard neuf, dans la clarté, dans la transparence et dans la conscience qu'il peut y avoir une fin aux projections, aux illusions.
Toutes choses, tous les êtres sont interconnectés, sont reliés. La présence de l'Être en nous.
Le Dalaï Lama dira que c'est l'état du Nirvana, ce qui veut dire que l'on voit toutes choses, telles qu'elles sont, chacune reliée à sa source et à sa fin.
La fondation de l'être ou de l'humanité est décrite dans l'Apocalypse sous forme de 12 portes ayant le nom de 12 pierres semi-précieuses représentant les remparts de la nouvelle Jérusalem, 144 coudées construites sur 12 assises.
Quelle sera la signification, la symbolique de ces pierres, quelle est l'expérience cachée derrière chaque pierre.
Les 4 premières pierres : la phase d'apprentissage - prendre soin de soi.
Les 4 pierres suivantes : la phase de travail sur la relation - prendre soin de l'autre.
Les 4 dernières pierres : la phase précieuse, la transformation du cœur - prendre soin de l'Autre, ou de l'Être.
Chaque pierre est une façon d'aimer, une façon d'être, une façon de se reconstruire ;
Le Jaspe 1ère pierre, celle de la connaissance de nos limites, la connaissance de soi.
Le Saphir 2ème pierre, celle de l'acceptation de soi. Vivre en société c'est d'abord s'accepter tel qu'on est. Il est difficile d'accepter l'autre, si l'on ne se connaît pas soi-même.
S'accepter dans sa grandeur, dans sa liberté pour ne pas s'effondrer dans son image narcissique, que l'on prend pour soi, à travers le regard de l'autre.
Quel effet aura sur nous un compliment, une calomnie....nous connaissons-nous ??
La Calcédoine 3ème pierre, celle qui représente la confiance en soi, la confiance en la vie, la connaissance de nos limites. Faire confiance en l'Être qui m'habite.
L'Emeraude 4ème pierre, celle du détachement de soi, celle qui permet d'entrer en relation. 'Pouvoir aimer, comme l'émeraude est verte', dira Simone Weil.
La Sardoine 5ème pierre, celle de la reconnaissance de l'autre dans son altérité, dans sa différence. 2 êtres différents, complémentaires, qui chacun se connaissent peuvent faire plus qu'un – je suis moi, tu es toi et l'alliance est possible.
La Cornalyne 6ème pierre, celle du respect de l'autre, du droit à la différence.
On s'aime bien, mais on se marche sur les pieds.... 'S'aimer c'est se donner de l'espace', disait saint Augustin.
La Chrysolyte 7ème pierre, celle de la confiance en l'autre. Le paradis perdu c'est la confiance perdue, la confiance en l'autre est une lucidité à avoir.
Reconnaître ce dont l'autre est capable et reconnaître ses limites sans confondre nos propres limites... Faire confiance c'est faire grandir, c'est aussi ce qui fonde l'enfant.
Le manque de confiance en soi, abîme l'autre.
Le Beryl 8ème pierre, celle de l'amour fidélité. Une cité nouvelle ne peut se construire que dans le temps. Fidèle dans le temps, fidèle à des engagements, fidèle à la vérité et à la réalité (les raisons pour lesquelles on s'est mariés ne sont peut-être pas les raisons pour lesquelles on reste ensemble).
Ne pas se mentir, et si on peut se tromper on ne peut pas se mentir.
Reconnaître d'autres qualités de l'amour – il y a des jours chauds et des jours froids. Avoir conscience qu'aimer l'autre n'est pas pareil que se sentir aimé par l'autre....
La Topaze 9ème pierre, celle de la reconnaissance de l'Autre. Reconnaissance de l'Alpha et de l'Oméga, d'où est-ce que je viens, où est-ce que je vais ? Quelle est la Conscience qui nous entoure ? Question de connaissance, question d'intelligence....
La Chrysoprase 10ème pierre, celle de l'amour adoration. Je reconnais l'Être, je respecte l'Être qui fait être toute chose. La vie nous est donnée, je rends grâce et dis merci à la vie. Tu es en tout ce qui est, Tu as tous les noms et aucun ne peut Te nommer.
Cette pierre est celle de l'ouverture à l'Autre. L'adoration est un acte de justice, il s'agit de reconnaître l'Être essentiel, de donner du temps à la vacance.
L'Hyacinthe 11ème pierre, celle de l'amour abandon.
Quelque chose m'échappe, un sens m'échappe, mais je fais pleinement confiance. Je m'abandonne
L'Améthyste 12ème pierre, moi et Lui ne font qu'Un. Dieu et Jésus sont Un
Jean voit les choses venant d'en haut et commence par la contemplation. Pour certains cela commence par le bas, la présence en moi me conduit vers l'Autre.
Ayons la conscience créatrice, que le meilleur de nous puisse s'exprimer.
Les derniers mots de l'Apocalypse : 'Voici, je viens'.
Ce qui doit arriver, arrivera, les circonstances ne dépendent pas que de nous, l'action importe plus que le résultat de l'action, dont on n'est pas toujours maître.
L'Homme est condamné à interpréter, et à la liberté de donner du sens à sa vie. Il n'y a pas une attitude juste mais une attitude ajustée, ce qui est bien pour l'un ne l'est pas pour l'autre. La vie est créatrice, elle ne se répète pas.
Seule la bêtise se répète...
Viens.....le fond de l'être c'est la relation
dans la vie c'est trop souvent moi, sans toi ou je, sans tu, d'où le manque
Viens, dans la Relation...Jacques 2009

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