Le Chemin Spirituel

Le chemin spirituel

 

201310091293 full
 
 
 
La vie est comparable à un film dont le scénario est déjà écrit. Selon les choix pris aux différentes étapes de notre existence nous pouvons adoucir ou au contraire alourdir l'histoire. Là est notre responsabilité.On pourrait dire que, dès notre naissance, nous sommes en voyage où, chemin faisant – la vie – différentes routes se présentent à nous. Arrivés à destination la mort physique – notre comportement dans nos actions durant le trajet déterminera notre prix à payer (karma).
 
Le corps physique – la voiture – auquel nous nous sommes identifiés est le véhicule de l'âme. Le conducteur - l'ego - pense qu'il est l'acteur principal du film de la vie alors qu'en réalité il doit être remplacé par le Soi et en devenir le spectateur.
Tout au long du parcours, divers véhicules, acteurs complémentaires (famille, amis etc…) nous accompagnent ou nous quittent librement pour prendre une autre direction ; bien qu’ils n’aient pas la maîtrise du véhicule, ils peuvent influencer le conducteur dans certains de ses choix, enrichissant ainsi le voyage.
D’autre part, sur la route (dharma) nous pouvons percuter des obstacles : ils représentent les épreuves (karma) que la vie ne nous épargne pas. Ce sont les décisions prises antérieurement en ignorant par habitude notre voix intérieure, qui en sont principalement la cause. 
Une fois que la voiture a pris le départ, la distance parcourue devient le passé. Le conducteur, afin d'éviter les obstacles, se projette vers l'avant, donnant naissance au futur. En vérité, il s’agit juste de vivre en se concentrant sur le moment présent.
La destination n'est pas importante, c'est la qualité spirituelle du parcours qui compte.
 
A quoi aspire l'être humain sur cette terre ? Au bonheur ! La majorité s'évertue à le trouver dans la vie du monde et alors, par une fausse identification au corps-mental, l'homme est en partie déconnecté de sa vie intérieure.Pourtant, certains vont se poser des questions : Pourquoi sommes-nous nés ? Pourquoi vivons-nous ? D'où venons-nous ? Que se passera-t-il après la mort ? Que signifie notre présence sur cette terre ? Pourquoi souffre-t-on ? Que fait Dieu face à cette souffrance ?Il n'y a ni âge, ni sexe, ni couleur de peau, ni religion pour ces questionnements.
On nous a peu enseigné les éléments pouvant donner des réponses à ces questions. Les idéologies et les dogmes des religions ne nous sont pas très utiles dans cette quête. Quant à la science actuelle, elle est appelée à évoluer et ne peut donc nous offrir d'explications définitives.
 
La Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations Unies dit que tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits. C’est peut-être vrai sur le plan phénoménal, que l'être humain appelle existence, mais sur le plan nouménal ou plan Divin, cette notion est contestable étant donné la loi de causalité appelée karma en sanskrit. Sur terre, l'homme est le seul à faire preuve de discernement entre le bien et le mal, il est aussi le seul à pouvoir renouer le contact avec le Soi (Âtman) lorsqu'il s'en donne la peine.Depuis plusieurs millénaires, les réponses ont été apportées à ceux qui se sont évertués à les chercher au plus profond d'eux-mêmes. En Orient et aussi en Occident, des Prophètes et des Avatars furent envoyés par la Conscience Eternelle pour aider l'humanité.
Où est passée la Lumière de leurs enseignements ? Qu'en a-t-on fait ?
 
Comment en vient-on à désirer un véritable changement ? En ayant surtout une réelle aspiration à réaliser l'Absolu !
Bien sûr, le hasard, une certaine curiosité, l'éducation, peuvent nous amener à connaître l'existence d'un monde spirituel. Cela ne va jamais très loin. Cependant, lors d'une épreuve qui nous anéantira, par exemple une grande souffrance telle que la perte d'un être cher, ou tout simplement la quête d'un mieux-être, nous saurons alors qu'une voie existe, susceptible de nous sortir de notre détresse.
Chacun de nous pense au Divin selon son propre degré de maturité spirituelle, la vraie voie passe par un cheminement intérieur personnel de transformation.
Pour se libérer de l'emprise de l'ego dominateur, cette recherche ne peut être entreprise qu'avec une discipline qui permet la liberté de pensée, de parole et d'action, au-delà de tout dogme.Une véritable alchimie s'opère alors à l'intérieur du pèlerin. Le vrai héros est celui qui sait lutter et détruire ses propres démons pour mourir à lui-même par la réalisation du Soi et devenir un Libéré vivant (Jîvanmukta).
Bien qu'il puisse être vécu collectivement, ce travail individuel de transformation, très ardu, peut prendre plusieurs vies. C'est ce que nous appelons « la recherche spirituelle » ou « la voie intérieure » ou encore « le chemin spirituel », et en sanskrit « la sâdhanâ ».
 
Le devoir du chercheur est de faire sa propre expérience. La société est un excellent endroit pour progresser. En effet, il est inutile de se couper du monde et de sa famille pour pouvoir vivre sa vie intérieure puisque tous les éléments extérieurs sont des aides pour sa pratique au quotidien.
Le détachement à l’égard des futilités mondaines, des plaisirs des sens, en particulier des désirs et des passions, conduira l’être humain à se poser de vraies questions sur le but de la vie ainsi que sur les mystères de l’Être. Il cherchera à comprendre ce qui se cache derrière les apparences. Alors commencera un long travail intérieur de réflexion et de mûrissement qui le fera progresser en fonction de son ardeur à entreprendre le chemin vers la Connaissance. D'immenses trésors sont à découvrir au travers de ce travail. Le chercheur cheminera au milieu des épreuves et des sacrifices. Sa capacité à endurer la souffrance l'amènera le plus loin possible sur la voie. Il en sortira purifié mentalement ainsi qu'émotionnellement et, recevant avec reconnaissance les enseignements que ces épreuves lui auront apportés, il verra en elles la main même du Divin.Par contre, l’homme sans foi ou pétri de doutes, ne se remettra nullement en question et accusera volontiers Dieu ou autrui de ce qui lui arrive.
 
Ce n’est ni notre propre volonté, ni notre opiniâtreté qui nous feront progresser le mieux, mais bien notre détermination à nous abandonner aux pieds du Divin. Sans cette foi, notre chemin vers le Soi risque d’être long et périlleux.Cependant, pour celui qui renonce à lui-même, la route sera beaucoup plus rapide et pleine de grâces.Mais toute chose a un prix. La voie n’échappe pas à cette règle. Non négociable, ce prix ne se chiffrera pas en euros : il n’est pas autre chose que l'abandon de l'ego.La Vérité est Une mais les chemins sont multiples. Pour La recevoir, il faut libérer de l'espace en soi.
Quelle est réellement ma voie ? Quels sont les moyens et les outils pour accéder à cette transformation ?
Il existe plusieurs chemins spirituels authentiques, tous conduisant à la Vérité ultime. Mais un seul conviendra à chacun de nous pour nous amener à la révélation de notre Essence (le Soi). C'est pourquoi le chercheur doit admettre que d’autres voies spirituelles mènent au Divin, et il devra garder une attitude respectueuse envers toutes les traditions.

L’un des chemins qui a fait ses preuves est la pratique des yoga, en tant qu'union avec le Divin. Pourquoi donc le pèlerin s'impose-t-il cette discipline spirituelle ? Sans doute cherche-t-il là un moyen de recouvrer la sérénité, liberté intérieure fondamentale, enfermé qu'il est dans ses souffrances. Le yoga permet en effet de se purifier et ainsi de se délivrer des chaînes inhérentes à la nature humaine qui font que l'homme s'asservit lui-même et ne peut donc être heureux.Finalement, toutes les pratiques authentiques qui conduisent au bonheur se résument à s’affranchir de l’ego. En effet, ce petit moi dictatorial qui nous sert à évoluer dans ce monde manifesté vit dans l’illusion (maya) et s’identifie totalement au corps/mental. La vie se limite alors à une lutte incessante dans la dualité, comme bonheur/malheur,  plaisir/déplaisir etc…

En transformant les aspects négatifs de leur personnalité par l'élimination du mensonge, de la méchanceté, de la violence, de l'hypocrisie, de la jalousie, de l'avidité, de la frénésie, de l'insatiabilité, etc… les pèlerins, qu'ils vivent ou non en société, ne veulent plus être sous la domination de cet ego.
Quand ce long travail est achevé et que le mental est purifié, les qualités naturelles – l'Amour, la Compassion, la Paix et la Joie – se manifestent. Les chercheurs retrouvent alors leur propre nature qui est le Soi, c'est à dire la Conscience Eternelle... 
Q : Quel est pour vous la différence entre religion et spiritualité ?
 
R : La religion consiste à pratiquer le culte d'une divinité au sein d'une communauté souvent regroupée dans un édifice. Généralement un dogme unique accompagné de rituels est inculqué au croyant et celui-ci doit y adhérer. La religion peut être une porte d'entrée à la spiritualité.Il règne une grande confusion dans les esprits en ce qui concerne la spiritualité. C'est la clef de la sagesse ouvrant les portes qui donnent accès à la Lumière ; pour cela elle demande de transcender toute croyance, religion ou dogme. Elle laisse donc place à la liberté de penser, de parler, d'agir et reconnaît une parcelle du Divin dans tout ce qui existe : la planète, la nature, les êtres humains et les animaux.La quête spirituelle consiste à recouvrer notre Essence véritable – le Soi – et à nous laisser guider par Lui en observant les jeux de l’ego tout en cultivant confiance et lâcher-prise.Lorsque nous sommes en connexion avec le Soi, ce dernier transforme notre état intérieur qui s'exprime alors par la paix, la joie et la liberté...
Q : Pourquoi y a-t-il autant de supposés gourous dans le monde ?
 
R : La réponse est simple : c'est parce qu'il y a beaucoup de faux disciples. Qu'ils soient en Orient ou en Occident, la plupart de ces « loups-gourous » sont d'abord leur propre victime. L'ego spirituel se traduit souvent par :je sais tout, vous ne savez rien. Il est très pervers car il se manifeste généralement chez des personnes religieuses ou laïques possédant de bonnes connaissances sur la spiritualité, agrémentées parfois de quelques expériences intérieures. Généralement, ces individus pensent être investis d'une mission divine. Dispersé et non canalisé, l'ego peut même causer des dérives sectaires.
Ces « loups-gourous » ne se sont pas suffisamment détachés des plaisirs du monde et sont toujours esclaves de leurs sens. Leurs faiblesses sont le sexe, le pouvoir et l'argent et on retrouve inévitablement ces tentations dans tous les systèmes du monde.Evidemment, à la première occasion ils trébuchent, entraînant leurs adeptes dans la chute.Afin de ne pas tomber dans le piège de la « gouroutisation », un Maître authentique demandera toujours à son disciple de réaliser la Vérité avant d'enseigner. Comme le disait Montaigne :« Si on peut être savant avec le savoir des autres, on ne peut être sage qu'avec sa propre sagesse »...
Q : Je suis indisciplinée, je n'arrive pas à trouver la bonne méthode pour éliminer tous les comportements négatifs de ma personnalité. Pouvez-vous me donner une recette pour avancer plus vite sur mon chemin spirituel ?
 
R : L'engagement sur un chemin personnel de transformation peut prendre des années voire même plusieurs vies. Les recettes miracle n'existent pas. La patience, une autodiscipline et la ferme détermination à vous transformer pour atteindre le But, voilà les fondamentaux qui vous aideront.Avez-vous essayé de répondre à cette interrogation : « Qui suis-je ? »Si oui, commencez à travailler par opposition, en réfléchissant plutôt à « Celle que vous n'êtes pas ».
 
Pour répondre à cette question, trouvez des moments où vous êtes seule et tranquille et accordez du temps à la réflexion, munissez-vous de feuilles et d'un stylo. Certains chercheurs prennent un carnet que l'on pourrait nommer « journal de progression ». On peut trouver cette méthode puérile, mais c'est une des meilleures façons de ne rien oublier et de mesurer sa progression au fil des années.Dans ce carnet, commencez par dresser une liste des comportements négatifs et positifs de votre personnalité ainsi que des fausses identifications accumulées tout au long de votre vie. Classez-les par ordre de difficulté croissante pour les travailler. Accordez-vous des objectifs, et surtout, regardez l'autre, car il est le miroir reflétant votre propre image. C'est un bon révélateur du côté négatif de soi permettant ainsi de s'en débarrasser. S'isoler serait donc une erreur.En ce qui concerne les attitudes positives, améliorez-les et mettez-les au service de la société sans désir de gloire ou de récompense. Pensez que c'est le Divin que vous servez.Lors de l'introspection du soir, faites le bilan des points à améliorer sans vous décourager ni vous culpabiliser.Avancer, c'est laisser du temps au temps.Notez toutes vos impressions sur votre journal de progression...
Q : Je viens de commencer un chemin spirituel, pouvez-vous avoir la gentillesse de me conseiller quelques ouvrages inspirants qui pourraient m'aider ? Je n'ai pas beaucoup de moyens financiers pour faire des stages et des séminaires. Est-ce un handicap pour moi ?
 
R : Il n'est pas nécessaire d'acheter de nombreux livres que vous trouverez d'ailleurs facilement d'occasion sur internet. Une douzaine d'ouvrages sont amplement suffisants pour acquérir les connaissances de base et commencer une recherche intérieure. Il suffit de les lire et relire pour en absorber toute la quintessence qui nourrira alors votre réflexion, générant ainsi des prises de conscience.Même si l’acquisition de la connaissance est fondamentale les premières années, permettez-moi d'insister sur la non « intellectualisation » dans toute quête spirituelle. Avant de vous proposer une liste de documents, j'aimerais vous raconter une histoire que Chandra Swâmi a relatée lors d'un de ses satsang :« Un érudit alla voir un Maître zen pour recevoir son enseignement. Le Maître lui souhaita la bienvenue, et l'érudit se mit à lui débiter son lot de connaissance. Une demi-heure passa, puis une heure, l'érudit était intarissable. Le Maître se leva pour lui apporter le thé, et il commença à verser du thé dans une tasse. Le thé débordait mais il en versait encore. « Que faites-vous ? demanda l'érudit. La tasse est pleine. Vous ne pouvez pas y verser plus de thé. » Le Maître répondit « Votre tasse – tête – et votre cœur aussi sont déjà pleins. On ne peut plus rien y mettre. »
 
Voici une liste, non exhaustive, des livres de lecture classés du plus accessible au plus complexe :
 
·       Les chemins de la sagesse d'Arnaud Desjardins (Poche)
·       Le chant du silence 1 de Chandra Swâmi aux Editions du Relié
·       L'art de la réalisation de Chandra Swâmi aux Editions Albin Michel
·       Nouvelle Terre d'Eckart Tolle chez Ariane
·       Présence de Râm de Swâmi Râmdâs Spiritualités vivantes
·       Vie et méditation de Swâmi Chinmayânanda aux Editions Guy Trédaniel
·       La Bhagavad Gîtâ commentaires de Swâmi Chinmayânanda aux Editions Guy Trédaniel
·       Autobiographie d'un Yogi de Swâmi Yogânanda aux Editions Adyar
·       L'enseignement de Mâ Ânanda Moyî traduit par Josette Herbert Spiritualités vivantes
·       Les yogas pratiques de Swâmi Vivekânanda Spiritualités vivantes
·       L'enseignement de Râmana Maharshi Spiritualités vivantes
·       Sept Upanishads traduction par Jean Varenne Editions Sagesses
 
Maintenant, pour répondre à votre dernière question, sachez qu’effectuer des stages et des séminaires n'est pas nécessaire si vous ressentez une profonde aspiration vers Dieu. Afin d'acquérir la vraie Connaissance, je vous encourage à pratiquer la prière, la méditation, la conscience-témoin tout au long de la journée, à servir les personnes nécessiteuses et à relire vos livres. Continuez à avoir un cœur pur et une réelle détermination dans votre quête du Divin et de la réalisation de l'Être...Extrait du livre « S’élever par l’effort... Itinéraire d’un deux fois né / Swâmi Pramod Chetan Udasin...
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À quiconque se sent concerné par le chemin spirituel et la quête de la Vérité, le témoignage de Swâmi Pramod Chetan Udasin offre une lumière et transmet une inspiration d’une qualité rare...Swâmiji retrace son parcours personnel avec une grande authenticité, une pureté et une sincérité totales. Ses mots simples, précis, concrets, sont l’expression du réalisme de sa route, de son enracinement dans le quotidien le plus « ordinaire ». Le récit s’en trouve coloré, dynamique, et surtout manifeste nettement combien les « avancées » de la vie spirituelle ne peuvent s’accomplir qu’à partir des événements quotidiens, accueillis, médités, puis assimilés et interprétés comme des signes que la Grâce divine offre au pèlerin pour avancer dans la fidélité et la justesse.
De ce fait, l’ouvrage évite le piège si fréquent de « parler de spiritualité » sans faire comprendre la relation intrinsèque qu’elle entretient avec la Vie… tout court. C’est aussi l’expression d’un profond amour ; cet amour s’offre à sa famille, à ses amis, et aussi, profondément, à son Guru. Il « prend chair » à travers le service désintéressé à autrui, voie de croissance et d’éveil. Il est soutenu par une sâdhanâ intense et prolongée : méditation, exercices spirituels, retraites silencieuses. Il est éclairé par la connaissance des Écritures et l’étude de soi, du Soi. Il est voie de Vérité, pour répondre un jour à la question : « Qui suis-je ? »
 
 
 
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