Le Haut Idéal

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Le Haut Idéal
 
Conférence improvisée - 1970


 

Alors, mes chers frères et sœurs, comment ne pas être heureux dans des conditions pareilles? Voyez la gentillesse de l'Ange de l'air! Il a nettoyé le ciel et tout est maintenant limpide et transparent, c'est extraordinaire! Quel bon travail on peut faire dans de pareilles conditions! Je vous ai souvent dit que tout dépend pour l'homme de ce sur quoi il s'est concentré dans la vie, ce qu'il veut obtenir, où il veut arriver, en un mot quel est son idéal. Tout est là car cet idéal agit sur lui et produit des effets: il creuse, nettoie, ordonne, harmonise. Tout dans sa vie se façonne, se modèle et prend forme d'après son idéal. S'il n'est ni grand ni noble mais seulement terre à terre et matériel, tout ce que l'homme fait, sent et pense se modèle d'après lui et il ne faut pas s'étonner ensuite s'il n'est pas heureux. Méditez seulement sur cette question, vous verrez tout ce que vous découvrirez!

Que cet idéal soit impossible, irréalisable, inaccessible, ce n'est pas ce qui doit vous préoccuper; vous devez vous préoccuper seulement de le rendre parfait, sublime, divin. Combien de temps il vous faudra pour le réaliser, cela n'a aucune importance. Mais les gens sont toujours arrêtés par le temps: ce qui est difficile, lointain, inaccessible, ils l'abandonnent. Un idéal est un être vivant, puissant, réel, qui a les moyens de nous apporter tout ce qui nous manque. C'est pour ne pas avoir voulu comprendre cette vérité qu'on s'est toujours privé de ce qui existe de meilleur en choisissant un but tout proche, facile, matériel, et toute l'existence est ratée. Un idéal possède une vertu magique: il est lié à nous et, s'il est élevé, il nous apporte sans cesse des particules et des courants bénéfiques. Puisque nous l'avons formé, puisque nous pensons à lui et que nous l'aimons, il est toujours là pour améliorer les conditions, et c'est ainsi qu'un jour nous trouvons dans notre vie les nouvelles conditions que cet idéal a préparées. Mais pour cela, il faut que nous l'aimions, que nous pensions à lui, que nous le nourrissions et que, malgré son immensité et la distance qui nous sépare de lui, nous le bercions dans notre coeur et dans notre âme. Voilà la plus grande sagesse et la plus grande vérité!

Désormais vous devez apprendre à vous dépasser, vous surpasser, tout surmonter pour former cet idéal en sachant que c'est un être qui vit déjà dans le monde divin et que, puisqu'il existe des liens entre lui et vous, il se charge de vous faire sortir de toutes les complications, de tous les malheurs, de toutes les misères. Il s'approche et dit: "Me voici, je suis là, est-ce que-tu m'oublies? Je veux que tu penses un peu à moi". Et vous êtes à nouveau inspiré. Seulement voilà, où sont maintenant cette foi, ce savoir et cette volonté capables de former un idéal pareil?

Ceux qui ne connaissent pas ces grandes vérités travaillent avec des matériaux friables et dans des conditions très incertaines. Ensuite ils souffrent et se plaignent, mais à qui la faute? Ils ne visaient pas très haut, ils se contentaient de toutes petites choses, sans savoir qu'elles seraient formées de matériaux très ordinaires -, parce que là aussi joue la loi de l'affinité: avec un idéal ordinaire on attire nécessairement les éléments les plus ternes et les moins résistants. L'homme doit toujours aller chercher très haut, de plus en plus haut, dans le Ciel, dans la lumière, dans l'immensité, dans la profondeur de son être, les matériaux qui formeront tous les organes de son corps et de son cerveau. Mais ce n'est possible que s'il a choisi l'idéal le plus élevé, le plus sublime.

La plupart du temps les gens s'imaginent que, puisqu'ils peuvent exercer le métier qu'ils ont choisi, leur idéal est réalisé. Mais pourquoi alors disent-ils qu'ils sentent en eux un vide comme s'il leur manquait quelque chose? Ce n'est pas logique puisqu'ils ont déjà obtenu tout ce qu'ils souhaitaient... En réalité, tant qu'ils n'auront pas un haut idéal, il leur manquera toujours quelque chose car seul le haut idéal peut remplir tous les vides en l'homme , il pénètre et se glisse partout, il apporte la plénitude. Je ne dis pas que vous ne devez pas avoir de métier ou que vous ne devez être ni artiste ni savant, non, mais ce n'est pas là que vous pourrez trouver l'immortalité, l'éternité, la plénitude. Il faut avoir un métier parce que c'est nécessaire dans la vie, et tous les métiers sont magnifiques; mais s'arrêter là et vouloir y trouver le bonheur, la lumière, le savoir, le pouvoir, l'épanouissement absolu, c'est impossible, ce n'est pas là que Dieu les a placés. Il y a mis certaines possibilités, mais pas des possibilités absolues pour notre âme et pour notre esprit. Pour arriver à la plénitude, il faut quelque chose de plus.

Donc, la meilleure solution, mes chers frères et sœurs, c'est celle que je vous indique: ayez tout ce qui est nécessaire dans la vie, mais que votre idéal ne soit pas là. Votre idéal doit être tellement haut que vous ne puissiez même pas l'atteindre. C'est à ce moment-là que vous êtes dans le vrai: vous savez que même dans des milliers d'années vous ne pourrez pas réaliser cet idéal, mais vous l'aimez, vous l'imaginez, vous êtes avec lui, vous lui parlez... Parce que c'est lui qui maintient en vous l'équilibre, c'est lui qui vous apporte la joie du Ciel, qui transforme tout ce qui est mauvais et qui, un jour, fera de vous une divinité. La plus grande sagesse, le plus grand secret magique, c'est de savoir d'avance que vous ne réaliserez jamais votre haut idéal, mais qu'en pensant à lui, en l'aimant, vous le réalisez déjà d'une autre façon, car vous devenez de plus en plus clair, lumineux et pur. Votre idéal reste irréalisable et ce n'est même pas la peine de le réaliser puisque vous bénéficiez chaque jour de ses richesses. Sous quelle forme? Sous toutes sortes de formes... Cela vous paraît peut-être absurde, mais c'est dans cette absurdité justement que l'homme gagne beaucoup. Tous ceux qui n'ont pas compris cela et qui ont accepté la philosophie ordinaire et terrestre de la foule ne trouveront jamais l'essentiel.

Certains vont dire: "Oui, mais moi je me connais, je suis tellement faible, tellement bête, je ne suis pas instruit, jamais je n'arriverai ... " Et voilà comment on capitule parce qu'on n'a rien compris. On a mis dans la tête des humains qu'ils sont de la terre, de la poussière, et qu'ils retourneront à la terre. On leur a expliqué qu'ils sont faibles, qu'ils vivent dans le péché et qu'il n'y a rien à faire, qu'il faut accepter cette situation: être malheureux, laid, criminel. Mais pourquoi? Parce qu'on s'est seulement arrêté sur un aspect de l'homme, sur son aspect physique et matériel. Depuis des millions d'années on a observé que le corps était faible et on croit que toute la vérité est là. Non, c'est faux. A côté du corps physique, il y a une âme et un esprit qui viennent directement de Dieu et que Dieu Lui-même a formés. Mais on n'a pas expliqué cela, on a laissé les hommes dans la faiblesse, on les a suggestionnés en leur disant: "Vous êtes des pécheurs et vous le resterez". Et les pauvres, ils n'ont eu qu'à dire: "Amen". On a anéanti en l'homme la foi en sa divinité et il ne sait plus qu'il possède, enfouie en lui, une étincelle divine qu'il doit travailler à faire jaillir. On ne sait plus que les humains sont fils et filles de Dieu.

Désormais, il faut accepter cette philosophie qui nous apprend que nous aussi, nous sommes les héritiers de notre Père Céleste, que nous deviendrons comme Lui, que nous disposerons de tout Son savoir, de tout Son amour, de toute Sa splendeur, de toute Sa puissance. Voilà comment on s'approche du haut idéal: on se modèle d'après le Seigneur et non d'après la faiblesse, la maladie et la mort; on se modèle d'après un idéal vraiment divin qui habite dans le Ciel et qui, de là-haut, nous sourit, nous protège, nous console et nous envoie tout ce dont nous avons besoin. Si vous ne me comprenez pas aujourd'hui, vous resterez encore longtemps dans vos ennuis, vos soucis, vos tristesses et vos découragements parce que vous vous obstinez à ne pas accepter la meilleure philosophie qui existe, qui a existé, qui existera et que je suis en train de vous transmettre. Analysez-vous, regardez où vous en êtes, ce que vous souhaitez, ce que vous désirez et comment vous envisagez les choses: vous constaterez la différence avec ce que je viens de vous dire et vous vous trouverez quelque part, très loin.

Quoi qu'il arrive vous devez maintenir ce haut idéal. Évidemment, vous direz que la réalité n'est pas fameuse, que vous avez un corps physique qui est faible, malade... Mais ce n'est pas grave, ce n'est qu'une apparence. Vous direz que vous n'avez pas d'argent, que vous êtes malheureux, opprimé, déprimé... Mais ce n'est encore qu'une apparence. Si vous continuez à nourrir votre idéal en vous-même, il vous délivrera de vos tourments et un jour vous vous sentirez un fils de Dieu, vous disposerez de richesses extraordinaires. D'où cela viendra-t-il? D'en haut... Mais vous ne cherchez rien en haut, vous cherchez toujours en bas, et en bas les choses ne sont pas solides, elles se cassent, s'effritent; n'ayez donc pas une confiance absolue en ce qui est en bas.

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Maintenant, voilà, il faut un changement, une transformation radicale et c'est justement pour cela que vous êtes venus ici, au Bonfin. Alors profitez-en. Profitez du soleil, du calme et de la pureté de cette atmosphère et surtout des conférences. Mais après une conférence vous commencez à parler d'autre chose comme si ce que je vous avais dit était inutile et sans intérêt, alors que c'est toute la journée que vous devriez vous arrêter sur ces idées-là, toute la journée, en travaillant, en préparant la nourriture, en vous habillant, en vous lavant que vous devriez vous accrocher à ces idées et vous dire: "C'est le salut! " Mais vous n'agissez pas ainsi et je trouve que vous n'avez pas une méthode de travail efficace, vous ne savez pas travailler en profondeur, c'est toujours l'instinct d'amusement qui l'emporte! Au lieu de prendre le travail au sérieux pour se transformer et devenir ces êtres nouveaux dont le monde entier a besoin, on perd son temps, on ne sait que perdre son temps. Vous êtes ici pour faire un stage, mes chers frères et sœurs, pour faire un travail sur vous-mêmes comme vous n'en avez jamais fait, et si vous vous décidez, vous verrez les résultats!

Ne suivez pas tous ces gens qui ne prennent jamais en considération qu'ils ont une âme et un esprit, qu'il existe un autre monde auquel ils doivent se conformer. Ils font tout pour le corps physique, pour la terre, pour la société -, et c'est vrai que pour tout cela rien ne manque, mais aussi intérieurement rien ne marche! ... Ne suivez pas cette philosophie, mais prenez la philosophie divine que je vous apporte. Ayez un haut idéal sans vous embarrasser de votre misère et de vos faiblesses. Nourrissez cette idée que vous êtes une divinité en puissance, et en travaillant, en apprenant, en priant, en vivant raisonnablement vous dépasserez un jour tous ceux qui se sont incrustés dans des formes prétendues convenables, car ce sont des formes vieilles et caduques qui les empêchent d'évoluer, qui les retiennent là, collés, et ils n'avancent plus. Regardez par exemple ce que fait une femme. Quand elle est jeune, elle se maquille, se soigne, se parfume -, elle apprend à dessiner, à danser, à jouer du piano et tout ce qu'il faut pour séduire un homme. Mais tout cela seulement jusqu'au mariage. Une fois mariée, mon Dieu! pourquoi continuer? Elle est mariée, elle est casée, ça suffit. C'est pourquoi elle commence à grossir, à s'empâter et elle abandonne tout ce qui faisait son charme, sa finesse, sa poésie. Pourquoi? elle devait les conserver! ... Mais non, on ne pense pas ainsi et on s'arrête. Il ne faut pas s'arrêter. Même si vous avez quatre-vingt-dix-neuf ans, vous ne devez pas vous arrêter, parce qu'à ce moment-là ce sont justement les meilleures conditions pour commencer! Jusque-là, on n'avait ni fait, ni appris grand-chose, mais à cet âge, enfin, c'est le moment.

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Voilà comment je pense. Et pourquoi devrais-je être le seul à le penser? Je veux avoir des amis autour de moi et qui pensent comme moi... Vous direz que la solitude me pèse... Non, je préfère ma solitude parce que je ne suis pas seul. Si vous pouviez savoir combien il y a d'êtres avec moi et autour de moi! Si vous étiez clairvoyants, vous seriez tellement étonnés de ce que vous verriez! J'ai intérêt à ce que vous deveniez clairvoyants parce que je sens qu'à ce moment-là, ça ira mieux entre nous, beaucoup mieux. Tant que vous ne voyez pas, tant que vous ne comprenez pas, tant que vous n'avez aucune intuition, je vous assure, quoi que je fasse, rien ne s'arrangera! J'ai vraiment intérêt à ce que vous deveniez clairvoyants; d'ailleurs si vous suivez certaines règles, vous le deviendrez, c'est écrit par l'Intelligence cosmique. L'Intelligence cosmique a tout prévu, elle a même des projets dont vous n'avez aucune idée. Si vous marchez d'après les règles divines, des richesses extraordinaires enfouies depuis des milliers d'années vont se découvrir devant vous, croyez-moi. Mais évidemment, si vous adoptez la philosophie ordinaire et matérialiste, si vous ne pensez qu'à ce qui est proche, facile, tangible, vous ne verrez pas ce qui est très subtil et vous vivrez une vie quelconque, une vie médiocre et limitée.

Mais revenons à nouveau vers le haut idéal, car je sens que vous n'avez pas encore saisi combien il est important pour vous de le former, de l'alimenter, de l'aimer de toute votre force, de toute votre âme, parce qu'il est tout-puissant et qu'il peut vous sauver. Je vous ai souvent donné cette image. Quand un plongeur descend dans la mer pour chercher des perles ou des trésors, il est relié par des câbles et des tuyaux à un bateau où des hommes sont là pour le surveiller, et s'il est en danger, il fait des signes et on le retire ou on lui envoie de l'oxygène... La plupart des gens sont comme des plongeurs égarés dans la mer qui n'ont personne pour leur venir en aide parce qu'ils ne sont pas reliés à un haut idéal et ils sont seuls, abandonnés, prêts à couler. Tandis que ceux qui ont un haut idéal peuvent librement plonger, sortir, replonger, respirer -, ils ne risquent rien parce que leur idéal les soutient et leur fournit des particules encore inconnues. Ce sont des enfants de Dieu qui respirent une atmosphère plus pure.

On peut trouver d'autres comparaisons et je vous ai dit aussi que le haut idéal est comme un transformateur électrique qui modifie la tension d'un courant. Il arrive parfois que des avions passent par des endroits dangereux traversés de courants et de tourbillons que leur radio n'a pas pu détecter, et ils s'abattent sur le sol sans qu'on sache pourquoi. De la même manière l'atmosphère fluidique et psychique dans laquelle nous sommes plongés est traversée de tourbillons d'une puissance inouïe qui provoquent brusquement chez certains des embolies ou des accidents cardiaques de toutes sortes qu'on ne peut expliquer. C'est tout simplement que ces personnes sont tombées dans des trous atmosphériques et elles ont été brisées par des courants qu'elles n'ont pu supporter. Dans cet océan psychique où nous sommes tous plongés, seul le haut idéal, comme un transformateur qui réduit l'intensité d'un courant, peut nous protéger. Mais on ne veut pas avoir ce haut idéal, on est paresseux, on n'aime pas les efforts, on est ébloui par l'apparence des choses, et pourquoi? Parce qu'on doit encore souffrir, tout simplement.

Même si je vous parlais des heures, je ne pourrais épuiser ou expliquer toutes les merveilles que le haut idéal est capable de réaliser en nous-mêmes. Il est comme un sculpteur qui nous modèle et nous façonne, et c'est là le degré supérieur de l'art: arriver à se peindre, à se sculpter, à se façonner soi-même, à écrire son propre livre. J'aime les artistes; l'art est une porte ouverte sur le Ciel, un chemin vers la Divinité, mais malgré cela je trouve qu'il existe encore des degrés supérieurs de l'art. Les artistes créent la beauté mais elle reste en dehors d'eux car ce n'est pas sur leur propre matière qu'ils travaillent. Puisqu'elles sont extérieures à eux, ces œuvres qu'ils ont créées disparaîtront un jour et eux-mêmes, quand ils reviendront à nouveau sur la terre devront recommencer. Tandis qu'un véritable peintre, un véritable sculpteur, un véritable poète travaille sur lui-même et il ne se séparera jamais de tous ses tableaux, de toutes ses statues, de tous ses livres; il les emportera avec lui de l'autre côté et il les ramènera quand il reviendra dans une prochaine vie. C'est cela la véritable évolution.

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Je ne nie pas que les artistes aient laissé des chefs-d'œuvre immortels qui inspirent et font évoluer l'humanité tout entière, mais d'après la Science initiatique, d'après l'Intelligence cosmique qui m'a révélé le but de la création, je pense qu'il ne faut pas s'arrêter là car il existe encore des degrés supérieurs de l'art. J'admire les cathédrales, les symphonies et les statues, mais le véritable idéal, c'est de réaliser toutes ces splendeurs en soi-même, c'est d'être soi-même les tableaux, les statues, la poésie, la musique, la danse... Vous direz: "Mais personne ne profitera de ces chefs-d'œuvre! " Vous vous trompez. Les véritables instructeurs de l'humanité qui se créaient eux-mêmes, qui s'écrivaient eux-mêmes, bouleversaient toute la terre par leur seule présence parce qu'on voyait et entendait à travers eux toutes les couleurs, toutes les formes, tous les poèmes et toutes les musiques du monde. Un être qui se crée lui-même, qui écrit lui-même son propre livre, fait beaucoup plus pour l'humanité que toutes les bibliothèques, tous les musées et tous les chefs-d'oeuvre de l'art parce qu'ils sont morts tandis que lui est vivant! En réalité, tout ce que je vous dis là n'est pas nouveau, Jésus le savait et je suis seulement allé lui demander ce qu'il pensait quand il a dit à ses disciples: "Soyez parfaits comme mon Père Céleste est parfait". C'est tout. Il ne leur a donné ni détails, ni explications, mais moi, il y a très longtemps, je les lui ai demandés. Je lui ai dit: "Mais Seigneur, tu nous demandes trop! Comment se fait-il que tu ne connaisses pas un tout petit peu mieux la nature humaine? Ils sont faibles, les humains, ils sont limités... Comment se fait-il que tu leur aies donné des prescriptions pareilles?... Tu nous demandes de soulever la terre. Nous n'avons pas assez de forces ... " Alors il m'a répondu: "Oui, tu as raison, mais seulement parce que tu regardes le côté terrestre, l'apparence. En apparence, c'est vrai, l'homme est faible, mais moi, j'ai vu tout ce qu'il possède en lui d'éternel et de tout-puissant, c'est-à-dire son esprit qui est sorti de Dieu, qui ne meurt pas, qui est indestructible, et qui est capable de lui donner toute la puissance du Ciel. C'est pourquoi j'ai enseigné aux hommes ce haut idéal. " En entendant cela, j'ai été stupéfait et j'ai compris aussi que tout ce que Jésus n'avait pas expliqué à ses disciples, il peut l'expliquer maintenant à ceux qui le lui demandent.

Aujourd'hui, sans leur donner d'explications psychologiques, scientifiques et philosophiques, on continue à faire ces citations: "Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait." Mais comment peut-on être parfait? On ne peut être parfait comme le Père Céleste si on ne Le prend pas Lui-même comme modèle, comme le centre de sa vie. Les hommes n'arriveront jamais à la perfection du Seigneur parce qu'ils ne L'ont pas pris Lui-même comme le levain qui fait monter la pâte -, ils ont pris on ne sait quoi à côté de vieux, de vermoulu, et ils attendent que ce soit solide. On ne se sert pas d'une paille pour faire un bâton, on ne construit pas sa maison avec de la glace ou de la cire -, il faut trouver des matériaux qui soient solides, qui résistent à tout, c'est cela la vraie science.

La vraie science, c'est de former en soi, dans la profondeur du corps physique, ce corps que l'on appelle le corps de la gloire, le corps de l'immortalité, le corps de la lumière, le corps du Christ, car ce corps est fait d'une matière qui résiste à tout. Pour le former, il faut savoir comment aimer, penser, prier, et se lier au Ciel. Tant qu'on ne réalise pas les conditions, il est impossible d'obtenir de grandes choses.

Essayez de choisir et de former en vous l'idéal le plus haut, le plus sublime: l'idéal du Christ. Comment Jésus est-il devenu le Christ? Posez-lui la question et il vous répondra: "J'ai laissé une trace sur la terre, et cette trace ne peut s'effacer parce que j'ai réalisé le corps de la gloire. J'ai aimé le Seigneur, je L'ai pris comme modèle, et une multitude d'êtres et de forces sont venus à mon aide. Moi, j'ai seulement pensé et aimé, mais je n'étais pas seul , j'ai appelé toutes les créatures de la hiérarchie céleste et pendant que je m'occupais seulement de contempler, d'aimer et de parler au Seigneur, elles sont venues remplacer les particules de mon corps par des particules lumineuses et divines, elles sont venues tout sanctifier en moi. Mon idéal était de ressembler à mon Père Céleste et je suis devenu comme Lui. Maintenant faites comme moi! " Voilà ce que m'a dit Jésus. Et si, vous aussi, vous aimez ce haut idéal, il vous enverra une hiérarchie d'anges qui s'occuperont de vous purifier, de vous transformer et il ne restera même plus une trace de ce que l'hérédité avait accumulé en vous depuis des siècles. Pour devenir comme son Père Céleste, Jésus lui aussi a été obligé d'avoir ce haut idéal, mais ce n'est pas lui qui s'est occupé de remplacer chaque cellule, chaque particule de son corps, car cela aucun homme ne peut le faire. Il y a d'autres entités qui savent remédier à la structure de la matière, et nous devons seulement les inviter. C'est cela notre travail, et elles, elles font l'autre moitié du travail. Que fait le cultivateur? Il sème ; c'est la moitié du travail. Ensuite la pluie, le soleil et d'innombrables entités qui vivent dans l'eau, dans l'air, dans la terre se mettent à travailler sur les graines, et c'est l'autre moitié dont le cultivateur, lui, n'a pas à s'occuper car ce n'est pas son affaire. Son affaire était de semer.

Quand le père a déposé un germe dans le sein de la mère, croyez-vous que c'est elle ensuite qui fabrique tout, que c'est elle qui ajuste les atomes et les molécules pour que naisse un enfant aussi beau et bien-portant? Non, il y en a d'autres qui s'en chargent, des milliers et des milliers d'entités. De la même manière, un Initié sème des graines, déclenche certains processus, les oriente, et ensuite la nature entière et toutes les puissances du cosmos se chargent de faire le reste. Voilà ce que Jésus m'a expliqué.

Et maintenant posez aussi la question à Jésus: "Et notre Maître qui est là sur ce Rocher et qui nous parle, devons-nous l'écouter et le suivre?" Il vous répondra: "Votre Maître est mon serviteur, il a appris beaucoup de choses auprès de moi, il vous les transmet et si vous l'écoutez, vous parcourrez beaucoup plus rapidement le chemin de votre évolution".

Que la lumière et la paix soient avec vous!


 

Omraam Mikhael Aivanhov
Le Bonfin, le 12 Juillet 1970
© Éditions Prosveta

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