Les Paroles de Osho

Osho 009

La Spiritualité...
On pense en général que la spiritualité est une réalisation difficile, mais ce n'est ni une réalisation ni une tâche difficile. La spiritualité est déjà en vous. Il n'y a rien à ajouter ou à retrancher à votre être. Vous êtes aussi parfaits que possible. Vous n'allez pas devenir parfait un jour prochain; vous n'êtes pas obligé de vous livrer à un travail difficile pour devenir vous-même. Ce n'est pas un voyage d'un point à un autre; vous n'allez nulle part. Vous êtes déjà là...

Le Rôle du Maître...

Le maître est une piscine dans laquelle vous pouvez apprendre à nager. Une fois que vous avez appris, tous les océans vous sont ouverts.
Quand quelqu'un s'abandonne à un maître, en réalité il s'abandonne à lui-même. Mais il ne sait pas qui il est, il ne peut donc pas s'abandonner directement à lui-même : il le fait via le maître. Le maître n'est qu'un passage pour venir à vous-même. C'est comme un miroir : vous regardez
dans le miroir et vous voyez votre visage. Vous regardez dans le maître et vous ne trouverez que vous-même et personne d'autre... 

Être un Disciple...

Etre en harmonie avec une personne consciente, c'est être un disciple, un sannyasin. Une personne consciente peut vous aider à vous découvrir vous-même, elle ne vous impose rien ; elle vous déprogramme simplement et vous laisse ouvert, disponible... un état propre, de façon à ce
que vous puissiez écrire y a poser votre propre signature, à ce que vous puissiez écrire votre propre chant, danser votre propre danse. Et la plus grande expérience de la vie, c'est l'expérience de votre Unicité...

À Propos du Maître...

Le maître est une absence. Mais l'absence ne peut être vue que quand êtes également devenu une absence. Seules deux absences se rencontrent. Si vous êtes présent, vous persistez à projeter sur le maître qu'il l'est également. Il s'agit de votre projection, car votre ego ne peut pas voir un non ego.Votre ego ne peut que voir des ego partout...Abandonnez-vous, et soudain vous verrez que le maître n'est pas là. Si vous vous abandonnez en cet instant même, vous verrez que ce fauteuil est vide. L'homme qui vous parle n'est pas là. Cet homme n'est qu'un vide. Mais ce n'est qu'absent que vous serez capable de voir cette absence...

Devenez un Disciple de Dieu lui-même...

Devenez un disciple bien-aimé. Et lorsque je dis devenez un disciple bien-aimé, je ne veux pas dire soyez mon disciple. Mes sannyasins sont mes amis... vous devez être un disciple de l'existence.Vous devez être un disciple du soleil, de la lune, des étoiles, des arbres, de toute cette magnifique existence qui vous environne. Vous devez être un disciple de Dieu lui-même.Le véritable maître ne fait que vous aider à découvrir vos secrets cachés. Et ceci est la clé. Agissez à partir du savoir et vous resterez stupide. Agissez à partir d'un état de non-savoir et vousdeviendrez sage...

Le Maître est à Mi-Chemin...

En choisissant un maître, vous essayez d'atteindre l'invisible.En vous abandonnant à un maître, vous vous abandonnez à votre centre le plus intime.
Le grossier s'abandonne au subtil, le manifesté au non-manifesté, le créé à l'incréé, le temps s'abandonne à l'éternité...C'est un grand pas... Dieu est invisible. Il est partout mais pourtant intangible ; nous ne pouvons le toucher. Aussi devez-vous trouver un maître que vous puissiez toucher, que vous puissiez sentir.
Le maître est à mi-chemin : le maître est tout comme vous et pourtant pas comme vous. Le maître est quelqu'un qui a vu Dieu.Le sannyas signifie se rapprocher du maître afin que vous puissiez voir à travers ses yeux. C'est entrer en harmonie avec le maître, c'est unir et fondre votre énergie avec lui. C'est tenir sa main afin qu'il puisse vous conduire dans l'inconnu où vous n'avez jamais été. Une fois que vous y êtes entré, peu à peu le maître n'est plus nécessaire...

Il n'y a pas de Sauveur...
Il n'y a pas de sauveur. Personne ne peut vous sauver si ce n'est vous-même. Je peux vous aider je ne peux vous sauver. Je peux vous indiquer le chemin, mais je ne peux pas marcher à votre place ; vous devrez marcher vous-même. Le sannyas est un geste de votre part, indiquant que vous êtes prêt à m'écouter. Vous donner sannyas est un geste de ma part, indiquant que je suisprêt à indiquer le chemin...

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Accepter un Disciple n'est pas une tâche facile...
Accepter un disciple n'est pas une tâche facile, car c'est accepter une masse de problèmes. Un disciple n'est pas que douceur. S'il l'était, pourquoi serait-il disciple ? Il porte en lui beaucoup d'amertume ; il la projettera sur le maître. Le maître deviendra un écran et vous projetterez sur lui toutes sortes de choses aussi bien des bonnes que des mauvaises. Parfois, ce sera une grande expérience et vous monterez sur des sommets, et parfois vous tomberez dans des vallées de négativité. Mais c'est naturel, cela n'a rien de condamnable...Lorsqu'un jour vous venez et que vous abandonnez tous vos états d'âme... et souvenez-vous, les états d'âme positifs aussi doivent être abandonnés...Qu'est-ce que les gens s'obstinent à faire ? Ils s'obstinent à considérer que le positif est bon, c'est si agréable qu'ils s'y accrochent, et que le négatif est amer, donc ils n'en veulent pas. Mais c'est làtout le problème de la vie. Ce n'est pas seulement avec un maître, c'est partout : vous ne choisissez qu'une moitié...Si vous choisissez d'une manière ou d'une autre, vous devez choisir les deux. Sinon, ne choisissez pas. Alors les deux disparaissent. Ou les deux sont ensemble ou elles disparaissent toutes deux,mais vous ne pouvez les diviser.
Peu à peu, vous comprendrez la situation : au début un disciple vient par amour, puis un jour, la roue tourne et il déteste, il est furieux, il proteste et il résiste.
Finalement, vous prenez conscience que vous ne pouvez-vous relier par amour, sinon la haine aussi est fatalement là. Alors le disciple abandonne les deux. Alors, il n'y a rien entre le disciple et le maître – pas même l'amour, car même l'amour est une distraction. Le disciple est simplement là, présent, sans attente, sans désir. C'est d'une grande beauté...

En ce qui me concerne, vous êtes arrivé...
En ce qui me concerne, vous êtes arrivé, mais en ce qui vous concerne, cela doit encore devenir une réalité. Pour moi c'est arrivé je peux voir à travers, jusqu'au fond  mais cela peut prendre un certain pour réaliser la vérité : vous êtes arrivé, ici est votre foyer, la quête est achevée, ce n'est plus la peine de chercher, désormais vous pouvez vous détendre, vous pouvez célébrer, dès cet instant la vie ne va plus être un travail, mais un jeu, vous n'avez plus besoin de penser en termes de buts, tout ce qui est donné est plus que nécessaire, vous pouvez laisser tomber les tensions et les inquiétudes. Et vous avez vécu assez longtemps avec elles il est temps et vous êtes mûr. Mais cela vous prendra encore un peu de temps pour reconnaître la vérité...

Ce n'est pas ce que je dis qui va vous aider...
Ce n'est pas ce que je dis que va vous aider ; c'est ce que je suis. Ce ne sont pas mes paroles qui pourront vous libérer. Les mots créent toujours de nouveaux esclavages, car le mental les réduits immédiatement à un savoir. Même si les mots viennent d'un homme de silence, dès que le mental s'en empare, il les tue. Il les réduit à un savoir mort, il les accumule comme un trésor.Seul l'être peut pénétrer l'être... seul le coeur peut avoir un dialogue avec le coeur, et ce dialogue n'est pas un dialogue de mots mais de silence, d'amour, de prière...

Le sannyas ce n'est pas s'abandonner à moi...

Le sannyas ce n'est pas s'abandonner à moi, ce n'est pas s'abandonner à quiconque en particulier,c'est simplement s'abandonner au tout, à cette existence vaste et infinie. Dès l'instant où vous vous dissolvez en elle, la vie devient une pure joie.

Seul un pseudo-maître vous donne des consolations...
L'homme est de l'or qui doit encore être purifié par le feu. Et tant qu'il n'est pas purifié, une profonde aspiration, une faim et une soif intenses subsistent dans son âme, car il ne peut se sentir chez lui tant qu'il n'a pas découvert sa vraie nature.L'or représente simplement notre vraie nature, notre nature la plus haute  c'est un symbole. Il s'y mélange beaucoup de boue ; même si l'or est caché dans la boue, il reste de l'or. Mais le désir de se débarrasser de tout ce qui est étranger, de tout ce qui n'est pas notre véritable essence, est naturel. Mais pour se débarrasser de l'irréel, il faut traverser de nombreuses douleurs, des douleurs de croissance. C'est pourquoi j'emploie le mot feu...

Seul un pseudo-maître vous donne des consolations 

Le véritable maître vous donne un feu. Seul le pseudo-maître vous donne quelque chose des connaissances, la sagesse, l'illumination. Le
véritable maître sait que rien ne peut vous être donné car tout ce dont vous avez besoin est là dès le début. C'est caché derrière un amas de détritus ; ces détritus doivent être enlevés. Mais vous les avez chéris pendant très longtemps, vous les avez préservés comme un trésor, aussi lorsqu'ils sont
enlevés, cela fait mal, cela laisse des blessures....

Le maître n'est qu'une excuse...

Le maître n'est qu'une excuse. Vous vous abandonnez au maître parce que vous n'êtes pas capable de communiquer directement avec un univers si vaste. Vous avez besoin d'une petite fenêtre à travers laquelle regarder le ciel. Le vaste ciel est effrayant, il fait peur, mais une fois que vous avez regardé par la fenêtre, le mouvement des étoiles vous emmènera dans un voyage éternel.Le maître n'est qu'une fenêtre, une fenêtre sur Dieu.C'est comme lorsque vous apprenez à nager : vous allez d'abord en eau peu profonde, très près du bord. Mais une fois que vous avez appris à nager vous vous aventurez de plus en plus vers les profondeurs.Le maître est simplement le bord de l'eau, la rive où sans aucune peur, vous pouvez apprendre l'art fondamental de l'abandon  et alors le voyage commence...Le sannyas signifie s'abandonner  au début au maître, puis, à travers le maître, au tout. La rivière doit atteindre l'océan. Ce n'est que lorsqu'elle disparaît dans l'océan et qu'elle perd son identité que la rivière arrive chez elle.Ce n'est que dans l'abandon que vous saurez qui vous êtes ; sinon les gens persistent à croire en leur ego. S'abandonner signifie abandonner l'ego, le pseudo-soi. Et lorsque le faux est abandonné,le réel émerge à la surface. Pour découvrir le réel, l'abandon est le processus essentiel, l'abandon de tout ce qui est faux. Et l'ego est ce qu'il y a de plus faux dans l'existence. C'est la chose la plus illusoire...


L'abandon...

De toutes les relations qui sont possibles sur cette terre, la relation entre maître et disciple est la seule où se produit un abandon volontaire, où vous n'êtes pas dominé, où vous avez cessé de lutter de votre plein gré. Par amour, par confiance, vous avez cessé de vous défendre. Par amour,par confiance, vous avez vu que l'autre n'est pas l'ennemi, ce n'est donc pas la peine de se battre,et lorsque la lutte disparaît, l'énergie qui l'alimentait se libère, et cette énergie est un aliment et une nourriture pour l'âme...Lorsque vous vous abandonné à quelqu'un qui n'est personne, il ne peut vous emprisonner, et le danger même que votre ego devienne votre propre emprisonnement disparaît.Lorsque vous vous abandonnez à moi, ce n'est pas vraiment à moi que vous vous abandonnez, car
je ne suis pas là. Et je ne me réjouis nullement de votre abandon. Que vous vous abandonniez ou non ne fait pour moi aucune différence. En fait, lorsque vous vous abandonnez à moi, vous vous abandonnez vous-même vous ne vous abandonnez pas à moi. Je ne suis qu'un moyen, une excuse...Bouddha appelait de telles choses des stratagèmes, upaya. Ce n'est qu'un upaya, un stratagèmenbpour ceux qui ne peuvent se débarrasser de leur ego à moins qu'ils ne trouvent quelqu'un aux pieds duquel le déposer. Je vous offre mes pieds. Mais à l'intérieur, il n'y a personne...

Le guide est en vous...

Le guide n'est pas à l'extérieur, le guide est en vous. On doit entrer plus profondément dans son être pour trouver Dieu et le guide. Une fois qu'on a trouvé le guide intérieur, il n'y a plus d'erreurs,il n'y a plus de regrets, pas de culpabilité. Il n'est plus question d'agir bien ou mal ; tout ce qu'on fait est bien. Ce n'est pas non plus une question de moralité ; notre être même est bon et tout ce qui vient de lui est bon. On marche dans la lumière et on marche légèrement. Car le poids de la tête n'est plus là. Et lorsqu'on marche dans la lumière et qu'on marche légèrement, la vie devient rire, amour, joie.Tant que le guide intérieur n'est pas trouvé, un maître est nécessaire. Une fois que le guide est trouvé, vous avez trouvé le maître en vous-même. Le maître est là simplement pour vous dire ce qui est déjà dit par votre coeur, mais comme vous ne pouvez l'entendre, cela doit être dit de l'extérieur, car nous pouvons plus facilement écouter ce qui vient de l'extérieur que ce qui vient de l'intérieurLe maître extérieur n'est qu'une représentation du maître intérieur. Aussi le guide intérieur et le
maître extérieur ne sont pas deux phénomènes ; ils parlent le même langage. S'abandonner au maître est en réalité s'abandonner à votre propre guide intérieur, car le maître extérieur ne fonctionne que comme un écho, comme un miroir : il vous reflète. Il clarifie les choses qui ne sont pas claires, c'est tout. Il dit simplement à haute voix ce que votre coeur dit silencieusement. Il amplifie la petite voix tranquille...

L'abandon n'est pas une dépendance...
L'abandon n'est en rien une dépendance. L'abandon vous rend plus indépendant que quoi que ce soit d'autre. L'abandon ne vous enlève pas votre soi – il vous enlève simplement votre ego. Et ce sont des choses totalement différentes. Lorsque l'ego est abandonné, vous devenez vraiment pour la première fois un individu. L'ego n'était qu'une pseudo-individualité, une prétention, une contrefaçon ; il n'était pas la réalité. Dans l'abandon vous laissez tomber la contrefaçon pour devenir ce que vous êtes réellement. Ce n'est pas du tout une dépendance.Et lorsque vous vous abandonnez à moi, en réalité vous ne vous abandonnez à personne, car il n'y a personne. Vous vous abandonnez à une vacuité  à un grand rien. Vous pouvez me regarder... Je
ne suis qu'une porte, un grand passage à traverser... Je ne suis qu'un vide. Vous pouvez passer à travers moi, via moi, et parvenir à votre propre être. Je ne suis pas un obstacle...

Allez vers un maître vivant...
La vérité ne peut pas durer longtemps ; elle vient puis elle disparaît...Les gens sont à tel point plongés dans leur mensonge que la vérité n'y reste pas longtemps.Quand un Bouddha marche sur la terre, la vérité y marche pendant quelques temps. Quand le Bouddha s'en va, la vérité disparaît également. Il ne reste que des empreintes et vous persistez à les vénérer. Les empreintes ne sont pas le Bouddha, et les mots qu'il prononce ne sont pas de simples mots, ils ne signifient plus rien. C'est le Bouddha qui se trouvait derrière qui leur donnait un sens. Vous pouvez répéter exactement les mêmes mots, mais ils ne signifieront plus la même chose, car ce n'est plus la même personne qui se trouve derrière.Une fois que je serais parti d'ici, cette communauté ne sera plus aussi joyeuse, ce n'est pas possible. C'est tout simplement naturel. Les mots resteront, les gens les répéteront et ils essayeront de les suivre religieusement, mais ce sera un effort. Actuellement, il n'y a pas d'effort.Vous coulez simplement avec moi. Actuellement, c'est spontané, c'est une histoire d'amour. Puis
cela deviendra une sorte de devoir à accomplir. Vous sentirez une obligation.Vous vous souviendrez de moi. Vous voudrez vivre de la même manière, mais il manquera quelque chose de vital il manquera la vie. Quand un maître s'en va, il ne reste que le cadavre de son enseignement.Aussi recherchez toujours un maître vivant. Un maître mort n'est d'aucune utilité  quand un maître est mort, l'enseignement est mort. Recherchez toujours un maître vivant. Mais c'est très difficile, parce que l'esprit humain est très lent. Quand vous réalisez que quelqu'un est un maître,il n'est plus là. Voilà la difficulté. Quand vous réalisez que Jésus est un maître, Jésus n'est plus là.Alors il ne reste que les chrétiens, il ne reste que des églises, il reste le Pape, le prêtre, et ils s'emparent de vous....
Quand une tradition s'installe, quand une religion n'est plus révolutionnaire, vous commencez à l'interpréter à votre façon. Vous ne vous souciez plus de ce que Bouddha voulait dire ; vous vous mettez à lire vos propres pensées dans les affirmations de Bouddha. Vous ne vous souciez plus de ce que dit Krishna, vous lisez dans la Gita ce que vous voulez bien y lire. Alors, la perversion s'installe.C'est pourquoi j'insiste continuellement : si vous pouvez trouver un maître vivant, restez avec lui car on ne peut pas le déformer. Vous essayerez ! Mais vous n'y arriverez pas, car un maître vivant peut vous empêcher de déformer son message...

Tous les Maîtres mentent...

Tous les Bouddhas ont menti. Ils devaient le faire, parce qu'ils sont remplis de compassion. Et aucun Bouddha ne peut dire la vérité absolue, car à qui l'a dirait-il ? Cela ne peut être dit qu'à un autre Bouddha, mais un autre Bouddha n'en a pas besoin.Avec des mensonges, peu à peu un maître vous conduit vers la lumière. Il prend votre main, pas à pas, il vous aide à vous approcher de la lumière. La vérité toute entière serait trop. Vous seriez simplement choqués, ébranlés. Vous ne pouvez pas contenir la vérité toute entière ; ce serait destructeur. Ce n'est qu'à travers des mensonges qu'on peut vous conduire à la porte du temple,et ce n'est qu'à la porte que la vérité toute entière peut vous être révélée. Mais alors vous comprendrez. Vous comprendrez le pourquoi des mensonges. Non seulement vous le comprendrez, mais vous en éprouverez de la gratitude...

Les paroles d'un Maître...

Ces paroles sont là pour vous provoquer, pour vous inviter à un voyage de silence sans mots. Je suis comme Carlyle, dont on dit qu'il a écrit 50 volumes sur la valeur du silence. Le silence est si vaste ; même cinquante volumes ne lui rendront pas justice.Même avec cinq milles volumes, rien n'aura été dit. Le silence est si vaste.Pouvez-vous peindre le ciel ? Oui, vous pouvez le peindre, mais ce n'en sera qu'une très, très petite partie. Vous pouvez continuer de peindre indéfiniment, mais vous ne pourrez pas terminer le ciel, car pour le terminer, il vous faudrait une toile aussi vaste que le ciel lui-même ce n'est pas possible. Où la mettriez-vous ? Vous auriez besoin d'un autre ciel, et il n'y en a pas. C'est pareil avec la vérité : aucun mot ne peut la contenir. Mais les mots sont la seule communication qui reste entre les hommes. Le maître doit donc utiliser des mots, mais il doit constamment vous rappeler que les mots sont insignifiants...

La fonction des Maîtres...
Un soudain coup de tonnerre... Chaque jour, chaque matin, je crie après vous. De toutes sortes de façons, avec des mots différents, je n'arrête pas de marteler votre tête. Mais souvenez-vous en :ce que je dis, ce n'est pas ce que je veux vous dire. Ce que je dis n'a rien à voir avec la vérité, car la vérité ne peut être dite. Ce que je dis n'est rien d'autre qu'un martèlement.Si vous vous réveillez, vous verrez la vérité. Mon seul but est de créer une opportunité. Je vous secoue durement  et si vous le permettez, si vous ne résistez pas, si vous coopérez avec moi, si vous êtes prêt à aller avec moi, si vous pouvez faire confiance, si vous êtes courageux, alors soudain, mes paroles peuvent devenir un coup de tonnerre. La vie s'écoule... et à chaque instant... vous passez à côté. Assez, c'est assez ! Il y a longtemps que vous passez à côté ; maintenant c'est devenu une habitude. Il vous faudra casser cette habitude.La seule façon de profiter de moi, la seule façon d'être béni par moi et par ma présence, c'est de prendre votre courage à deux mains. Sortez de vos tombes ! Il n'y a que votre périphérie qui soit
morte  vous ne pouvez jamais être mort. Tout au fond, la vie est éternelle. Sortez de là !Dépêchez-vous !C'est là l'effort de tous les maîtres : créer un soudain coup de tonnerre afin que ceux qui sont profondément endormis puissent se réveiller. Permettez-moi de vous tirer de votre sommeil. Ne persistez pas à croire que vous comprenez. Vous ne comprenez pas. Votre savoir est une manière d'ignorer la vérité. Laissez tomber l'ignorance  et on ne peut pas laisser tomber l'ignorance en accumulant davantage de savoir. Vous ne pouvez laisser tomber l'ignorance qu'en laissant tomberle savoir que vous avez déjà accumulé.Le savoir est la barrière de la Connaissance. Quand on a laissé tomber le savoir, la Connaissance fleurit...

Je vous en prie, conduisez-moi à la Sagesse...

Ce n'est pas possible. Si quelqu'un d'autre vous y conduit, ce sera du savoir. De nouveau, vous serez pris au piège du savoir. Personne ne peut vous conduire à la sagesse car l'autre sera la cause du savoir. Vous seul pouvez être la cause de votre propre sagesse. Alors vous pouvez vous demander : « Que faites-vous donc ici ? » Je ne vous conduis pas à la sagesse. Je ne puis faire qu'une chose, une chose négative : j'essaie de détruire votre savoir. Je ne fais qu'enlever l'obstacle, la barrière ; je ne fais que déplacer le roc de votre chemin, c'est tout. Et ce roc est le savoir. Une fois le roc enlevé, vous commencerez à couler. La source est là, bloquée par le roc.Votre sagesse est avec vous ; c'est votre énergie de vie, c'est votre vitalité, c'est votre élan. Elle est là lorsque vous deviendrez assez audacieux pour abandonner le savoir, assez audacieux pour être innocent, pour être ignorant ; lorsque vous pourrez dire, « Je ne sais pas » ; lorsque vous aurez rassemblé le courage de déclarer, « Je ne sais pas et tout ce que je sais n'est qu'illusion, tout mon savoir est emprunté, fallacieux, vide » – à l'instant où vous aurez laissé tomber votre savoir,la sagesse naîtra.Je ne puis vous conduire à la sagesse. La sagesse naîtra en vous, elle jaillira dans votre être. Il suffit de laisser tomber le rocher que vous portez  et ce rocher est le savoir...Le maître ne peut être que négatif ; le maître ne peut rien vous donner de positif. Et évitez celuiqui vous dit qu'il veut vous donner quelque chose de positif. Evitez-le... Le maître n'est qu'une aide pour enlever la barrière. Le maître est la via négative, il est la voie de la négation. Il ne fait qu'enlever. Il dit, « Ceci n'est pas vrai, ceci n'est pas vrai, ceci n'est pas vrai  il élimine sans cesse. Un jour soudainement, il a enlevé tous vos soutiens : vous vous effondrez, vous vous effondrez dans la sagesse... La sagesse est votre nature la plus intime. Elle ne peut vous être donnée....

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