Réincarnation

Documentaire instructif et enrichissant entier en français sur la Réincarnation...
La réincarnation, est une croyance selon laquelle un certain principe immatériel et individuel (« âme », « substance vitale », « conscience individuelle », « énergie », voire « esprit ») accomplit des passages de vies successives dans différents corps (humains, animaux ou végétaux). Selon cette croyance, à la mort du corps physique, l'âme quitte ce dernier pour habiter, après une nouvelle naissance, un autre corps. Elle a été assimilée tour à tour à la transmigration des âmes, aux concepts de métempsycose, palingénésie, et à l'Éternel retour...

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Peu de gens croient en la réincarnation, même si elle est aux fondements de plusieurs spiritualités ancestrales. La réincarnation suppose que lorsque le corps s’éteint, l’âme renaît dans un autre corps, humain ou animal. Une autre théorie stipule que l’âme continuerait de se réincarner et de vivre de nouvelles vies jusqu’à ce qu’elle accomplisse sa mission, un peu comme une punition karmique ...Voici 10 signes qui montrent que vous avez été réincarné au moins une fois dans votre vie :  Vous éprouvez souvent un sentiment de  déjà vu...

Le premier signe qui prouve que vous avez vécu une vie antérieure est le sentiment de « déjà vu », cette sensation d’avoir déjà vu un endroit jusqu’alors inconnu, d’avoir déjà vu une personne que vous ne connaissez pas ou d’avoir déjà vécu une situation présente ! Vous faites des rêves ou des cauchemars récurrents...

Si avez déjà eu recours à l’interprétation des rêves, vous savez que les décrypter peut aider à comprendre et à découvrir des choses sur la vie présente. Cependant, si vous faites un rêve récurrent où vous évoluez dans une vie différente, cela signifie que votre esprit se trouve dans votre vie antérieure. Essayer d’écrire votre rêve pourrait vous aider à faire une régression dans votre ancienne vie et comprendre ce que cela signifie. Vous êtes extrêmement intuitif...
Les personnes intuitives ont tendance à pressentir ce qui va arriver. Ces personnes à forte intuition seraient de vieilles âmes et auraient vécu de nombreuses vies. Vous avez des phobies étranges...

Vous avez une phobie étrange pour quelque chose que vous n’avez jamais expérimenté ? Cela pourrait renvoyer à une peur éprouvée dans une vie antérieure. Par exemple, vous avez toujours peur de vous noyer même si vous êtes un excellent nageur. Vous ressentez les sentiments des autres...
Les gens qui ont été réincarnés, une ou plusieurs fois, sont souvent plus empathiques. Vous êtes vite contrarié lorsque les gens autour de vous sont bouleversés, vous oubliez facilement la déprime lorsque vous êtes avec des gens de bonne humeur… Vous vous sentez très lié à certaines personnes...

Dans votre vie, vous êtes très lié à certaines personnes même si elles ne font pas partie de votre famille. Dans la théorie de la réincarnation, on pense qu’on a de nombreuses âmes sœurs, des âmes avec lesquelles on voyage dans différentes vies. On pense aussi que les âmes sœurs se reconnaissent mutuellement dans chaque vie et se rapprochent. Vous êtes attiré par certaines choses sans explication...

Vous êtes attiré par une culture qui ne fait pas partie de votre héritage actuel ? Cela peut être un signe de vie antérieure. Si vous êtes fasciné par une statue égyptienne, par exemple, cela pourrait indiquer que dans une vie antérieure, vous étiez d’origine égyptienne ! Votre connaissance est supérieure...

Un autre signe de la réincarnation est la capacité de voir le futur ou le passé. Les choses du passé que vous voyez pourraient faire partie de votre propre vie antérieure. Cela peut être démontré grâce à l’hypnothérapie. Vous voyez ou entendez des choses qui ne sont pas réelles...

Si vous avez été réincarné plusieurs fois, il peut vous arriver d’apercevoir ou d’entendre des choses provenant de vos anciennes vies : voir une ombre, entendre des voix ou des conversations… Vous ne vous sentez pas à votre place...

Si vous avez déjà été réincarné, vous pouvez vous sentir mal à l’aise dans certains endroits et avoir souvent envie d’être ailleurs. La ville où vous vivez est peut-être différente de la ville où vous avez toujours vécu dans votre ancienne vie. Vous pouvez aussi trouver que votre maison n’est pas bien située, qu’elle est trop grande ou trop petite… Tous ces signes peuvent rappeler une vie antérieure.
Source...http://www.santenaturelle.org/10-signes-qui-montrent-que-vous-avez-ete-reincarne-au-moins-une-fois/


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 Extrait du Film: Nosso Lar /Notre Demeure http://www.filmsdocumentaires.com/films/3551-nosso-lar-notre-demeure

Chico Xavier est le medium qui à ecrit le livre "Nosso Lar" dicté par André Luiz...le film Notre Demeure... Ce film décrit l'histoire du médium Chico Xavier qui vécut jusqu'à l'âge de 92 ans. C'est une vie de médium spirite, que vous découvrirez, entièrement dévouée à son prochain bénévolement.Basé sur le livre « La vie de Chico Xavier » du journaliste Marcel Souto Maior, ce film décrit l'histoire du médium Chico Xavier qui vécut jusqu'à l'âge de 92 ans. C'est une vie de médium spirite, que vous découvrirez, entièrement dévouée à son prochain bénévolement. C'est aussi une vie de luttes avec une production médiumnique impressionnante, plus de 400 ouvrages psychographiés sous l'influence des Esprits vendus à plus de 30 millions d'exemplaires. Il a fait don de tous les droits à des organismes de bienfaisance. "Je n'ai rien écrit. Ils, les esprits, ils ont écrit" répéta-t-il sans cesse.
Francisco Cándido Xavier fut le médium brésilien le plus célèbre et le plus prolifique du XXe siècle. Il popularisa grandement la doctrine spirite au Brésil. En 1981, le Brésil proposa officiellement Chico Xavier comme candidat au Prix Nobel de la paix.

Le récit qui commence par Nosso Lar est constitué en tout par treize ouvrages chronologiques. Tous ont été traduits en français :
1.Nosso Lar, la vie dans le monde spirituel
2.Les Messagers
3.Missionnaires de la Lumière
4.Ouvriers de la vie éternelle
5.Dans le monde supérieur
6.Libération
7.Entre la Terre et le Ciel
8.Dans les domaines de la médiumnité
9.Action et réaction
10.Évolution entre deux mondes
11.Mécanismes de la médiumnité
12.Sexe et destin
13.Et la vie continue...  

FILM Chico Xavier /La vie du Médium 

Basé sur le livre « La vie de Chico Xavier » du journaliste Marcel Souto Maior, ce film décrit l'histoire du médium Chico Xavier qui vécut jusqu'à l'âge de 92 ans. C'est une vie de médium spirite, que vous découvrirez, entièrement dévouée à son prochain bénévolement. C'est aussi une vie de luttes avec une production médiumnique impressionnante, plus de 400 ouvrages psychographiés sous l'influence des Esprits vendus à plus de 30 millions d'exemplaires. Il a fait don de tous les droits à des organismes de bienfaisance. "Je n'ai rien écrit. Ils, les esprits, ils ont écrit" répéta-t-il sans cesse.Francisco Cándido Xavier fut le médium brésilien le plus célèbre et le plus prolifique du XXe siècle. Il popularisa grandement la doctrine spirite au Brésil. En 1981, le Brésil proposa officiellement Chico Xavier comme candidat au Prix Nobel de la paix...NAMASTÉ

  

Film ...Les Mères /Chico Xavier

Synopsis: "Les Mères de Chico Xavier" est basé sur des faits réels et raconte l'histoire de trois mères, qui vivent à différents moments de leur vie et elles voient leur réalité changer soudainement: Ruth (Via Negromonte), dont le jeune fils est en difficulté avec la drogue, Elisa (Vanessa Gerbelli), tente de surmonter l'absence du mari à la maison, se consacrant entièrement à son fils, le petit Théo (Gabriel Bridges) et Lara (Taina Muller), une enseignante qui est confrontée au dilemme d'une grossesse imprévue. Leurs histoires se croisent. Quand ils se rencontrent et reçoivent réconfort et espoir de vie à travers le contact avec Chico Xavier. scénario de Glauber et Emmanuel Nogueira Filho, inspiré par le livre "Derrière le voile d'Isis", le journaliste et écrivain Marcel Souto Maior (également auteur de "La vie de Chico Xavier...

 

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LES VIES SUCCESSIVES. - LES ENFANTS PRODIGES ET L'HEREDITE.

On peut considérer certaines manifestations précoces du génie comme autant de preuves des préexistences, en ce sens qu'elles sont une révélation des travaux accomplis par l'âme en d'autres cycles antérieurs.

Les phénomènes de ce genre dont parle l'Histoire ne peuvent pas être des faits sans lien, sans attache avec le passé, se produisant au hasard, dans le vide des temps et de l'espace. Ils démontrent, au contraire, que le principe organisateur de la vie en nous est un être qui arrive en ce monde avec tout un passé de travail et d'évolution, résultat d'un plan tracé et d'un but poursuivi au cours de ses existences successives.

Chaque incarnation trouve dans l'âme qui réédite sa vie une culture particulière, des aptitudes, des acquisitions mentales qui expliquent sa facilité de travail et sa puissance d'assimilation. C'est pourquoi Platon disait : «Apprendre, c'est se ressouvenir !»

La loi de l'hérédité vient souvent entraver, dans une certaine mesure, ces manifestations de l'individualité, car l'esprit ne façonne son enveloppe qu'au moyen des éléments mis à sa disposition par cette hérédité. Cependant, en dépit des difficultés matérielles, on voit se produire chez certains êtres, dès l'âge le plus tendre, des facultés tellement supérieures et sans aucun rapport avec celles de leurs ascendants, qu'on ne peut, malgré toutes les subtilités de la casuistique matérialiste, les rattacher à aucune cause immédiate et connue.

On a souvent cité le cas de Mozart, exécutant une sonate sur le piano à 4 ans et, à 8 ans, composant un opéra. Paganini et Térésa Milanollo, tout enfants, jouaient du violon de façon merveilleuse. Liszt, Beethoven, Rubinstein se faisaient applaudir à 10 ans. Michel-Ange, Salvator Rosa se révélèrent tout à coup avec des talents improvisés. Pascal, à 12 ans, découvrit la géométrie plane, et Rembrandt, avant de savoir lire, dessinait comme un grand maître1.

Napoléon se fit remarquer par son aptitude prématurée pour la guerre. Dès sa première jeunesse, il ne jouait pas au petit soldat comme les enfants de son âge, mais avec une méthode extraordinaire, qu'il semblait puiser en lui-même.

Le seizième siècle nous a laissé le souvenir d'un prodigieux polyglotte, Jacques Chrichton, que Scaliger dénommait un «génie monstrueux». Il était Ecossais et, à 15 ans, discutait en latin, en grec, en hébreu, en arabe sur n'importe quelle question. Dès 14 ans, il avait conquis le grade de maître.

Henri de Heinecken, né à Lübeck en 1721, parla presque en naissant. A 2 ans, il savait trois langues. Il apprit à écrire en quelques jours et s'exerça bientôt à prononcer de petits discours. A 2 ans et demi, il subit un examen sur la géographie et l'histoire, ancienne et moderne. Il ne vivait que du lait de sa nourrice ; on voulut le sevrer, il dépérit et s'éteignit à Lübeck le 27 juin 1725, dans le cours de sa cinquième année, en affirmant ses espérances en l'autre vie. «Il était, disent les Mémoires de Trévoux, délicat, infirme, souvent malade.» Ce jeune phénomène eut la pleine conscience de sa fin prochaine. Il en parlait avec une sérénité au moins aussi admirable que sa science prématurée, et il voulut consoler ses parents en leur adressant des encouragements tirés de leurs communes croyances.

L'histoire des derniers siècles signale un grand nombre de ces enfants prodiges.

Le jeune Van de Kerkhove, de Bruges, mourut à 10 ans et 11 mois, le 12 août 1873, en laissant 350 petits tableaux de maître, dont quelques-uns, dit Adolphe Siret, membre de l'Académie royale des sciences, lettres et beaux arts de Belgique, «auraient pu être signés des noms de Diaz, Salvator Rosa, Corot, Van Goyen, etc.».

Un autre enfant, William Hamilton, étudiait l'hébreu à 3 ans, et, à 7 ans, il possédait des connaissances plus étendues que la plupart des candidats à l'agrégation. «Je le vois encore, disait un de ses parents, répondre à une question de mathématique ardue, puis s'éloigner en trottinant, traînant après lui sa petite charrette.» A 13 ans, il connaissait douze langues. A 18 ans, il étonnait tous les gens de son entourage, au point qu'un astronome irlandais disait de lui : «Je ne dis pas qu'il sera, mais qu'il est déjà le premier mathématicien de son temps.»

En ce moment, l'Italie s'honore de posséder un linguiste phénoménal, M. Trombetti, qui surpasse de beaucoup ses anciens compatriotes, le célèbre Pic de la Mirandole et le prodigieux Mezzofanti, ce cardinal qui discourait en soixante-dix langues.

Trombetti est né d'une famille de Bolonais pauvres et complètement ignorants. Il apprit, tout seul, à l'école primaire, le français et l'allemand et, au bout de deux mois, il lisait Voltaire et Goethe. Il apprit l'arabe rien qu'en lisant une vie d'Abd-el-Kader dans cette langue. Un Persan, de passage à Bologne, lui enseigna sa langue en quelques semaines. A 12 ans, il apprit seul et simultanément le latin, le grec et l'hébreu. Depuis il a étudié presque toutes les langues vivantes ou mortes ; ses amis assurent qu'il connaît aujourd'hui environ trois cents dialectes orientaux. Le roi d'Italie l'a nommé professeur de philologie à l'Université de Bologne.

Au Congrès international de psychologie de Paris, en 1900, M. Ch. Richet, de l'Académie de médecine, présenta en assemblée générale, toutes sections réunies, un enfant espagnol de 3 ans et demi, nommé Pepito Arriola, qui jouait et improvisait sur le piano des airs variés, très riches comme sonorité. Nous reproduisons la communication faite par M. Ch. Richet aux congressistes, à la séance du 21 août 1900, au sujet de cet enfant, avant l'audition musicale2 :

Voici ce que raconte sa mère sur la manière dont, pour la première fois, elle s'aperçut des dons musicaux extraordinaires du jeune Pepito. - «L'enfant avait à peu près deux ans et demi lorsque je découvris pour la première fois, et par hasard, ses aptitudes musicales. A cette époque, un musicien de mes amis m'adressa une sienne composition, et je me mis à la jouer au piano assez fréquemment ; il est probable que l'enfant y faisait attention ; mais je ne m'en aperçus pas. Or, un matin, j'entends jouer dans une chambre voisine ce même air, mais avec tant d'autorité et de justesse, que je voulus savoir qui se permettait de jouer ainsi du piano chez moi. J'entrai dans le salon, et je vis mon petit garçon qui était seul et jouait cet air. Il était assis sur un siège élevé, où il s'était mis tout seul, et, en me voyant, il se mit à rire et me dit : «Coco, mama.» Je crus qu'il y avait là un miracle véritable.» - A partir de ce moment, le petit Pepito se mit à jouer, sans que sa mère lui donnât de leçons, tantôt les airs qu'elle jouait elle-même devant lui au piano, tantôt des airs qu'il inventait.

Bientôt il fut assez habile pour pouvoir, le 4 décembre 1899, c'est-à-dire n'ayant pas encore 3 ans, jouer devant un assez nombreux auditoire de critiques et de musiciens ; le 26 décembre, c'est-à-dire âgé de 3 ans et 12 jours, il joua au Palais Royal de Madrid, devant le roi et la reine-mère, six compositions musicales de son invention, qui ont été notées.

Il ne sait pas lire, qu'il s'agisse de musique ou d'alphabet. Il n'a pas de talent spécial pour le dessin ; mais il s'amuse parfois à écrire des airs musicaux. Bien entendu, cette écriture n'a aucun sens. Mais il est assez amusant de le voir prendre un petit papier, faire en tête du papier un griffonnage (qui signifie, paraît-il, la nature du morceau, sonate, ou habanera, ou valse, etc.), puis, au-dessous, figurer des lignes noires qui, assure-t-il, sont des notes. Il regarde ce papier avec satisfaction, le met sur le piano, et dit : «Je vais jouer cela» et en effet, ayant devant les yeux ce papier informe, il improvise d'une manière étonnante.

A vrai dire, ce qu'il y a en lui de plus stupéfiant, ce n'est ni le doigté, ni l'harmonie, ni l'agilité, mais l'expression. Il a une richesse d'expression étonnante. Qu'il s'agisse d'un morceau triste, ou gai, ou martial, ou énergique, l'expression est saisissante. Souvent même cette expression est si forte, si tragique, dans certains airs mélancoliques ou funèbres, qu'on a la sensation que Pepito ne peut pas, avec son doigté imparfait, exprimer toutes les idées musicales qui frémissent en lui : de sorte que j'oserais presque dire qu'il est bien plus grand musicien qu'il ne parait l'être...

Non seulement il joue les morceaux qu'il vient d'entendre jouer au piano, mais encore il peut jouer au piano les airs chantés qu'il a entendus. C'est merveille de le voir alors trouver, imaginer, reconstituer les accords de la basse et de l'harmonie, comme pourrait le faire un musicien habile.

Depuis lors, le jeune artiste a poursuivi le cours de ses succès grandissants. Devenu violoniste incomparable, il a étonné le monde musical par son précoce talent. Il a déjà joué dans plusieurs grands concerts à Leipzig et a donné des représentations musicales à Pétersbourg3.

Ajoutons à cette liste le nom de Willy Ferreros, qui, à l'âge de 4 ans et demi, dirigeait avec maestria l'orchestre des Folies-Bergères, à Paris, puis celui du Casino de Lyon. Voici ce qu'en dit, dans son numéro du 18 février 1911, la revueComoedia : «C'est un tout petit bonhomme qui porte déjà gaillardement l'habit noir, la culotte de satin, le gilet blanc et les souliers vernis. La baguette en main, il dirige avec une netteté, une sûreté, une précision incomparables, un orchestre de quatre-vingts musiciens, attentif au moindre détail, soucieux des nuances, scrupuleux observateur du rythme...»

L'Intransigeant du 22 juin 1911 ajoute qu'il excelle dans la direction des Symphonies de Haydn, la marche de Tannhauser et la Danse d'Anitra, de Grieg.

Citons encore le Soir, de Bruxelles4, dans son énumération de quelques enfants remarquables d'outre-mer :

L'Université de la Nouvelle-Orléans vient de délivrer un certificat médical à un étudiant âgé de 5 ans et nommé Willie Gwin. Les examinateurs ont ensuite déclaré en séance publique que le jeune esculape était le plus savant ostéologue auquel ils eussent jamais délivré un certificat.

A ce propos, les journaux transatlantiques publièrent une liste de leurs enfants prodiges. L'un d'eux, à peine âgé de 11 ans, a fondé un journal, appelé The Sunny Home, qui, dès le troisième numéro, tirait déjà à 20.000 exemplaires.

Parmi les prédicateurs célèbres des Etats-Unis, on cite le jeune Dennis Mahan, de Montana, qui dès l'âge de 6 ans étonna les fidèles par sa profonde connaissance des Ecritures et par l'éloquence de son verbe.

On peut ajouter à cette liste le nom du fameux ingénieur suédois Ericson qui, à l'âge de 12 ans, était inspecteur au grand canal maritime de Suez et avait 600 ouvriers sous ses ordres.

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Reprenons le problème des enfants prodiges et examinons-le sous ses différents aspects. D'abord, deux hypothèses ont été proposées pour l'expliquer : l'hérédité et la médiumnité.

L'hérédité, nul ne l'ignore, est la transmission des propriétés d'un individu à ses descendants. Les influences héréditaires sont considérables, aux deux points de vue physique et psychique. La transmission des parents aux enfants du tempérament, des traits, du caractère et de l'intelligence, est très sensible chez certaines personnes. Nous retrouvons en nous, à différents titres, non seulement les particularités organiques de nos générateurs directs ou de nos ancêtres, mais encore leurs qualités ou leurs défauts. Dans l'homme actuel revit toute la mystérieuse lignée d'êtres dont il résume les efforts séculaires vers une vie plus haute et plus pleine.

Mais, à côté des analogies, il y a des divergences plus considérables encore. Les membres d'une même famille, tout en présentant des ressemblances, des traits communs, offrent aussi parfois des différences très tranchées. Le fait peut être constaté partout, autour de nous, dans chaque famille, parmi des frères et des soeurs, et même chez des jumeaux. Beaucoup de ceux-ci, semblables, au physique, dans leurs premières années, au point qu'on peut difficilement les distinguer l'un de l'autre, présentent au cours de leur développement des différences sensibles de traits, de caractère et d'intelligence.

Pour expliquer ces dissemblances, il faudra donc faire intervenir un facteur nouveau dans la solution du problème ; ce seront les antériorités de l'être qui lui ont permis d'accroître ses facultés, de vies en vies, de se constituer une individualité portant en elle son cachet d'originalité et ses aptitudes propres. Cette loi des renaissances, seule, pourra nous faire comprendre comment certains esprits en s'incarnant montrent, dès leurs premières années, ces facilités de travail et d'assimilation qui caractérisent les enfants prodiges. Ce sont là les résultats d'immenses labeurs qui ont familiarisé ces esprits avec les arts ou les sciences où ils excellent. De longues recherches, des études, des exercices séculaires ont laissé dans leur enveloppe périspritale des empreintes profondes, créant une sorte d'automatisme psychologique. Chez les musiciens notamment, cette faculté se manifeste de bonne heure par des procédés d'exécution qui étonnent les plus indifférents et rendent perplexes des savants comme le professeur Ch. Richet.

Il existe chez ces jeunes sujets des réserves considérables de connaissances emmagasinées dans la conscience profonde et qui, de là, débordent dans la conscience physique, de façon à produire ces manifestations précoces du talent et du génie. Tout en paraissant anormales, elles ne sont cependant que la conséquence du labeur et des efforts poursuivis à travers les temps. C'est cette réserve, ce capital indestructible de l'être que F. Myers appelle la conscience subliminale et que l'on retrouve en chacun de nous. Elle se révèle non seulement dans le sens artistique, scientifique ou littéraire, mais encore par toutes les acquisitions de l'esprit, aussi bien dans l'ordre moral que dans l'ordre intellectuel. La conception du bien, du juste, la notion du devoir sont beaucoup plus vives chez certains individus et dans certaines races que chez d'autres. Elles ne résultent pas seulement de l'éducation présente, comme on peut le reconnaître par une observation attentive des sujets dans leurs impulsions spontanées, mais d'un fonds personnel qu'ils apportent en naissant. L'éducation développe ces germes natifs, leur permet de s'épanouir et de produire tous leurs fruits. Seule, elle ne pourrait inculquer aussi profondément aux nouveaux venus ces notions supérieures qui dominent toute leur existence. On le constate journellement chez les races inférieures, réfractaires à certaines idées morales et sur qui l'éducation a peu de prise.

Les antériorités expliquent encore ces anomalies étranges d'êtres au caractère sauvage, indiscipliné, malfaisant, apparaissant tout à coup dans des milieux honnêtes et policés. On a vu des enfants de bonne famille commettre des vols, allumer des incendies, accomplir des forfaits avec une audace et une habileté consommées, subir des condamnations et déshonorer le nom qu'ils portaient. On cite chez d'autres enfants des actes de férocité sanguinaire, que rien n'explique dans leur entourage ni leur ascendance. Des adolescents, par exemple, tuent les animaux domestiques qui leur tombent sous la main, après les avoir torturés avec une cruauté raffinée.

Dans un sens opposé, on peut constater des cas de dévouement, extraordinaires pour l'âge ; des sauvetages sont effectués avec réflexion et décision par des enfants de l0 ans et au-dessous. Ces sujets, comme les précédents, semblent apporter en ce monde des dispositions particulières qu'on ne retrouve pas chez leurs parents. De même qu'on voit des anges de pureté et de douceur naître et grandir en des milieux grossiers et dépravés, de même on rencontre des voleurs et des assassins dans des familles vertueuses ; et dans les deux cas ces anomalies se présentent en des conditions telles qu'aucun précédent atavique ne peut donner le mot de l'énigme.

Tous ces phénomènes, dans leur variété infinie, trouvent leur explication dans le passé de l'âme, dans les nombreuses vies humaines qu'elle a parcourues. Chacun apporte en naissant les fruits de son évolution, l'intuition de ce qu'il a appris, les aptitudes acquises dans les divers domaines de la pensée et de l'oeuvre sociale : dans l'art, la science, le commerce, l'industrie, la navigation, la guerre, etc., l'habileté pour telle chose plutôt que pour telle autre, selon que son activité s'est déjà exercée dans un sens particulier.

L'esprit est apte aux études les plus diverses. Mais dans le cours limité de la vie terrestre, par l'effet des conditions d'ambiance, par suite des exigences matérielles et sociales, il ne s'applique généralement qu'à l'étude d'un nombre restreint de questions. Et dès que sa volonté s'est orientée vers l'un des domaines de la vaste connaissance, par le fait de ses tendances et des notions accumulées en lui, sa supériorité en ce sens se dessine, s'accuse de plus en plus ; elle se répercute d'existence en existence, se révélant, à chaque retour dans le champ terrestre, par des manifestations toujours plus précoces et plus accentuées. De là, les enfants prodiges et, dans un ordre plus effacé, les vocations, les prédispositions natives. De là, le talent, le génie, qui sont le résultat d'efforts persévérants et continus vers un objectif déterminé.

Cependant, l'âme étant appelée à aborder toutes les formes de la connaissance et non à se restreindre à quelques-unes, la nécessité de stages successifs se démontre par le fait seul de la loi d'un développement sans limites. De même que la preuve des vies antérieures s'établit par les acquisitions réalisées avant la naissance, la nécessité des vies futures s'impose comme conséquence de nos actes actuels, cette conséquence, pour se dérouler, exigeant des conditions et des milieux en harmonie avec l'état des âmes. Nous avons derrière nous tout un infini de réminiscences et de souvenirs ; devant nous un autre infini de promesses et d'espérances. Mais, de toute cette splendeur de vie, la plupart des hommes ne voient et ne veulent voir que ce fragment chétif de l'existence actuelle, existence d'un jour qu'ils croient sans précédent et sans lendemain. De là la faiblesse de la pensée philosophique et de l'action morale à notre époque.

Le travail antérieur effectué par chaque esprit peut être facilement calculé, mesuré par la rapidité avec laquelle il exécute de nouveau un travail semblable sur un même sujet, ou bien par la promptitude qu'il met à s'assimiler les éléments d'une science quelconque. A ce point de vue, la différence entre les individus est tellement considérable qu'elle resterait incompréhensible sans cette donnée des existences antérieures. Deux personnes également intelligentes, étudiant un même sujet, ne se l'assimileront pas de la même façon ; l'une en saisira à première vue les moindres éléments, l'autre ne s'en pénétrera que par un lent travail et une application soutenue. C'est que l'une a déjà connu ces matières et n'a qu'à se ressouvenir, tandis que l'autre se trouve pour la première fois en face de ces questions. Il en est de même de la facilité qu'ont certaines personnes à accepter telle vérité, tel principe, tel point d'une doctrine politique ou religieuse, tandis que d'autres ne se laissent convaincre qu'à la longue, à force d'arguments. Pour les uns, c'est là une chose familière à leur esprit, tandis qu'elle est nouvelle pour d'autres. Les mêmes considérations s'appliquent, nous l'avons vu, à la variété si grande des caractères et des dispositions morales. Sans la donnée des préexistences, la diversité sans bornes des intelligences et des consciences resterait un problème insoluble, et la liaison des différents éléments du moi en un tout harmonieux deviendrait un phénomène sans cause.

Le génie, disions-nous, ne s'explique pas par l'hérédité ; pas davantage par les conditions du milieu. Si l'hérédité pouvait produire le génie, il serait beaucoup plus fréquent. La plupart des hommes célèbres eurent des ascendants d'intelligence médiocre et leur descendance leur fut notoirement inférieure. Le Christ, Socrate, Jeanne d'Arc sont nés de familles obscures. Des savants illustres sont sortis des milieux les plus vulgaires, par exemple Bacon, Copernic, Galvani, Kepler, Hume, Kant, Locke, Malebranche, Réaumur, Spinoza, Laplace, etc.. J. J. Rousseau, fils d'un horloger, se passionne pour la philosophie et les lettres dans la boutique de son père ; d'Alembert, enfant trouvé, fut ramassé, pendant une nuit d'hiver, sur le seuil d'une église et élevé par la femme d'un vitrier. Ni l'ascendance, ni le milieu n'expliquent les conceptions géniales de Shakespeare.

Les faits ne sont pas moins significatifs, lorsque nous considérons la descendance des hommes de génie. Leur puissance intellectuelle disparaît avec eux ; on ne la retrouve pas chez leurs enfants. Les fils connus de tel grand poète, de tel grand mathématicien, sont incapables des oeuvres les plus élémentaires dans ces deux modes de travaux. Parmi les hommes illustres, la plupart ont eu des fils stupides ou indignes. Périclès engendra deux sots tels que Parallas et Xantippe. Des dissemblances d'autre nature, mais aussi accentuées, se retrouvent chez Aristippe et son fils Lysimaque, chez Thucydide et Milésias. Sophocle, Aristarque, Thémistocle ne furent pas mieux partagés dans leurs enfants. Quel contraste entre Germanicus et Caligula, entre Cicéron et son fils, Vespasien et Domitien, Marc Aurèle et Commode ! Et des fils de Charlemagne, d'Henri IV, de Pierre le Grand, de Goethe, de Napoléon, que peut-on dire ?

Il est des cas cependant où le talent, la mémoire, l'imagination, les plus hautes facultés de l'esprit, semblent héréditaires. Ces ressemblances psychiques entre parents et enfants s'expliquent par l'attraction et la sympathie. Ce sont des esprits similaires, attirés les uns vers les autres par des penchants analogues et que d'anciens rapports ont unis. Generans generat sibi simule. En ce qui concerne les aptitudes musicales, on peut constater ce fait dans les cas de Mozart et du jeune Pepito. Mais ces deux personnages dépassent de haut leurs ascendants. Mozart trône parmi les siens comme un soleil parmi d'obscures planètes. Les capacités musicales de sa famille ne suffisent pas à nous faire comprendre qu'à 4 ans il ait pu révéler des connaissances que personne ne lui avait encore enseignées, et montrer une science profonde des lois de l'harmonie. Lui seul est devenu célèbre ; tous les autres Mozart sont restés ignorés. Evidemment, quand ces hautes intelligences le peuvent, afin de manifester plus librement leurs facultés, elles choisissent, pour se réincarner, un milieu où leurs goûts sont partagés et où les organismes matériels sont, de génération en génération, exercés dans le sens qu'ils poursuivent. Cela se rencontre particulièrement parmi les grands musiciens, pour qui des conditions spéciales de sensation et de perception sont indispensables. Mais, dans la plupart des cas, le génie apparaît au sein d'une famille, sans précédent et sans successeur, dans l'enchaînement des générations. Les grands génies moralisateurs, les fondateurs de religion : Lao-Tsé, le Bouddha, Zarathustra, le Christ, Mahomet, appartiennent à cette classe d'esprits. C'est aussi le cas pour ces puissantes intelligences qui portèrent ici-bas les noms immortels de Platon, Dante, Newton, G. Bruno, etc..

Si les exceptions brillantes ou funestes, créées dans une famille par l'apparition d'un homme de génie ou d'un criminel, étaient de simples cas d'atavisme, on retrouverait dans la généalogie familiale l'ancêtre qui sert de modèle, de type primitif à cette manifestation. Or ce n'est presque jamais le cas, ni dans un sens ni dans l'autre. On pourrait nous demander comment nous concilierons ces dissemblances avec la loi des attractions et des similitudes, qui semble présider au rapprochement des âmes. La pénétration dans certaines familles d'êtres sensiblement supérieurs ou inférieurs, qui y viennent donner ou recevoir des enseignements, exercer ou subir des influences nouvelles, est facilement explicable. Elle peut résulter de l'enchaînement de destinées communes qui, sur certains points, se rejoignent et s'enlacent comme une conséquence d'affections ou de haines échangées dans le passé, forces également attractives qui réunissent les âmes sur des plans successifs, dans la vaste spirale de leur évolution.

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Pourrait-on expliquer par la médiumnité les phénomènes signalés plus haut ? Quelques-uns l'on tenté. Nous-même, dans un précédent ouvrage5, avons reconnu que le génie doit beaucoup à l'inspiration, et celle-ci est une des formes de la médiumnité. Mais nous ajoutions que, dans les cas où cette faculté spéciale s'accusait nettement, on ne pouvait considérer l'homme de génie comme un simple instrument, ce qu'est avant tout le médium proprement dit. Le génie, disions-nous, est surtout un acquis du passé, le résultat de patientes études séculaires, d'une lente et douloureuse initiation. Ces antécédents ont développé chez l'être une profonde sensibilité qui l'ouvre aux influences élevées.

Il y a une différence sensible entre les manifestations intellectuelles des enfants prodiges et la médiumnité prise dans son sens général. Celle-ci a un caractère intermittent, passager, anormal. Le médium ne peut exercer sa faculté à toute heure ; il lui faut des conditions spéciales, parfois difficiles à réunir ; tandis que les enfants prodiges peuvent utiliser leurs talents à tout moment, d'une façon permanente, comme nous le ferions nous-mêmes de nos propres acquisitions mentales.

Si nous analysons avec soin les cas signalés, nous reconnaîtrons que le génie des jeunes prodiges leur est bien personnel ; l'application en est réglée par leur propre volonté. Leurs oeuvres, tout originales et étonnantes qu'elles paraissent, se ressentent toujours de leur âge et n'ont pas le caractère qu'elles revêtiraient, si elles émanaient d'une haute intelligence étrangère. Il y a dans leur façon de travailler et d'agir des recherches, des hésitations, des tâtonnements, qui ne se produiraient pas s'ils étaient les instruments passifs d'une volonté supérieure et occulte. C'est ce que nous constatons chez Pepito notamment, sur le cas duquel nous nous sommes étendu.

On pourrait admettre d'ailleurs que, chez certains individus, ces deux causes : l'acquis personnel et l'inspiration extérieure, se combinent, se complètent l'une par l'autre. La doctrine de la réincarnation n'en serait pas affaiblie pour cela.

C'est toujours à elle qu'il faut recourir lorsqu'on aborde par quelque côté le problème des inégalités. Les âmes humaines sont plus ou moins développées suivant leur âge et surtout suivant l'emploi qu'elles ont fait du temps vécu. Nous n'avons pas tous été lancés à la même heure dans le tourbillon de la vie. Nous n'avons pas tous marché du même pas, déroulé de la même façon le chapelet de nos existences. Nous parcourons une route infinie ; de là vient que nos situations et nos valeurs respectives nous semblent si différentes ; mais le but est le même pour tous. Sous le fouet des épreuves, sous l'aiguillon de la douleur, tous montent, tous s'élèvent. L'âme n'est pas faite de toutes pièces, elle se fait ; elle se construit elle-même à travers les temps. Ses facultés, ses qualités, son avoir intellectuel et moral, loin de se perdre, se capitalisent, s'accroissent de siècle en siècle. Par la réincarnation, chacun vient, pour en poursuivre l'exécution, reprendre la tâche d'hier, cette tâche de perfectionnement interrompue par la mort. De là, la supériorité éclatante de certaines âmes qui ont beaucoup vécu, beaucoup acquis, beaucoup travaillé. De là, ces êtres extraordinaires qui apparaissent ça et là dans l'Histoire et projettent de vives lueurs sur la route de l'humanité. Leur supériorité n'est faite que de l'expérience et des labeurs accumulés.

Considérée sous cette lumière, la marche de l'humanité revêt un caractère grandiose. Elle se dégage lentement de l'obscurité des âges, émerge des ténèbres de l'ignorance et de la barbarie, et avance à pas mesurés au milieu des obstacles et des tempêtes. Elle gravit la voie âpre, et, à chaque détour de sa route, entrevoit mieux les grandes cimes, les sommets lumineux où trônent la sagesse, la spiritualité, l'amour.

Et cette marche collective est aussi la marche individuelle, celle de chacun de nous. Car cette humanité, c'est nous-mêmes ; ce sont les mêmes êtres qui, après un temps de repos dans l'espace, reviennent de siècle en siècle, jusqu'à ce qu'ils soient mûrs pour une société meilleure, pour un monde plus beau. Nous étions parmi les générations écoulées et nous serons parmi les générations à venir. En réalité, nous ne formons qu'une immense famille humaine en marche pour réaliser le plan divin écrit en elle, le plan de ses magnifiques destinées.

Pour qui veut y prêter attention, tout un passé vit et tressaille en nous. Si l'Histoire, si toutes les choses anciennes ont tant d'attrait à nos yeux, si elles éveillent en nos âmes tant d'impressions profondes, parfois douloureuses, si nous nous sentons vivre de la vie des hommes d'autrefois, souffrir de leurs maux, c'est parce que cette histoire est la notre. L'empressement mis par nous à étudier, à recueillir l'oeuvre des aïeux, les impulsions soudaines qui nous portent vers telle cause ou telle croyance, n'ont pas d'autre raison d'être. Lorsque nous parcourons les annales des siècles, nous passionnant pour certaines époques, quand tout notre être s'anime et vibre aux souvenirs héroïques de la Grèce ou de la Gaule, du moyen âge, des croisades, de la Révolution, c'est le passé qui sort de l'ombre, s'anime et revit. A travers la trame tissée par les siècles, nous retrouvons les propres angoisses, les aspirations, les déchirements de notre être. Le souvenir en est momentanément voilé en nous ; mais si nous interrogions notre subconscience, nous entendrions sortir de ses profondeurs des voix tantôt vagues et confuses, tantôt éclatantes. Ces voix nous parleraient de grandes épopées, de migrations d'hommes, de chevauchées furieuses qui passent comme des ouragans, emportant tout dans la nuit et dans la mort. Elles nous entretiendraient aussi des vies humbles, effacées, des larmes silencieuses, des souffrances oubliées, des heures lourdes et monotones passées à méditer, à oeuvrer, à prier dans le silence des cloîtres ou la vulgarité des existences pauvres et désolées.

A certaines heures, tout un monde obscur, confus, mystérieux, se réveille et vibre en nous, un monde dont les bruissements, les rumeurs nous émeuvent et nous enivrent. C'est la voix du passé ; elle parle dans la transe somnambulique et nous raconte les vicissitudes de notre pauvre âme, errant à travers le monde. Elle nous dit que notre moi actuel est fait de nombreuses personnalités qui se retrouvent en lui comme les affluents dans un fleuve, que notre principe de vie a animé bien des formes, dont la poussière repose là-bas parmi les débris des empires, sous les vestiges des civilisations mortes. Toutes ces existences ont laissé au plus profond de nous-mêmes des traces, des souvenirs, des impressions ineffaçables.

L'homme qui s'étudie et s'observe sent qu'il a vécu et revivra ; il hérite de lui-même, récoltant dans le présent ce qu'il a semé autrefois, et semant pour l'avenir.

Ainsi s'affirment la beauté et la grandeur de cette conception des vies successives, qui vient compléter la loi d'évolution entrevue par la science. S'exerçant à la fois dans tous les domaines, elle répartit à chacun suivant ses oeuvres et nous montre, au-dessus de tout, cette majestueuse loi du progrès qui régit l'univers et entraîne la vie vers des états toujours plus beaux, toujours meilleurs....Léon Denis

monpetitparadis123290990155-gros.gifLa Réincarnation

S’il est vrai que l’individu est constitué d’une multitude de plans, de sous plans ou d’états de conscience, il n’est pas vrai que tous ces plans se réincarnent à chaque incarnation. Il faut voir l’incarnation un peu comme une graine qui, au fur et à mesure des jours, arrive à donner une fleur. À la mort, ce n’est pas cette fleur et ce ne sont pas les pétales qui sont emportés dans une autre dimension invisible et qui peuvent être restitués ensuite sur un plan visible.

Ce qui va être extrait de cette fleur c’est une substance, soit son parfum. Vous savez tous, que le parfum n’est qu’une vibration et rien d’autre qu’une vibration, une longueur d’onde comme tout ce qui existe sur un plan physique. Donc, ce qui est extrait des expériences de la vie, c’est une substance, que les religieux appellent âme, que l’occultiste appelle, le soi supérieur ou l’égo.

Au fur et à mesure des expériences dans la vie physique se crée donc cette substance, qui est aussi un pont, ou en d’autres termes, l’Anthakarana. L’Anthakarana n’est rien donc que l’âme, qui de plus en plus s’illumine et s’aligne avec les valeurs spirituelles de la monade, que l’on appelle ainsi l’étincelle même de la vie, l’esprit divin.

Lorsque l’on veut parler de réincarnation, il faut dissocier trois instruments : l’étincelle divine que l’on appelle monade, le plan physique, soit la personnalité, et entre les deux, ce chaînon qui permet de tirer la substance des expériences pour rejoindre l’étincelle, c’est l’âme ou l’égo supérieur.

Donc, ce qui va se réincarner, c’est une mémoire. Ce n’est pas vous, vous appelant Pierre, Paul, Jacques, avec vos traumatismes, vos complexes, vos arriérés, votre acquis intellectuel. Ce n’est absolument pas ça, mais en même temps, c’est quelque chose qui ressemble à cela, parce que c’est la substance de toutes ces expériences, de tous vos échecs et de vos réussites, de la façon dont vous aurez réussi à détourner un complexe, et d’en faire une qualité, à vous défendre d’un traumatisme et d’en faire ce qui vous permet de vous surpasser, de vous sublimer.   C’est ainsi que le plan physique, par quintessence, arrive à faire rejoindre le plan divin. S’il n’y avait pas création de cette substance, la réincarnation n’aurait aucun sens et l’évolution cosmique ne pourrait pas avoir lieu.

Or, il se trouve qu’en vérité tout est substance et que cette substance doit apprendre à retrouver son monde originel, sa vibration première. Mais pour retrouver sa vibration première, il lui faut dégrossir ses notes de base, comme un musicien essaie d’accorder son instrument de musique. Au fur et à mesure que l’homme arrive à accorder chaque note, il s’aligne ainsi avec la gamme des notes cosmiques. C’est ce qu’il doit découvrir.La réincarnation n’est pas une loi de l’évolution. Dieu ne s’est pas dit : « Je vais créer un système d’évolution pour que l’âme se retrouve et pour que chaque individu ait le plaisir d’avoir plusieurs corps ». Toute chose a un sens suprême, il ne faut donc pas y voir le fruit d’un hasard, pas plus que l’invention d’un cosmos, d’une pensée universelle, ou d’un Dieu farceur. Tout existe à cause d’un balancement d’équilibre entre les différents plans. C’est pourquoi le maître mot dans l’univers, c’est l’harmonie. La réincarnation a pour but de développer les harmonies.

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Lorsqu’un homme ou une entité humaine vit ses premières expériences et commence à marcher un peu sur le chemin de la connaissance, il retrouve les harmonies. Non pas qu’il soit né dysharmonieux, mais il est né dans le cahot. N’est-il pas écrit dans la bible, que la lumière luit dans les ténèbres ? Il faut réfléchir à cette phrase pour comprendre l’évolution de l’homme et la réincarnation, la réincarnation non pas seulement de l’être humain, mais aussi de toute chose, car toute chose se perpétue à travers une forme.Pourquoi l’esprit, donc l’essence, la vibration, doit-il se perpétuer par cycle à travers la forme ?

Pour remonter au fur et à mesure l’échelle vibratoire et développer de plus en plus de maîtrise. Un individu évolue, avant tout, pour redécouvrir les harmonies qui sont en lui, l’être parfait qu’il est, et qu’il a toujours été.Toute évolution n’a-t-elle pas pour but Dieu ? L’idée n’est pas mauvaise, mais elle n’est pas réelle selon la vérité absolue du cosmos et des lois. Si vous cherchez Dieu en vous ou à travers un mantra, une louange, vous ne le trouverez pas. Dieu n’est pas à trouver. Dieu n’est pas une énigme que l’on cherche à découvrir. Il n’est pas un lointain bien être que l’homme doit s’efforcer de retrouver. Il est une présence et c’est là toute la différence.

Là, je voudrais préciser un point assez clair dans la démarche du disciple, parce que le disciple a toujours l’impression qu’il doit aller vers quelque chose, vers son âme, vers son étincelle divine, vers Dieu, vers son Maître, vers Koutoumi. C’est faux. De la même manière, dans votre plan physique, bien en chair, la conscience bien objective, vous savez très bien que vous vivez en même temps sur un plan astral, sur un plan éthérique, sur un plan mental. Tous ces plans vivent en même temps non seulement la même expérience, mais se propulsent ensemble pour tirer la même substance de l’expérience qui est en train de se faire.

Ce que je voudrais faire comprendre aux disciples, c’est que celui qui a réellement envie de marcher d’un pas droit, avec une conception qui soit claire et valable, ne va pas vers Dieu, ne cherche pas à l’atteindre, ne s’efforce pas dans la purification pour aller vers lui, pour le rejoindre. C’est dans cette suspension qu’il va trouver la présence.Je voudrais que ce concept rentre bien dans votre esprit, la présence. Si vous concevez réellement ce qu’est la présence en vous, vous n’avez plus besoin de devenir particulier, vous n’avez plus besoin de faire des efforts, des abstinences, de vous démarquer spirituellement, de prouver que vous êtes quelque chose, que vous êtes arrivés à la maîtrise, que vous avez jugulé tel problème, tel défaut.

 Le chemin du disciple n’est pas celui des jeux olympiques de la spiritualité. La seule performance que l’on vous demande, c’est d’être authentique et c’est cette essence-là qui est acquise par les réincarnations.Il peut y avoir des êtres illuminés, de haute envergure spirituelle, mais qui, sur un plan physique, ne connaîtront pas plus que le petit bout de vie des insectes de leur jardin. Il faut donc dissocier l’illumination, c’est-à-dire l’alignement avec l’âme, et ce qu’apportent les initiations sur un plan mental. C’est différent, et souvent, sur son chemin le disciple mélange un peu les deux.S’il est vrai qu’il faut pouvoir faire communier les deux parties un jour, il n’est pas vrai que l’on doive passer d’abord par les initiations sur un plan mental, pour pouvoir devenir illuminé. On parle beaucoup de l’ère du verseau, de l’homme parfait, de l’âge d’or, cela veut-il dire que les hommes de demain, les enfants de demain seront tous des initiés de grande envergure ?

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Non ! Ce n’est pas en quelques décennies, que l’on va pouvoir initier en masse l’humanité. Il restera toujours des individus, des ethnies qui auront leurs différences.   L’illumination est quelque chose qui est à la portée de tous, parce qu’il ne s’agit pas de se démarquer spirituellement, mais de trouver la présence. Lorsque vous vous intériorisez suffisamment pour trouver cette présence, vous pouvez commencer le travail afin d’accomplir l’initiation, avant cela, vous ne pouvez pas. C’est la raison pour laquelle beaucoup de disciples perdent un temps fou et leur espoir, cherchant l’initiation avant de travailler leur illumination.

Ainsi, on voit dans les temples, dans les sociétés ésotériques, des gens qui se préoccupent beaucoup de ce qui est technique, connaissance, ascétisme, et qui ne réussissent pas à transmettre leur amour, à recevoir l’amour de l’autre, à écouter et être ravis par le chant d’un oiseau, ou se laisser transporter par une musique, parce qu’ils n’ont pas éveillé la vie.Avant d’être une flèche qui monte vers le ciel, il faut avoir enflammé tout l’être. Sinon, il n’y a pas de dynamisme, pas de propulsion, pas d’énergie. Et c’est ainsi qu’il y a des disciples qui se plaignent, parce que depuis tant d’années ils font tout ce qu’il faut, ils méditent de telle heure à telle heure, ils font du bien dès qu’ils peuvent, ils essaient de contenir leur gourmandise, de trop penser aux femmes ou aux garçons.

Le disciple fait le compte de tout ce qu’il se contraint à faire, mais lorsqu’on lui demande :   Es-tu une âme qui sait vivre ? Es-tu une âme qui sait raisonner ? Es-tu une présence qui s’accorde à l’unisson avec tous les autres sons de l’univers ? Sais-tu regarder une étoile et comprendre sa vibration ? Sais-tu regarder la lune et te laisser infiltrer par son onde ? Sais-tu regarder une fleur et voir, dans la fleur, la vibration du divin ?Le disciple conclut que la vie n’est pas si drôle et se dit : « Je crois en Dieu, dans la fraternité, dans les principes de l’amour, de la lumière et il ne m’arrive rien. Je lis des quantités de livres sur ce qui provoque la lumière, ce qu’est la lumière et je ne suis toujours pas heureux. »  

 Qu’est ce que le bonheur ?

Si le bonheur est la quête première dans cette vie, c’est bien parce que c’est la préoccupation principale de l’âme elle-même, mais si l’âme entend trouver le bonheur, lorsqu’elle envoie cette impulsion à la personnalité, la personnalité ne comprend pas le mot de la même façon.

Qu’est-ce que le bonheur pour la personnalité ?

Pour la personnalité, le bonheur est une forme d’état d’être, de bien-être, être bien dans sa peau, avoir la jouissance des fruits de la terre.

Pour l’âme, le bonheur est l’alignement, pouvoir faire canal avec toutes les énergies venant de l’étincelle primordiale, de l’univers, de l’égrégore auquel elle est attachée, de son rayon cosmique et du Maître qui veille sur ce rayon. Parce qu’elle a besoin de naissance, il faut donc qu’elle soit alignée, comme l’enfant dans le ventre de la mère, pour qu’à la première impulsion elle puisse jaillir.   Ce qui manque aux hommes, c’est cette puissance pour s’aligner. Les hommes ont tellement oublié leur nature divine, que retrouver l’alignement est pour eux toute une ascèse, tout un programme spirituel, alors que c’est une chose si simple, si élémentaire. Pour eux, pour vous, pour nous qui avons été, c’est un énorme travail, et pourtant il ne s’agit que de s’aligner.

Quel rôle a l’incarnation dans cet alignement ?

La réincarnation permet à la conscience, au plan mental supérieur, de trouver la vérité. L’homme est dans la diversité, la multiplicité, dans la périphérie, dans les opposés, entre le chaud et le froid, le blanc et le noir, la vie et la mort, le bien et le mal etc. À force d’expérimenter les extrémités, l’homme va finir par trouver le centre. La réincarnation, c’est une liberté de mouvement pour que l’âme puisse trouver son centre.

Donc, par la réincarnation, les expériences vont donner à l’âme la possibilité de trouver les réalités divines, ou universelles, bien que pour nous le mot divin ait une autre résonance que pour vous. Pour nous il n’y a pas, un Dieu et puis l’homme qui essaie d’évoluer et de lui ressembler. Ce concept-là n’existe pas pour nous.

Pour nous selon notre logique, tout est Dieu ou rien n’est Dieu. Ce qui fait que Dieu existe autant à travers un roc, un arbre, une fleur, qu’un volcan en éruption. Il existe et se révèle tout autant à travers cette forme-là que dans son ciel. Autrement dit, il n’y a pas de divinisation de Dieu, il y a tout simplement reconnaissance du sacré en toute chose.

Et c’est complètement différent, parce que cela ne nourrit plus la religion, mais cela fait naître l’amour, la tolérance, la clarté du vrai, et les harmonies. Si au lieu de prier un Dieu dans le fond des cieux, vous saviez que tout est sacré, la religion n’existerait pas. Soyez un peu moins croyants mais davantage connaissants, et purs. Soyez un peu plus ignorants à propos des choses de Dieu, mais beaucoup plus ouverts à la vibration de la vie, la vie de la manifestation, pas la vie quotidienne. Interrogez-vous sur ce mot-là, le mot vie, et par là même vous aurez le sens réel de la réincarnation.   S’il y a une idée que je veux combattre à propos de la réincarnation, c’est celle que l’individu porte la réincarnation comme un joug, qu’il existe un ange là-haut et qu’à telle heure cosmique, qui correspond à telle heure terrestre, il envoie d’un grand coup de pied l’âme en incarnation chez papa Y et maman Z. Aller c’est le moment. Ce n’est pas du tout le système.

Les harmonies sont beaucoup plus belles, et l’ordre est par là même maintenu, à cause de la beauté des harmonies, et non pas à cause de l’application rigide d’une loi ou d’un cycle. Un cycle n’est pas une loi, une nécessité n’est pas une loi, c’est encore et toujours un déploiement de la vie, qui pousse à aller toujours plus loin, pour naître.

Vous vous demandez ce qu’est la réincarnation ? Ne cherchez plus.  Pourquoi vous demander ce qu’est la réincarnation, si vous avez déjà vécu, si vous vivrez encore une fois et à quelle heure de la terre. Tout cela, en fait, n’existe pas vraiment. Vous n’allez pas d’une vie à une autre, vous allez d’une forme à une autre et votre vie se poursuit. C’est différent.

Les gens lorsqu’ils pensent à la réincarnation, se disent : « je vais me perpétuer. Là, je commence à bâtir un mur. Si la mort vient me frapper à midi, je me réincarnerai cinquante ans plus tard et je viendrai le terminer ». Non, ce que vous n’avez pas terminé un certain jour, plus jamais vous n’aurez l’occasion de le faire. Parce que ce n’est pas important, étant donné qu’il n’y a que la substance, juste le parfum qui est pris.

Alors ceux qui se disent : je vais mettre en marche telle et telle affaire, je vais commencer à construire ceci, cela, ou je vais commencer à me construire telle et telle sagesse, telle et telle connaissance, je vais apprendre les langues, ou telles autres sciences, ainsi, dans ma prochaine vie, je n’aurai plus à réapprendre, je n’aurai plus qu’à les réveiller. C’est juste, mais c’est faux.

C’est juste, parce que tout est substance et que tout devient une essence lorsque l’esprit est dégagé de la forme, et que tout rentre dans la mémoire. C’est faux, parce que l’individu, en fait, n’en a absolument rien à faire sur un plan initiatique, cela ne lui sert que sur le plan physique de manifestation. Et comme votre but ce n’est pas de devenir performant dans la manifestation, mais dans le royaume de l’âme, alors centrez-vous davantage sur tout ce qui peut vous illuminer. Il faut voir la réincarnation comme un cheminement et uniquement comme cela. L’esprit ne change pas, il a toujours été depuis le premier jour, dans la forme, mais il en tire des substances différentes.

Donc, vous, tel que vous vous sentez aujourd’hui, tel que vous êtes aujourd’hui, vous ne vous réincarnerez jamais, parce que vous n’êtes pas ce que vous vous sentez être aujourd’hui. Par contre, tout ce que vous pourrez acquérir comme alignement, richesse spirituelle, découverte de l’harmonie, alors cela, oui, c’est vous et cela, oui, se réincarnera. C’est une continuité et dans cette continuité il y a à un moment donné à droite, à gauche, une expérience qui permet de tirer cette substance.   Donc, quand vous vous interrogez sur la réincarnation, interrogez-vous sur votre véritable nature, et vous vous apercevrez que, dans ce cas-là, on ne peut pas parler réellement de réincarnation, mais plutôt de manifestation. Le terme est utilisé ainsi aujourd’hui, réincarnation. Il n’est pas tout à fait faux, car il permet de répandre plus de vérité, que d’idées fausses. D’autant plus que l’individu lorsqu’il arrive à un certain développement spirituel comprend exactement ce que veut dire ce mot.

Puisque nous pouvons en parler avec nuance, rappelez-vous, il n’y a pas réellement de réincarnation, il y a un esprit qui se manifeste et ce que vous, vous appelez réincarnation n’a pas de réalité à côté de sa vie véritable. C’est pourquoi, dans certaines parties du monde, certains groupements saturés de sagesse, inondés de la véritable connaissance en arrivent même à rogner l’existence de la réincarnation. Ce n’est pas qu’ils renient cette loi comme d’autres renient Dieu ou d’autres vérités, c’est tout simplement qu’ils connaissent la nuance, et qu’ils combattent, en fait, une idée fausse. Le véritable initié préférera contredire la loi, si la loi telle qu’elle est énoncée, dans un esprit faux, met en route des idées fausses. La loi, à ce moment-là, n’est pas une vérité, même si en elle-même elle est véritable...Source:  http://www.conscienceuniverselle.fr/

 

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La Réincarnation 

 

Extrait/La Réincarnation/La croyance à la réincarnation est un des fondements de la morale. Celui qui sait que les difficultés et les épreuves qu'il rencontre dans cette existence sont le résultat de transgressions commises dans des vies antérieures, non seulement accepte ces difficultés, mais se décide à travailler pour le bien, afin d'améliorer ses incarnations futures. ...Omraam Mikhaël Aïvanhov

 La plupart des gens ne savent pas pourquoi ils sont sur terre, ni ce qu'ils doivent y faire : ils se contentent de manger, boire, dormir, s'amuser, se bagarrer. Tandis que ceui qui est éclairé sait qu'il doit se libérer de son karma et travailler à se perfectionner.Ensuite il cherche à comprendre pourquoi il est dans tel pays, dans telle famille, à quelle époque et ce que l'on demande de lui. »Extrait d'une conférence improvisée du 15 septembre 1984. 

Vidéo Conférence...La Réincarnation

 

Conférence improvisée
donnée par Omraam Mikhaël Aïvanhov en 1963

 

En lisant la vie de nombreux saints, prophètes et initiés, certains se disent : "Ils ont soufferts, on les a martyrisés. Comment cela se fait-il? Ils ne l'avaient pas mérité ..." Si, et on peut en trouver la raison dans leur vie passée, car même lorsqu'on arrive à rétablir un ordre divin en soi, cela ne veut pas dire qu'on a tout payé et que le passé est liquidé. Non, le passé est toujours là et ne laisse pas encore un champ d'activités entièrement libre. Il faut payer sa dette jusqu'au dernier centime.

 

Regardez comment cela s'est passé avec les disciples de Jésus : ils étaient avec lui, ils suivaient un enseignement divin, ils vivaient dans la lumière, ils ne faisaient aucun mal ... alors pourquoi ont-ils été massacrés ou livrés aux fauves? Pourquoi Jésus ne les a-t-il pas aidés? C'est qu'ils n'avaient pas encore liquidé leurs dettes du passé : dans les autres incarnations, ils avaient commis quelques fautes qu'ils n'avaient pas su réparer avant de partir de l'autre côté. C'est pour cette raison qu'il est dit (mais les gens n'ont pas compris le sens de ces conseils) : "Que le soleil ne se couche pas sur ta colère", ou bien "Avant que le soleil se couche, va te réconcilier avec ton frère". Si on prend cette expression au sens littéral, le délai est très court ... surtout si c'est en hiver où le soleil se couche très tôt! En réalité, il ne s'agit pas du coucher de soleil dans le plan physique. Dans le langage symbolique des Initiés, le coucher de soleil représente la morte de l'homme, son départ pour l'autre monde. On lui donne donc un délai suffisament long, de nombreuses années, mais une fois ce temps écoulé, s'il n'a pas pensé à payer ses dettes, ou s'il n'a pas su le faire, une fois "le soleil couché", la loi du karma s'applique. Tout est inscrit parce que tout laisse une empreinte qui durcit et se cristallise, et un jour il faut payer, impossible de s'arranger "à l'amiable", comme on dit ; si on n'a pas reglé la question avant le "coucher du soleil", on devra payer jusqu'au dernier centime.

Et vous qui êtes dans un Enseignement spirituel, qui vivez dans la lumière, il peut aussi vous arriver de temps en temps quelques accidents ou quelques malheurs. Ce n'est pas parce que qu'on est dans une École initiatique qu'on est à l'abri de tout. Pour qu'il ne vous arrive rien de mauvais, il faut que vous ayez liquidé toutes les dettes du passé. Si vous les traînez encore, que vous suiviez ou non l'Enseignement, que vous soyez ou non dans la lumière, rien à faire, il faut les payer. La question s'éclaire, vous voyez : vous êtes dans un Enseignement divin, c'est entendu, vous vivez dans cette lumière, vous ne faîtes plus désormais que du bien, c'est entendu, mais il faut savoir que ce bien donnera des résultats dans l'avenir et non dans l'immédiat. Donc, quand vous traversez des difficultés, vous devez les accepter et dire : "Seigneur Dieu, cela ne peut pas détruire le bon travail que j'ai fait. Tant mieux s'il m'arrive ces ennuis, cela veut dire que je me libère et c'est très bien. Maintenant que je sais pourquoi cela m'arrive, je ne me révolterai plus, je ne demanderai plus d'être épargné."

Vous direz : "Mais est-ce que Jésus, lui aussi, avait encore un karma à payer du moment qu'il a été crucifié?" Non, pour lui le cas est tout à fait différent. Nous touchons là à la question essentielle du sacrifice. Il existe des êtres qui acceptent de sacrifier leur vie et de passer par de grandes souffrances alors qu'il n'ont plus rien à payer. Ce sont des exceptions. Quand on ne connaît pas en détail cette question des réincarnations, on rique de se prononcer de façon erronnée.

On peut classer les êtres en quatre catégories du point de vue de la réincarnation. La première catégorie est composée de créatures dont leur manque de lumière, de science, de conscience, de moralité, pousse souvent à commettre des crimes. Ils transgressent donc les lois, ils se chargent de lourdes dettes, et quand ils se réincarnent, ils viennent sur la terre dans des conditions qui les obligent à souffrir pour payer et réparer ; c'est pourquoi leur vie n'est pas tellement heureuse.

La deuxième catégorie comprend des êtres plus évolués qui tâchent de développer certaines qualités et vertus pour pouvoir se libérer. Mais dans le travail d'une seule réincarnation ils ne réussissent pas à tout rétablir, c'est pourquoi ils doivent revenir pour achever leur tâche. Ils seront alors placés dans des activités plus utiles, plus élevées. Mais ils devront quand même revenir pour liquider encore certaines dettes du passé jusqu'à leur libération totale.
Dans la troisième catégorie on trouve des êtres encore plus évolués qui sont seulement revenus sur la terre pour achever certaines tâches. Ils avaient très peu d'affaires à arranger et ils se distinguent donc dans cette vie par de grandes vertus, une conscience très large, et ils consacrent leur temps à faire du bien. Quand ces êtres-là quittent la terre, ils ont achevé leur mission, et ils ne reviennent plus.
Pourtant, certains parmi eux, au lieu de rester dans cet état de félicité, de bonheur, de liberté infinie dont ils jouissent au sein de l'Éternel, pris de pitié et de compassion pour les êtres humains, quittent cet état merveilleux pour descendre volontairement les aider, et ils acceptent même d'être tués, massacrés. Et quelques-uns qui veulent continuer un travail spirituel déjà commencé, peuvent, sans se réincarner, s'introduire dans un être très évolué pour se manifester à travers lui. D'ailleurs, Jésus a mentionné cette possibilité, lorsqu'il a dit: "Celui qui accomplit mes commandements, mon Père Céleste et moi, nous viendrons en lui et ferons en lui notre demeure". Ces êtres ne sont donc pas obligés de se réincarner : sans prendre un corps physique séparé, ils peuvent entrer dans un homme vivant, traverser avec lui toutes les étapes : la gestation, l'enfance, la jeunesse, la maturité pour travailler avec lui et en lui.

Beaucoup de gens veulent se libérer, mais ils comprennent mal la question, ils font tout pour échapper à leurs obligations, pour fuir leurs devoirs, couper tous les liens, et voilà, ils se croient libres. Eh non, on ne se libère pas de cette façon. La vraie libération commence par le paiement de toutes ses dettes. Combien de gens veulent se libérer de leur femme, de leurs enfants, de leur patron, de la société, ou de la vie, même, en se suicidant! Mais il n'y a pas de libération possible, mes chers frères et soeurs, tant que vous n'avez pas payé toutes vos dettes, effacé tout le karma.

Il faut vouloir se libérer, oui, mais d'après les règles divines, et il est rare de rencontrer des êtres qui sachent le faire. Même ici, dans la Fraternité, certains ne posent pas la question ainsi : ils veulent à tout prix être indépendants en échappant à leurs devoirs. C'est comme si, après s'être bien régalés dans un restaurant, ils voulaient partir sans payer. C'est malhonnête, c'est un manque de noblesse, et les esprits lumineux, de l'autre côté, n'acceptent pas une telle attitude. On imagine souvent qu'on s'est libéré parce qu'on a réussi à quitter son ancien patron ou son ancienne femme, mais à ce moment-là, de nouveaux ennuis, de nouveaux pièges vous attendent pour vous montrer que vous vous trompez ; c'est ce qui s'appelle tomber de Charybde en Scylla.

Le meilleur chemin, la meilleure méthode pour se libérer, c'est l'amour ; et la moins bonne, c'est l'égoïsme, l'avarice, les ruses, les calculs. Dans la générosité, le sacrifice, la bonté, dans tous les gestes qu'on fait pour donner, on travaille toujours pour sa libération. C'est pourquoi, au lieu de vous cramponner à ce que vous possédez, de tergiverser, de calculer, donnez!... Regardez comment les gens agissent au moment d'une séparation, d'un divorce! Avec quel acharnement ils s'agrippent à leurs intérêts!... Eh oui, mais ils ne savent pas qu'à cause de cette attitude, ils devront encore se rencontrer et se supporter dans les incarnations futures.

C'est l'amour, la générosité, la bonté, la clémence, la miséricorde qui mettent le disciple sur le chemin de la libération. Bien sûr, si vous allez parler de bonté et de sacrifice aux gens ordinaires, vous passerez pour le plus grand imbécile parce qu'ils n'ont pas cette lumière et qu'ils ne connaissent pas la valeur de la générosité. Tandis qu'un Initié sait que cela vaut vraiment la peine de donner, d'aider, d'être large et généreux, parce que c'est ainsi qu'on se libère. Donc, donnez, donnez même plus que la justice ne l'exige, car ainsi vous vous libérez plus rapidement.

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov
Le Bonfin, France, 29 Septembre, 1963
Les lois de la morale cosmique, Oeuvres complètes, © Éditions Prosveta

 

www.prosveta.com

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