Mourir,Renaître dans l'Au-Delà

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Qu’est-ce que la mort ?

La mort, un passage nécessaire

En quittant le plan terrestre, l’esprit se débarrasse de son outil, le corps physique.

Devant cet organisme sans vie, certains parlent de fin définitive. Mais la mort n’est que le nécessaire abandon d’une enveloppe, afin de passer sur un autre plan.

On ne meurt donc sur terre que parce que l’on doit se rendre sur un autre plan. Et, ce qui est vécu comme une séparation et une fin par ceux qui restent sur le plan terrestre est ressenti en haut, par ceux qui sont sur le plan qui va accueillir l’esprit, comme des retrouvailles et un début.

C’est ce qu’a admirablement exprimé de manière imagée, le poète anglais William Blake (1757-1827) :

«Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin, et part vers l’océan
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à mon côté dit : “Il est parti !”
Parti vers où ? Parti de mon regard, c’est tout.
Son mât est toujours aussi haut.
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit :
“Il est parti”, il y en a d’autres qui, le voyant poindre
À l’horizon et venir vers eux, s’exclament avec joie :
“Le voilà !”
C’est ça la mort.»

La mort est donc une transition, le début de quelque chose de nouveau. On peut même parler de naissance, puisqu’en arrivant sur un nouveau plan, l’esprit est un nouveau venu, un nouveau-né à la vie de ce plan.

«Le processus même de la mort n’est rien d’autre que la naissance dans le monde de matière subtile ; il est semblable au processus de la naissance dans le monde de matière dense», peut-on lire dans le Message du Graal (tome 2, conférence 30). Mourir pour renaître est une nécessité tout à fait naturelle. La chenille dans son cocon doit aussi «mourir» pour devenir papillon. Si la nature agissait comme le désirent ceux qui voudraient qu’on ne meure jamais, les chenilles resteraient chenilles, et il n’y aurait jamais de papillons. «Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits», peut-on encore lire dans la Bible (Jean 12,24). L’existence globale de l’esprit humain est constituée de séjours successifs sur des plans différents, qui sont comme autant de périodes d’apprentissage, ou de classes, dans la grande école de la vie. Et si la vie sur terre nous semble si importante parce que nous la vivons actuellement, elle n’en est pas moins qu’une séquence parmi toutes celles que comprend l’existence globale de notre esprit. D’ailleurs, lorsqu’on considère le nombre de sous-plans de l’au-delà, donc de séjours différents que nous pouvons y vivre, la durée totale de ceux-ci doit dépasser très largement la durée de nos séjours sur terre.

La mort est voulue du Créateur

Faisant partie des événements prévus par la nature, par conséquent par le Créateur de la nature, la mort est voulue de Dieu.

Mais Dieu étant par essence Amour, la mort ne peut en soi être mauvaise, effrayante, douloureuse et injuste, comme elle est si souvent considérée à tort.

Si elle effraie tant de gens, cela n’est-il pas dû au fait qu’ils ignorent ce qu’elle est, comment elle se déroule, à quoi elle correspond et ce qui vient après ?

Cette ignorance découle du fait que les questions sur la mort sont généralement abordées avec l’intellect plutôt qu’avec l’esprit. Les facultés intellectuelles sont issues de l’activité du cerveau qui, étant de matière dense, n’est capable de saisir que ce qui est de matière dense comme lui. En effet, d’après la loi de l’affinité déjà citée, un genre ne peut reconnaître que son semblable.

Tout ce qui dépasse son genre – comme l’au-delà, l’esprit immatériel et Dieu – le cerveau ne peut le saisir, étant donné qu’il s’agit de genres qui lui échappent. Il les considère par conséquent comme n’existant pas. D’ailleurs, après la mort, le cerveau se décompose et retourne à la terre. Il ne fait jamais l’expérience de l’au-delà comme le fait l’esprit.

Les recherches et réflexions sur la mort, effectuées en utilisant uniquement le cerveau et ses facultés intellectuelles aboutissent obligatoirement à la conclusion que la mort est une fin et une destruction. En effet, seule l’existence du corps est envisagée. Or celui-ci se décompose avec la mort et cesse d’exister. Et lorsque la preuve d’une éventuelle vie après la mort est demandée, ce sont toujours des preuves matérielles qui sont exigées. Or, la matière dense ne peut fournir des preuves pour des choses qui existent en dehors d’elle.

Par contre, lorsque quelqu’un utilise son esprit et les facultés intuitives qui en sont issues, il peut comprendre ce qu’est la mort. Il la ressentira comme juste et nécessaire, parce que l’esprit immatériel est capable de saisir la partie immatérielle de cet événement.

Mais s’ouvrir intuitivement est le fruit d’un vouloir. Il faut que la volonté de s’ouvrir à une autre manière d’aborder les choses soit présente. Une ouverture spirituelle est nécessaire.

Christopher Vasey/Extrait du livre Mourir, c’est naître dans l’au-delà, pages 76 à 80

La Vie Continu/Hommage à Chico Xavier

NOUVELLES CONCEPTIONS DE LA MORT


Le mystère de la mort n’existe pas pour celui qui s’éveille sur les différents plans de conscience.

Naître, c’est commencer de mourir, Et mourir, c’est commencer de naître.

Il appartient à tous de cesser d’être comme des petits enfants paralysés par l’émotion et la peur devant
le phénomène naturel et inévitable de la mort. Savoir aider les autres et soi-même face à cet épouvantail est un impérieux devoir.
Si l’on considère la mort comme un changement de forme et d’état, un changement de vie, le
phénomène perd de son terrible caractère. Jésus ne disait-il pas : “Je vous le dis, en vérité, à moins de naître une seconde fois, nul ne pourra entrer dans le royaume de Dieu.”

La mort n’est qu’un changement d’état, une évolution d’un plan inférieur à un plan supérieur moins
limité. La mort n’est pas une sanction, c’est un pas à franchir, une porte qui s’ouvre, une nouvelle espérance
qui s’allume. La mort dans l’âge d’or n’est plus ce terrible squelette armé d’une faux, tranchant par centaines les
têtes des pauvres humains emplis de crainte à ses pieds. La mort est un pas vers l’avant, un pas vers la lumière, un pas vers une nouvelle espérance, celle de se former aux lois du nouvel âge et de renaître dans la matière, les yeux ouverts, l’esprit clair sur les
réalités nouvelles. Dans l’âge d’or, la mort n’entraîne ni peur, ni crainte, ni tristesse, ni déification, mais permet l’évolution
pour monter toujours plus haut. Ce qui est né est condamné à mourir, car la mort fait partie intégrante de l’évolution des règnes.

La mort n’est qu’un changement d’état. Elle favorise la lente évolution du minéral au végétal, du végétal
à l’animal, de l’animal à l’humain, de l’humain au divin, du divin à l’Absolu, de l’Absolu à l’au-delà de
l’au-delà. La mort ne doit plus terroriser les consciences des âmes. Elle est une évolution d’un plan inférieur à un
plan normalement supérieur. Ceux qui stagnent à un niveau d’évolution redoutent la mort, mais ceux qui toujours avancent à
chaque étape de degré en degré, pour arriver à la Divinité réalisée, ceux là ne redoutent jamais la mort,
ils l’accueillent comme une nouvelle naissance dans un monde dont ils ont eu la prescience et qui ne
les terrorise plus.

Le corps de chair n’est que l’enveloppe de l’âme, immortelle conscience cheminant de vie en vie pour se
perfectionner et tenter d’atteindre la fusion en Dieu. La mort du corps n’est donc qu’un changement de plan de conscience; L’âme évolue dans le plan astral, puis accède au plan céleste pour transcender toute notion de cieux . La mort est le passage du corporel
à l’éthéré de plus en plus fluide. De même, la réincarnation ou renaissance dans un nouveau corps s’effectue de plan en plan, des
énergies de l’absolu, par étapes, jusqu’à la matière solide d’un corps physique. La mort est un principe équilibrant la Création.

Elle n’est donc, en elle même, qu’un changement d’état, le corps physique étant le manteau plus ou
moins usé que l’âme rejette en fin d’incarnation, pour en prendre un nouveau.
“ L’âme incarnée rejette les vieux corps et en revêt de nouveaux, comme un homme change un vêtement
usé contre un neuf.” (Bhagavad-Gita)

L’échelle des règnes est soumise dans son ensemble au principe de la mort, permettant d’accéder d’un
stade inférieur à un stade supérieur d’évolution:
- Les esprits des pierres mourront à l’état de minéral pour renaître à la condition végétale.

- Les esprits des végétaux mourront à l’état de végétal pour renaître à l’état supérieur des
animaux.

- De même, les esprits des animaux auront tendance à s’individualiser de leur âme groupe
respectives pour accéder à la condition humaine.

- Les âmes individualisées du règne humain s’engageront alors dans un cycle d’incarnations
successives, entrecoupées d’un intermède plus ou moins prolongé dans le plan astral, le plan céleste et
les plans mentaux inférieurs et supérieurs.

Le but de ces incarnations successives est d’amener l’âme humaine à la fusion dans l’Absolu.

Dans l’âge de Diamant, le principe de vie est en total équilibre avec le principe de mort. Les oppositions
absurdes entre les deux principes sont abolies, la mort perd son caractère effrayant et destructeur. Elle
est démystifiée pour être remplacée dans un cadre temporel et cyclique.


Extrait de “la Doctrine de L’Aumisme” S. HAMSAH MANARAH
Editions LE MANDAROM

 

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