Par L'Esprit Du Soleil

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Je vous présente quelques extraits de ce merveilleux livre ''Par L'esprit du Soleil'' qui m'a inspiré et nourrit...Laisser simplement les mots vous habités et ceux qui seront pour vous,vous les ressentirez en votre coeur sinon vous les rejèterez...Bonne Lecture!

Texte de l’âme de Yeshua (Jésus)transmis par Anne et Daniel Meurois-Givaudan

Par L'Esprit Du Soleil
Dédicace
À la planète Terre et à ses habitants nous dédions les heures de silence par lesquelles ces pages ont été transmises.Il reste à chacun, maintenant, en son âme et conscience d’apprécier ou de rejeter le contenu de ce livre, d’en admettre ou non l’origine.Au-delà des discussions, puissent ces pages vous inspirer une Paix, et une volonté de vous retrouver à travers les instants de silence que nous avons eu le bonheur d’accueillir en nous… sans chercher à juger.Les droits d’auteur de ce livre seront intégralement reversés à un ou des organismes ayant pour but l’établissement de la Paix et la diffusion de la Lumière dans le monde...Anne et Daniel Meurois-Givaudan

5690Chapitre I  

 L’attente...

"Amis, vous qui désormais allez m'écouter, n'écoutez pas un maître, ni une voix qui dicte ou énonce des sentences... n'écoutez pas cette voix pour fuir, pour vous sauver d'un monde qui effraie vos regards. N'écoutez pas mais entendez, entendez des mots qui ne seront pas des mots, des paroles qui ne seront pas des paroles; entendez le bruissement d'une source qui sera la vôtre, entendez le rugissement d'un torrent qui est en vous-même.N'adhérez pas au Verbe qui s'écoule par ma voix comme on s'accroche à la clé qui,croit-on, va ouvrir toutes les portes. Le Souffle à retrouver c'est le vôtre, les serrures à dissoudre sont de vos forges. Ma voix, c'est la vôtre que vous ne savez plus entendre, c'est celle de l'interprète de vos cœurs. Si la poésie et le chant l'habitent c'est parce que ceux-ci demeurent en vous ; si le glaive y tient aussi sa place c'est parce que son tranchant connaît l'appel de vos consciences engourdies. N'adhérez pas à la force qui s'écoule de ma voix comme on s'engage dans le parti d'unchef, d'un prince ou d'un patriarche. Elle ne demande pas à ce que l'on soit pour elle ou contre elle...

Elle est ...tout comme au fond de vous-même vous êtes,en dépit des vents et des marées,des soleils et des lunes qui passent.Ainsi, amis, vous ne serez pas de nouveaux croisés. Il n'y a plus de tunique à revêtir à l'image d'une bannière, plus d'armes à fourbir pour contourner l'obstacle, une fois encore. Il n'y en a jamais eu que dans le rêve dont il vous faut aujourd'hui trouver l'issue.De qui donc viennent cette voix qui résonne en vous et cette lumière où se noient vos regards ? Qui suis-je ? Vous voudriez une signature illustre ? Mais pour nourrir quelle bouche ? Pour entretenir le feu des vieilles espérances floues ? Pour exacerber celui des imaginations ou pour fortifier le ronronnement de ceux qui croient savoir ?Si les hommes veulent une signature illustre pour stimuler leur esprit et raffermir leurs pas, alors les Temps leur en envoient une... mais qu'ils sachent qu'elle n'a, avant tout, pas d'autre but que de les pointer du doigt. Elle les pointe du doigt, non pas comme un juge le ferait, simplement pour leur rappeler la stricte direction. Elle les pointe du doigt avec un amour dont vous n'avez pas idée, un amour où aucune mièvrerie, aucune molle tiédeur n'a place, un amour qui est énergie et volonté. C'est par l'amour-action, l'amour-volonté que vous vous rebâtirez, vous tous... et la Terre et le Ciel !

L'ami qui vous parle est celui qui fut mis en croix sous Pilate et qui porta pour un temps le nom de Jésus.Voilà qui je suis... mais aussi et avant tout, un frère qui s'est engagé sur le chemin un peu avant vous. C'est ce nom-là, celui du frère qu'il vous faut retenir, non celui du maître figé sur les croix de pierreries et les images pieuses. Celui-là, dont l'effigie est depuis longtemps pétrifiée, n'a plus sa raison d'être; il est mort avec les soifs de pouvoir, sous l'emprise des égoïsmes et des intolérances ; il s'est desséché sous l'étreinte des faussaires.Pourtant, je vous l'ai dit, ce n'est pas en juge qu'aujourd'hui je vous reviens. C'est en souffle de vent pour redresser la flèche dont la course est devenue aveugle. Ce souffle que je suis n'a rien d'une brise qui passe et n'a pas que la force de cette lumière ou de cette voix qui s'exprime. Il a revêtu un corps de chair pour mieux aimer votre sol et comprendre davantage votre firmament.Mais qu'importe ce corps par lequel j'agis, qu'importe ce qui fut mon nom et ce que l'on dit de lui, qu'importent enfin les réactions de scandale ou de rejet que ces mots déclencheront.Ma parole ne demande pas à être reconnue et honorée. Elle n'est qu'un rayon dans un si Grand Soleil ! Qu'importe donc enfin la signature que les hommes voudront bien lui accorder. Derrière l'ombre de chaque nom, au-delà de ce qui s'y cristallise, rayonne toujours la même Lumière qui n'a pas de commencement, pas de fin.

Aussi, prenez ces paroles que je vous livrerai, non comme celles de celui dont on a fait le "Fils Unique", mais comme celles d'une conscience ayant appris à aimer un peu plus, au point de faire corps avec la Conscience.Donnez-lui tout autre nom, à l'auteur de ces paroles si cela apaise vos émotions et bride votre imagination. Je vous le répète : peu importe ; vous ne serez pas sur un chemin d'erreur car ce qui s'exprime par ma voix est depuis toujours présent en chaque homme et est un peu de chaque homme.Depuis le début de ce siècle, tant de choses ont été écrites et clamées sur ma nouvelle venue. À quoi sert d'entrer dans les polémiques ? Serait-ce afin de vous dire: ceci était vrai,ceci était faux ?Sachez simplement que je suis parmi vous... En cette ville ? En une autre, au cœur du désert ? Bien plus au Nord ou loin à l'Est ? Cela compte bien peu en vérité, car pour agir avec moi, vous tous, vous n'avez nul besoin de m'appeler du nouveau nom qui m'est donné par mes parents de chair, nul besoin de connaître la ville que je parcours quotidiennement. Mes pas se portent bien au-delà des frontières, ma véritable peau revêt toutes les couleurs...

Sans doute vous a-t-on dit que j'étais né au sein de telle communauté, dans tel pays. Ne vous préoccupez pas de vérifier la justesse de ces affirmations. Est-ce donc si important ?Désirez-vous une fois de plus, vous les hommes, passer à côté de l'Essentiel ? Quand bien même je ne serais plus de cette Terre, mon cœur vibrerait encore dans le vôtre. C'est cela qu'il vous faut savoir.Si je suis à nouveau parmi vous sous ce soleil, c'est néanmoins qu'il me faut poursuivre un tâche commencée il y a bien longtemps, une tâche dans laquelle l'esprit fait corps avec la chair et par laquelle les nations n'en feront plus qu'une. Une nation est un être total, une âme, et il y a des âmes, toutes gorgées d'antiques procès, qui n'ont pas encore posé leurs inutiles bagages.Ma parole d'hier a si souvent servi de boute-feu à ceux qui se sentent loups alors qu'il y a des plaies à panser ! Pour tout cela j'agirai derrière le voile aussi longtemps qu'il le faudra; ne me cherchez donc pas, vous y perdriez la chance de vivre cette heure et d'agir en cesTemps.Je suis « venu » à nouveau non pour rassembler des fidèles mais pour que les hommes soient fidèles au rassemblement que leur cœur réclame.

Je suis venu à nouveau non pour restaurer ou bâtir une Eglise mais pour abattre des murs. Murs de pierres et de barbelés, murs d'égoïsme, murs d'intolérances, muraillesd'inconsciences et de peurs !Tout sera miné, tout s'effritera... C'est pour cela aussi que vous êtes tous requis, que vous avez choisi cette heure au cadran du Temps pour venir en ce monde, afin de mieux enunir avec vos propres contentieux...Mais ne vous trompez pas, amis, c'est d'un travail d'amour dont je vous parle ; c'est d'un grand élan sans regret ni amertume dont il s'agit. Vous avez tout à repenser, c'est cela aussi que je viens vous dire. Cela signifie que pour rebâtir il ne vous faut plus le mêmeciment. N'avez-vous pas compris que la notion de "l'autre" se désagrégera tôt ou tard car elle est celle des individualismes et de la couverture tirée à soi ? Vous tous, hommes et femmes dela Terre, êtes un seul être. Ceci n'est pas une image mais une réalité. Vous êtes un seul être dont chaque cellule s'est mise à penser, à marcher séparément des autres au point de faire de laDissociation un véritable phare, une sorte de loi incontournable.La Dissociation est l'enfant de l'orgueil qui étouffe l'humanité entière. Cette racine-mère de toutes les limitations, celle qui vous fait croire que vous êtes plus que votre voisin, je suis aussi venu vous dire qu'on ne la tue pas mais qu'on la laisse se dessécher, se prendre elle-même à son propre piège de soif inextinguible et de possessions éternellement inassouvies.

Ily a des sources auxquelles chacun n'a que trop bu et dont il faut perdre l'accès.Amis, je vous convie donc à oublier les vieux itinéraires... Il y a des cartes si belles et aux si beaux sentiers sur lesquels vous n'avez encore jamais posé le moindre pied ! Je ne suis pourtant pas venu vers vous tel un magicien doté de sa baguette. Nul ne vous offrira unmonde meilleur, aucun de mes frères non plus ne vous fera miroiter quelque rêve soi-disant à portée de main. Ce que vous aurez sera ce que vous serez et ce que vous serez sera ce dont vous vous souviendrez. Y a-t-il de plus grand secret que celui-là ?"Est-ce tout ?", dites-vous... Et pourtant, c'est bien ce tout qui paraît si peu qu'il faut voir comme le noyau de tant d'égarements. Celui qui vous parle ne sera jamais assis sur untrône face à vous, entouré d'une cohorte de serviteurs zélés colportant aux confins de l'univers sa vérité statufiée. Il ne vous donnera pas la clé d'un palais ni l'accès insouciant à un royaume.II veut que vous créiez, que vous expansiez tout cela de votre seul cœur, dans la logique d'un inspir et d'un expir.Etes-vous prêts pour une telle tâche ? Voilà ce que je vous demande. Mais aucune force n'attend de vous un "oui" si vous n'êtes pas profondément ce oui, c'est-à-dire si vous n'êtes pas convaincus qu'un grain de sable porte en lui-même toute la quiétude, la force,l'étendue et la beauté de la plage dont il est issu. L'univers a davantage besoin de ces grains de sable que de grands prêtres aux vagues sermons.L'heure des sermons est révolue... et si la voix de quelques uns résonne toujours plusque celle d'autres, c'est seulement parce que certains grains de sable se sont laissés embrasser par l'immensité des flots depuis plus longtemps...C'est l'orgueil qui fait qu'une âme ne veut pas se laisser embrasser... et l'orgueil est l'enfant premier du libre-arbitre.

Le choix ! Voilà le piège mais aussi le joyau ! Le choix !Chacun des hommes de la Terre peut donner des leçons et peut tout s'approprier. Chacun d'eux est capable de dispenser la vie, de l'entretenir et de la reprendre. Cependant chacun d'eux sait-il pourquoi et comment cela est ainsi ?Alors, à tous ceux qui auront le courage d'écouter mes paroles et de dénouer l'écheveau de leurs propres raideurs, je demande d'abord un peu de silence, petite perle d'honnêteté, de simplicité. Car lui aussi, et peut-être d'abord, conduit à l'authenticité.Tous ces mots que je vous livre et que je vous livrerai désormais, je les voudrais de silence, de ce silence vivant qui ne fait pas peur, mais qui célèbre les retrouvailles avec soi.Lui seul est l'universel langage. N'y voyez pas une solitude, pas un vide, car il est une corne d'abondance où même ceux dont le cœur s'est emmuré peuvent espérer trouver refuge et espoir.Les mots de silence ne sont pas des mots de néant... pleins de vide... Ecoutez-les bien,regardez-les, voyez comme ils sont au contraire pleins de Souffle... Votre nouveau ciment...un Souffle capable de faire déferler une vague comme vous n'en avez jamais vue... sur la plage ! Par ces mots, je m'adresse à tous, bien au-delà des cercles occultes, loin des querelles partisanes des ésotérismes où se reconstruisent les barrières des Eglises.Ce qui pouvait et devait être parfois voilé hier encore n'est plus guère à dissimuler aujourd'hui ni à garder jalousement.

L'heure est venue de distribuer les perles ! Ne craignez pas qu'elles soient souillées et dilapidées, chacun ne reçoit que celles qui sont visibles à ses yeux et que ses mains peuvent recueillir.II en est de si translucides que seuls les yeux de cristal eux-mêmes peuvent lesappréhender. Que tout soit donc à la disposition de chacun. Il n'y a d'âme fermée que celle qui refuse aux autres l'accès total et permanent à la Vie.Ainsi, je ne vous parlerai pas le langage de quelques uns qui ont beaucoup lu, parce que la dernière page d'un livre est tournée et qu'un autre se présente, parce que enfin, après avoir trop lu on oublie souvent la qualité des blancs et des silences entre les lignes ou les mots.Je sais trop bien qu'il y en a parmi vous qui après avoir refermé le recueil où mes paroles seront consignées s'écriront avec amertume : " Etait-ce donc tout ce qu'il avait à nous dire ?"Oui, je sais qu'il y en aura encore parmi vous, tout comme il y en a eu voilà deux millénaires et bien avant aussi. Ceux-là, sans toujours le reconnaître, attendent un type de merveille qui touche seul leur corps d'émotion, une somme de révélations qui nourrit leur mental jusqu'à l'indigestion.Il en est des corps de l'âme comme de l'estomac, il y a des temps pour les laisser au repos.

La vie est respiration ; elle progresse aussi bien par un certain vide que par un certain plein. La nature purement mentale et émotionnelle des hommes a fait le plein au fil des millénaires passés. Qu'elle se vide donc maintenant, et le cœur pourra croître ! Il est le ferment de la vie, le point de résolution des contraires, le maître-dissolvant des impasses. Cen'est donc pas à ce qui satisfait habilement les appétits de l'ego que je veux m'adresser... et tous ceux qui parlent en mon nom juste tiendront le même langage.Votre ego, c'est ce que vous savez ou pouvez savoir de vous-même par le reflet d'unmiroir ou celui d'un travail mental. C'est aussi le moteur de chacune de vos pulsions, c'est la fragilité de votre être qui ne se répand pas seulement dans les pleurs mais se cache aussi au fond de la révolte et de la violence.


Votre ego, c'est la barque des illusions, cette partie de vous-même qui ignore son gouvernail suprême... non pas quelque dieu manipulateur du destin et extérieur à elle, mais son centre même, son centre-source qui lui demande de revenir, existence après existence,dans l'océan de la vie jusqu'à ce qu'elle ait pu dresser son mât et hisser la voile.C'est pour entretenir votre cœur, ainsi que le rythme du Temps le veut, que je prends la parole.Vous le savez, vous l'avez lu, vous l'avez entendu, il est mille bouches qui ont annoncémon retour en ces jours de révélation. Que de confusion, cependant ! Il me faut donc, amis, préciser ce qu'est ce retour. Ce n'est pas, en premier lieu, un véritable retour car je n'ai jamais quitté votre monde, pas même le temps d'un battement de cil.Il y a une Terre dans l'âme de votre Terre... qui est la Terre-essentielle, et c'est là que je réside hors de tout habit de chair. Cependant sachez que plus d'une fois mes pas ont foulé votre monde depuis que je fus porté en croix. J'ai aimé le relatif silence de ces vies passées parmi vous, à oeuvrer dans le soleil d'une pénombre. Les tâches souterraines aèrent le sol. Le compost que l'on dépose à l'air libre ne représente pas le seul agent de croissance.

En second lieu, vous devez désormais comprendre que mon retour, ou ce que vousappelez comme tel, n'est pas la réapparition de "Celui qui vient". Mon corps, mon âme ont agi par Lui plus que par ma propre conscience afin d'entreprendre l'œuvre d'épuration demandée par votre humanité.Le Seigneur-Christ est désormais plus que jamais présent en moi depuis ces jours mais vous ne devez pas L'identifier à moi dans le sens où nos personnalités sont encore distinctes.Il était la Lumière qui transparaissait dans mes mains, le Verbe qui jaillissait de ma bouche et le Souffle exhalé sur la croix. Aujourd'hui, c'est Lui que vous attendez à nouveau. Ilne sera plus présent en ma chair mais, avec ma chair, accompagné de cent autres, je Lui prépare le chemin. J'agis ainsi que le Baptiste le fit. De même vous pouvez agir.Par ces paroles, je ne renie pas les Eglises qui ont semé puis entretenu la confusion.Elles avaient leurs raisons que leur cœur n'était ni assez lucide ni assez fort pour dominer. Neles accusez pas. Elles ne sont rien d'autre que le reflet de ce que vous avez tous été pendantces deux derniers millénaires. Il en est des patriarches comme des monarques ou de tout autre gouvernant, ceux-ci portent en eux le reflet des hommes de leur temps, ils sont habités deleurs forces et de leurs travers.

Il y a toujours eu et il y aura toujours une complicité inconsciente entre le gouvernail d'un peuple et le navire que représente ce peuple. Cela peut choquer à un premier degré de compréhension, mais c'est pourtant ainsi. Les peuples et l'humanité entière représentent un seul être, ils sont comparables à un corps et à son âme quirécoltent le fruit de leurs semailles.Cela n'apporte aucune excuse aux mensonges, aux exactions ni aux abominations qui sont perpétrées en quelque nom que ce soit. Cela permet simplement de comprendre...Quoi qu'il en soit, je vous l'affirme, ne jetez pas la pierre à ceux que vous savez ou pressentez avoir entretenu la falsification, la dissimulation et, plus souvent même qu'à leur tour, la violence...

Qui sait si quelque inquisiteur ne remue pas encore au fond de vous ?... Si quelque croisé aveugle n'est pas prêt à brandir à nouveau l'épée contre les Maures ? Qui sait ce que vous vous laisseriez encore être ?Avec ce que votre cœur a découvert ou est en passe de découvrir aujourd'hui, il vous est demandé de ne plus reproduire les éternels schémas des éternelles guerres. Il n'y a pas de guerre, pas de querelle même qui soit sainte. Comment peut-on allier semblables mots ? Ainsi,n'entrez pas en lutte contre les Eglises dont vous sentez ou entrevoyez les limitations. Il vous est demandé au contraire de vous défaire de vos armures.L'Amour et la Sagesse que j'attends de vous sont par essence tellement plus forts quetoute écorce protectrice. Celui qui revêt une cuirasse pour se protéger ne s'imagine-t-il pas déjà, bien qu'il s'en défende, avec une arme à la main ? Dès que l'on brandit un bouclier, on appelle une épée. Ainsi, quiconque nourrit une polémique attise le feu de mille arguments et prétextes partisans. Vous voulez faire croître une autre vie, une autre façon de recevoir son don et d'avancer vers l'éternité?Alors cessez, dans votre soif de vérité et de paix, cessez d'être des guerriers...

Vous ne faites que parler de défaites ou de victoires derrière des termes déguisés, pourtant la vie n'estun combat que dans la mesure où vous la pensez ainsi.La volonté de se battre est toujours une manifestation de votre personnalité inférieure.Celle-là ne sait voir que par ombre et lumière: Elle tranche sans aimer d'amour. Toutes les causes paraissent justes à ceux qui les épousent.La volonté de progresser, voyez-vous, est différente de celle du combat. Elle ne dresse pas des lances contre elle-même, par le désir inavoué et pervers de mesurer son orgueil et sa soif de domination. Elle est celle du jour qui se lève et se déploie sans se soucier de rien d'autre parce qu'il sait que la lumière est sa nature et que par elle il renaîtra toujours.Je ne vous dis pas, amis, d'attendre que "tout se passe" dans le meilleur des mondes. Je vous dis au contraire comme le jour, levez-vous ! Si vous avez la volonté de lâcher vos armes,c'est-à-dire de désarmer d'abord votre mental et votre langue, que ce soit pour ramasser à même le sol un simple bâton de pèlerin... car c'est bien un pèlerinage que vous allez entamer !Que vous le fassiez à mes côtés ou à ceux d'un autre frère importe peu. Si le mauve vous sied mieux que le bleu, cela est bien ainsi... Les différences sont des richesses, des sujets de réflexion, des chances de grandir, non des motifs de conflits !La Révélation faite à l'humanité par la Divinité n'est jamais totale ni définitive.

Elle demeure à l'image de l'univers des univers, en perpétuelle expansion. Rien n'a jamais été dit par le Père Céleste qui ne soit plus vrai ; par contre beaucoup a été dit par les hommes usurpant l'autorité du Père.La véritable Révélation continue ; elle se faufile inlassablement à travers les méandres des civilisations, elle y imprime son cours de façon irréversible et si puissante qu'aucun humain ne peut entrevoir les sommets de beauté qu'elle atteindra.Le matérialisme le plus étroit, l'athéisme le plus rigide, sachez-le, font partie de cette même grande Révélation. Ils sont des états que l'âme doit expérimenter. Ils sont aussi des moments de révolte permis par la Grande Force pour que la pensée se structure différemment et s'explore un peu plus elle-même, jusque dans ses impasses. Le choix, la liberté totale, je vous l'ai affirmé, sont les joyaux les plus purs qui caractérisent ce grand cycle de vie. Ainsi, la négation de la Divinité par une partie de l'humanité est également une phase, un instant important véhiculé par la Révélation. Il est ainsi permis à l'homme de contempler ce qu'il y a de plus monolithique en lui et d'en tirer les leçons.

Si vous avez commencé à comprendre toutes ces choses, rien de ce qui se passe sur cette Terre, et dans les Cieux, ne doit vous effrayer ; par contre, tout doit vous faire lever. Il n'y a rien qui soit immobile, tout est apprentissage. J'ai pour tâche de vous enseigner davantage encore le regard qui permet de mieux voir cela. C'est un regard, vous le savez, qui est loin d'être celui d'un spectateur, il n'est pas celui de l'acteur non plus mais celui de l'Action elle-même. Voilà pourquoi aussi je demeure à nouveau parmi vous avec une joie si profonde."

Chapitre II

Votre corps est tout lumière...

"Amis... amis, ... avez-vous jamais bien compris combien des amis étaient de vrais compagnons d'âme. Partager le pain de l'âme... c'est déjà commencer à entamer le pain de l'esprit. Voilà le festin auquel je vous convie. Mais attention, amis, que le corps du soleil ne vous fasse pas oublier celui de la Terre ! En découvrant de nouveaux horizons trop d'hommes négligent les sentiers qui les ont portés jusque là et aidés à être ce qu'ils sont. Pourtant,sachez-le, éternellement vous pouvez avancer vers d'autres contrées sans pour cela refermer les frontières derrière vous. De vous seul en réalité dépendent frontières et barrières. Une frontière naturelle n'est pas une frontière, c'est un signal, rien d'autre que l'intervalle entre deux notes de musique rien d'autre que cette frange imperceptible où se mêlent deux teintes dans un arc-en-ciel... Quand le mauve devient-il rose et quand donc le jaune du bouton d'or se transmue-t-il en safran ? Nul oeil ne saurait le dire. Seul l'arbitraire tranche et fige une frontière. L'arbitraire établit des limites, il les invente à une place fixe, parce qu'au-delà des limites son regard s'égare, parce qu'il y a l'inconnu, le mobile, l'informel, c'est-à-dire la peur...Voici donc que je vous propose d'amadouer la peur, non pas de la combattre, mais de vous en faire une alliée en apprenant ce qu'elle est. Ce qu'elle est, c'est tout simplement un peude vous-même, un reflet non avoué de votre ignorance. Que pouvez-vous craindre si ce n'est votre incapacité à comprendre une situation puis à en admettre l'enseignement ?

Le refus de reconnaître en soi l'ignorance, voilà la première manifestation de l'immobilisme, c'est-à-dire le masque de la seule mort qui soit concevable.La Grande Vie est la négation même de l'immobilisme ; cela représente une vérité incontournable, y compris dans ce que les manifestations de cette vie paraissent avoir de plus stable. Ainsi, toute frontière qui semble naturelle et paraît répondre à la logique est l'aveu qu'une parcelle de nous-même que nous voulons étendre à notre monde, se réfugie encore dans l'immobilisme.Jamais immobilisme ne signifiera stabilité. La stabilité n'est pas une fixité mais un équilibre, un juste mouvement de va-et-vient entre la chute et la station verticale, un mariage d'amour entre ce qui paraît être le noir et le blanc. L'action de marcher, voyez-vous, se résume à ce mariage sans cesse renouvelé entre l'avance et la chute, mariage de la volonté centrée en elle-même. S'il en est ainsi sur le corps de cette Terre, il en est de même dans les mondes que vous appelez immatériels. Les frontières y sont vos propres créations, les résultantes directes de vos mises en scène. Les voies de communication entre le formel et l'informel, le dense et le subtil, ont toujours été ouvertes à celui qui était lui-même ouvert car, en vérité il n'y a pas de différence entre les deux rives du fleuve, les possibilités de bonheur y sont par essence les mêmes.

Le dense est le champ de croissance du subtil, tandis que le subtil est le germe qui offre au pesant sa chance de vie, sa promesse d'affinement. Comprenez cela au-delà des mots que votre langage me permet d'utiliser. Mûrissez-le et faites-le ressentir plutôt que d'en tenter l'explication par des concepts accessibles à quelques uns seuls.Ainsi, ne méprisez rien, ne rejetez rien. Ne faites pas comme ceux qui, découvrant avec émerveillement les beautés des autres mondes, décident d'ignorer les splendeurs de celui-ci. Voudriez-vous concevoir un enfant qui refuse sa mère pour courir à toutes jambes vers son père ? La nourriture de vos champs peut être aussi grande que celle du soleil de mon Père. Elle attend simplement que vous la redécouvriez, que vous renouiez avec elle, que vouslui rendiez enfin ce qui lui appartient, c'est-à-dire sa dignité, sa noblesse, ce grain de vie qui mène aussi au centre de Tout.Tout est question de nourriture, dans cette vie, le long de cette voie que vous découvrez aussi... Je dis bien "que vous découvrez" car parmi vous qui m'écoutez il en est encore trop qui se sentent prêtres et docteurs aptes à raisonner de tout.Tout est question de nourriture et c'est d'elle dont je vais commencer à vous parler,d'elle dans ce que vous lui voyez de plus lourd, de plus quotidien. Je dois vous en conter les beautés, je dois aussi vous conter le trésor qu'elle peut vous aider à cultiver car, en vérité elle est sacrée....

Pour vivre, amis, chaque jour vous mangez... ou plutôt vous croyez manger. En réalitévous ne faites généralement qu'ingérer ou qu'engloutir... Par cela, tout d'abord, par cet automatisme, vous ne vivez pas, mais vous existez... Le potentiel de la vie de votre corps ne réside pas simplement dans la nourriture absorbée. Il ne se perpétue que par la conscience que vous y mettez. Ainsi donc, la première des prières que vous puissiez offrir à la Vie, est devous nourrir en conscience, c'est-à-dire en comprenant ce que vous mangez, ce qu'est au juste cette "chose" dont la substance s'intègrera peu à peu à la vôtre. Sans doute le savez-vous quand vous mangez un fruit, un peu de pain ou un fromage. Vous le savez, bien sûr, mais vous ne comprenez pas encore ou si rarement, ce que sont un fruit, du pain ou un fromage.Certains aliments représentent des symboles, mais ce n'est pas à eux que je fais allusion. Cen'est pas une forme de chair, même savoureuse que vous absorbez d'abord mais une danse inimaginable de particules de vie. Je n'évoque guère ces atomes qu'un microscope peut saisir mais ceux qui les imprègnent plus profondément encore et sur lesquels ils s'appuient.Cela, ce n'est pas l'infiniment petit, mais c'est l'infiniment présent, et cet infiniment présent, vous pouvez l'appeler aussi la Conscience de mon Père, de votre Père... Manger en conscience signifie donc, amis, proposer à votre être une union avec la force de Vie universelle.L'acte de manger ne se résume pas au fait de fournir du carburant à une machine, c'estaussi, et surtout lui, proposer le feu générateur d'une énergie capable de dresser en elle une véritable cathédrale !

Lorsque je dis "mon Père" et "votre Père", j'évoque la Puissance et l'Amour du Grand Créateur cosmique dont tout est issu, dont tout aussi est tissu. Car en vérité il n'y a pas une seule "chose" de ce qui existe, autour de vous ou en vous, qui ne soit partie intégrante de Son corps et le fruit de Son Esprit. Nous ne faisons qu'expérimenter la Vie en toute liberté sur le faisceau de Sa conscience. Tout ce que vous absorbez sort en germe de Son souffle et s'objective selon la conscience de l'humanité, son ouverture de cœur. Il n'y a aucune image en tout cela, seulement la formulation aisément compréhensible d'un principe éternel que votre science elle-même parviendra à concevoir.Ainsi donc, comprenez que chaque instant de votre vie peut être celui d'uneEucharistie. Vous absorbez le Tout à tout instant pour peu que vous en ayez la volonté de conscience. Débarrassez maintenant ce terme d'Eucharistie de son concept religieux, n'y voyez ni chair ni sang, voyez-y bien plus que cela, voyez-y cet inimaginable amour-énergie avec lequel tout un chacun a la possibilité de communier. La véritable Eucharistie que je suis venu instituer ou plutôt restituer à l'humanité est celle-là. Sachez savourer le goût et la force de l'instant présent car tout, génération et régénération, réside en lui. Tout est si proche de vous si vous ne vous acharnez pas par mille circonvolutions de vos appétits désordonnés à tout éloigner de vous. Le Père cosmique dont je vous parle est le Père-Mère de toutes les galaxies, l'Océan, l’Aîn-Soph auquel toutes les cultures font allusion.Cessez donc d'imaginer qu'il est si loin de vous puisque vous êtes réellement en lui,dans son corps, et que lui-même va se glisser jusque dans l'encre avec laquelle vous écrivez.Comprenez maintenant qu'il n'est pas ce Père que j'appelais sur la croix dans le corps de votre frère Jésus. Ce Père dont j'étais et dont je suis toujours l'un des ambassadeurs est l'interprète privilégié et l'éternel amant de la Terre-Mère que nous foulons du pied chaque jour...

Les anciens peuples l'appelaient le Melkisedech des Melkisedech ou le Manou de notre monde, la conscience directrice de son corps et de ses humanités. D'autres le nomment encore Logos planétaire car il est pour cette planète le point suprême qui capte puis redistribue les forces d'harmonie de notre univers, en provenance du Tout. Ne soyez pas troublés, amis, par ce que vous ressentez d'abord comme une différence ou une séparation. En vérité il n'y a pas un Père éternel puis un autre Père encore. Il y a l'Unique et ceux qui l'incarnent à divers degrés dans les milliards de galaxies... chacun de vous aussi représente un Père pour les millions de choses qu'il accomplit tout au long de sa vie. Ces choses, sans que vous le sachiez, constituent la substance, la matrice des mondes à venir dont il vous sera donné de parfaire l'éclosion dans des temps futurs.Ainsi, tout est créateur, tout est nourriture... vous-même serez nourriture pour le sol qui vous absorbera.L'heure n'est plus aux ascètes qui méprisent la substance vitale que leur est omacréclame. L'heure n'est plus davantage au gaspillage inconsidéré des aliments. Que chaque  corps ait sa juste mesure car la privation et la surabondance sont toutes deux des insultesfaites à l'harmonie. Un temple dont les bâtisseurs ont bâclé les murs par désintérêt n'est pas digne d'en être un. Un lieu sacré que l'on surcharge de dorures et de pierreries ne représente guère plus qu'un hommage à l'ego.Cheminer vers les mondes de l'esprit, amis, c'est d'abord commencer par ordonner leschoses du corps. Votre corps sera sale et vil si quelque élément de votre âme entretient détritus et bassesses. Par essence, je vous le dis, il est toute lumière.La recherche des aliments sains devient un idéal vers lequel chacun doit tendre.Depuis que le poison de l'inconscience a généré son chapelet de poisons chimiques, une telle quête devient vitale...


Sachez bien, pourtant, que cette recherche ne doit pas susciter l'obsession que l'on voit déjà se développer chez certains d'entre vous. Un édifice se détruit d'abord par sa toiture, par sa charpente, et votre toiture à vous, c'est votre confiance, votre charpente, votre volonté. Rien ne sert de choisir de grosses et solides pierres pour les murs si les eaux des ouragans intérieurs peuvent s'infiltrer entre elles. La confiance en la Vie omniprésente, la volonté de servir cette Vie et de la reconnaître en soi sont le ferment de l'amour... et un tel Amour, voyez-vous, élève l'impur jusqu'au pur, au cœur même de celui-ci. Cela demande un abandon de vos raideurs et de vos résistances jusque dans l'acte de manger. Je disais que les hommes engloutissent plusqu'ils ne mangent. C'est une autre habitude que la conscience engourdie s'est donnée afin de dominer ce qui l'entoure. On croit maîtriser et faire sien ce que l'on ingère, or rien dans l'univers n'est à maîtriser ni à s'approprier. Si vous voulez le combat jusqu'en vos entrailles,vous l'aurez... ce qui n'est pas aimé, ce qui n'est pas reconnu comme parcelle de vie, ce quin'est qu'utilisé est tôt ou tard appelé à se rebeller.Que vos dents et votre estomac ne détruisent donc pas, qu'ils n'extirpent pas d'une matière le suc que celle-ci ne demande qu'à offrir d'elle-même. Laissez cette offrande opérer son oeuvre, alors vous serez de nouveaux générateurs de vie. Vous êtes dotés, vous les hommes, d'une force incommensurable que vous pouvez rendre ennoblissante si tant est que vous le vouliez. Vous acharnerez-vous à opter pour son contraire ? Alors, vous-même deviendrez un "contraire" afin d'expérimenter toujours plus, désordres et disharmonies. Ce n'est pas la punition de ceux qui ne voient pas et n'entendent pas, mais le chemin logique qu'ils se tracent eux-mêmes jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus de se renier.Bien nourrir le corps, respecter ses contingences, tout cela aussi, soyez-en certains, est une forme d'amour.Je vous parle d'honorer, de préserver et de purifier, non pas d'entretenir quelque culte narcissique.Aucune chose dans toutes celles que ce monde engendre n'est impure en elle-même.Dites-vous seulement que votre cœur dispose de la liberté d'accepter ou de rejeter toutes les manifestations de la Vie selon sa propre capacité de sublimation.Les excréments eux-mêmes, que toute nourriture dense génère, ne méritent aucunmépris dès que l'on en comprend la fonction. Ils ne sont pas souillure mais transformation ; ils ne sont pas déchéance non plus mais plutôt potentiel de régénération. Ils sont le support de ce qui permet à la nature physique de se perpétuer puis de trouver un certain équilibre. Quelques peuples l'ont compris et non des moindres, qui en utilisent de petites quantités dans la préparation de remèdes pour la santé. Ce qui vous fait éprouver le dégoût dans ce domaine c'est l'analyse erronée de votre mental alliée aux pulsions incontrôlées de votre être émotionnel. L'état de pourriture et de décomposition sont des phases nécessaires dans l'aventure merveilleuse de la Vie qui vous est offerte. Vous êtes gênés dès que leur proximité physique frôle votre vue et cela est logique dès l'heure où vous prenez conscience de la nécessité de l'hygiène. Par contre, vous n'imaginez pas un instant que vous puissiez être gênés par les résidus nés de vos corps subtils. Les corps éthériques et égotiques de votre âme engendrent pourtant une réelle pollution qui, elle, peut jouer le rôle d'une sournoise gangrène.La pollution profonde se love davantage dans ces domaines que dans l'autre...

Mais soyons clairs, amis, que ces considérations sur un des aspects de la vie en votre monde ne voile pas la nécessité d'une grande hygiène physique. Si la matière en décomposition n'est pas vile par essence, elle ne peut être mêlée de près à ce qui se déploie sous le soleil. Voyez comme une plante vient à mourir si ses racines connaissent un contact direct avec le lisier. La juste attitude d'esprit est la corde qui depuis toujours vous a été tendue entre deux sommets.Ainsi, la propreté d'un corps fait partie intégrante de la nourriture de ce corps. Les grains de vie que vous nommez "prâna" ne cheminent pas uniquement jusqu'à vous par les matières que vous absorbez ou par les portes subtiles de l'organisme, vos plexus. Ils sont le fondement de l'air que vous appelez en vous par le moyen de la respiration. Si je vous dis maintenant que vous êtes analogues à un immense poumon, alors vous comprendrez mieux comment le prâna pénètre aussi en vous. Ce schéma est simple et connu depuis fort longtemps mais pourtant si imparfaitement conscientisé par l'humanité...Vous vous nourrissez donc un peu mieux chaque fois qu'en vous s'éclaire le jeu subtil de ces formes de vie. Se nourrir, amis, c'est avant tout accueillir de la lumière et, en s'unissant à elle, la pousser un peu plus loin sur son chemin alchimique. Dans une époque future,l'humanité terrestre découvrira les repas de "prâna" ; ce sera un pas de plus vers la transparence à laquelle je vous convie, tout comme le végétarisme peut en être un aujourd'hui.Ils ne sont pas des témoins absolus de la lumière intérieure, loin s'en faut parfois, mais il faut les voir comme le signal qu'une brèche a été pratiquée dans les habitudes et les pseudo-nécessités cristallisées des temps anciens.

Les vieilles mémoires sont appelées à se désenkyster. L'intérêt que l'on porte aux formes d'alimentation qui s'éloignent de toute nature animale est la marque qu'un portail s'est tout au moins entrouvert, un portail que nul n'a le droit de forcer mais au contraire de pousser progressivement.Tout en vous, amis de la Terre, se révèle donc signe annonciateur. Votre corps, par la force et la pureté que vous lui offrez, renvoie l'image fidèle du regard que vous posez sur la vie. Il revêt alors une force qui ne s'identifie pas à celle des muscles, une beauté tout autre que celle des formes ; il se pare de l'habit d'amour qui est l'habit de fusion, l'habit de compassion.Par tout cela, je veux vous dire que les manifestations physiques de la vie, à commencer par vous, êtres de chair, ont la capacité de devenir les premiers ambassadeurs de mon Père. Avez-vous remarqué comme Il réside parfois tout entier dans un regard, dans le contact d'un brasqui se pose sur une épaule ou dans le geste, en apparence banal, qui vous propose un mets ?Sa présence d'amour commence là...Vous me direz maintenant: "Tout cela je le sais, je l'ai maintes fois ressenti, je crois même l'avoir compris... mais rien ne change véritablement ; n'y a-t-il pas alors une technique qui permette de mieux l'intégrer ?"En vérité, voici ce que je puis vous dire. Lorsque je parcourais votre Terre il y a deux millénaires, mon corps et mon cœur avaient en leur connaissance beaucoup de techniques,techniques que nombre des maîtres ayant eu en charge ma formation durant mon enfance s'étaient efforcés de m'inculquer. Je les ai toujours reconnues en tant qu'aides ; je reconnais encore leur utilité mais il me faut dire que bien rarement je me suis servi d'elles et certainement plus rarement encore dans les instants qui viennent à l'esprit de chacun, ceux qui ont été figés dans les mémoires...

Les techniques, les pratiques peuvent jouer le rôle de sas  jusqu'à une autre partie de nous-même ou de l'univers, elles sont aussi parfois le prétexte à une discipline afin de canaliser l'activité de la conscience mentale et les forces anarchiques de l'émotionnel... Mais sachez qu'elles ne seront jamais ce potentiel qui, en vous, accomplit le"travail", c'est-à-dire l'œuvre de restauration de votre être divin.En parcourant du regard votre monde, je vois un grand nombre d'hommes et de femmes qui se livrent avec cœur et depuis fort longtemps à de belles et respectables pratiques qui toutes, à leur façon, sont autant de yogas de purification. Pourtant, si le temple de leur corps s'en trouve mieux nourri et ennobli, si leur âme y trouve plus de paix et leur cœur une source où il peut boire, la roue des limitations ne s'arrête pas pour autant.Il ne suffit pas de respecter le temple pour devenir soi-même temple du Vivant; il ne suffit pas de vouloir la paix et l'amour pour être paix et amour; on ne fait au contraire qu'en emprunter les robes et trop souvent se prendre à leur jeu. Leur jeu, c'est celui de "l'initié",celui du "grand yogi" ou du "thérapeute". Ce sont des jeux subtils qui, bien qu'étant souvent animés par une volonté d'amour, demeurent des projections de l'ego.La pratique qui vous est demandée surtout, aujourd'hui, frères de l'humanité, au-delà de toutes les pratiques, c'est de laisser s'éteindre en vous ce brasier qui depuis si longtemps s'écrie : "je veux", d'une volonté tellement personnelle, tellement guerrière !Ouvrez votre main, plutôt que de serrer votre poing et de vous raidir ! Que tout en vous soit fluide ; la solution passe par cette nécessité...Ce n'est pas "vous" dans ce que vous voyez de vous qui doit vouloir purifier votre corps afin d'en faire un tremplin de plus pour rejoindre l'Etre car, en réalité, que connaissez-vous de ce "vous"?C'est pourquoi je vous dis : "Soyez simplement une voie d'accès pour que la forme de mon Père s'incarne sur cette Terre. C'est sur cette voie de l'Impersonnel que vous trouverez votre véritable personnalité. C'est la Vie absolue qui doit vouloir à travers votre corps et votre âme. Je vous demande donc de ne plus faire de votre existence un défi, que ce soit un défi à vos pesanteurs ou un défi aux forces de l'Ombre. Le lâcher-prise devient le maître-mot de l'ère qui s'ouvre dorénavant. Personne n'est à convaincre de quoi que ce soit, pas même ce qui en surface de votre être se rebelle encore et fait mine de ne pas, de ne plus comprendre. La totalité de votre personnalité incarnée, jusque dans le plus petit rouage de votre organisme, ne vit que des événements qui ont pour but de mettre en évidence la nécessité de ce lâcher-prise.Celui qui a admis cela commence par voir ses épreuves se transmuter en enseignements. Je vous l'assure, pour l'Amour qui cherche aujourd'hui à se répandre dans la matière dense de votre monde, la notion de défaite n'existe pas.Dès lors, supprimez-la de votre cœur et n'en faites plus la nourriture de vos jours. Ce qui entretient faiblesse et maladie, c'est avant tout le fait de se voir faible et malade.Quiconque marchera donc à mes côtés sur le chemin de la consolation et de la régénération doit d'abord dissoudre en son propre nid les vieux schémas que le non-amour y a installés.C'est bien ainsi, amis, que l'énergie de l'envol vient à maturation...Lecture À Suivre Ici...Copier/Coller

Source/http://www.fichier-pdf.fr/2012/11/27/par-l-esprit-du-soleil-pdf-fr/par-l-esprit-du-soleil-pdf-fr.pdf

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