Psaume 92 O.M.A.

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OMRAAM MIKHAËL AÏVANHOV

 No 50   le 3 juin 1939

 C'EST UNE BELLE CHOSE...Le Psaume 92 est beau, mais je ne m'arrêterai que sur ces paroles:

 C'est une belle chose de célébrer l'Éternel et de psalmodier Ton Nom, O Souverain, d'annoncer chaque matin Ta Bonté, et Ta Fidélité toutes les nuits".

 Chaque homme se lève le matin et attend le retour de la nuit pour se coucher. Certains font l'inverse: ils se couchent au petit jour et travaillent durant la nuit. En général, les hommes ne réfléchissent pas beaucoup à ce qu'il y a lieu de faire le matin et le soir. Le lever et le coucher sont cependant deux moments très importants pour tous les êtres, et tout spécialement pour les disciples. Le disciple sait comment il doit commencer la journée, s'il la veut fructueuse et riche de succès, de bénédictions et de grâces divines, et s'il veut pouvoir répandre ces grâces autour de lui sur beaucoup de créatures. Il sait également se coucher de manière à aller apprendre, étudier, travailler pour les autres dans un domaine non physique. Comment les hommes ordinaires se lèvent-ils et se couchent-ils? Les disciples ne commencent pas la journée, ils la continuent, car la vie est un cercle qui n'a pas de fin. Supposez que le soleil se lève sur notre région; une moitié de la terre se trouve éclairée et la zone claire se déplace progressivement. Partout à mesure que le jour naît, les hommes s'éveillent, se lèvent et reprennent leur travail. Dans la région éclairée, il y a du bruit, du mouvement; la moitié de la terre s'agite. Lorsque le soleil se couche à nos yeux, la moitié devenue obscure à notre matin reçoit maintenant la lumière. Et là où progresse l'obscurité, les hommes se couchent et s'endorment.

 

Où commencent le lever et le coucher du soleil? Nulle part, puisque la terre est ronde, semblable à une pastèque ou une orange. Il y a sans cesse lever et coucher de soleil sur sa surface, en quelque lieu. Les astronomes expliquent que les montagnes de la terre ne sont que des aspérités semblables à celles d'une peau d'orange. Quand le soleil se couche d'un côté de la terre, il se lève de l'autre. Lorsque les hommes se couchent ici, ils se lèvent ailleurs. Au moment où les hommes s'endorment, leur âme quitte leur corps physique. Où va-t-elle? Elle ne voit autour de son corps de chair et de sang que des gens qui dorment et trouve que cela n'est pas amusant! Aussi se rend-elle de l'autre côté de la planète, là où les êtres sont réveillés et travaillent à ce moment. Que cherche-t-elle? On ne songe jamais à ces choses. On commence la journée sans réfléchir. Le premier mot est souvent un grognement, une plainte. On accuse sa bonne ou ses proches de n'avoir pas préparé le petit déjeuner à l'heure; on s'irrite contre sa femme qui a déplacé les pantoufles, etc. . On ne doit donc pas s'étonner que la journée continue à se dérouler sur le même ton. Le soir, quand on est au lit, on commence à se tourner et à se retourner de côté et d'autre; on ne peut s'endormir. On allume, on éteint sa lampe, on reste agité par mille soucis: les affaires qui ne marchent pas, les enfants qui ne vont pas bien, etc. . Alors on en vient à prendre des médicaments pour se calmer. Pourquoi? Parce qu'avant de se mettre au lit on ne s'est pas préparé au sommeil. Pour l'homme ordinaire, ni le début ni la fin de la journée ne sont des heures sacrées. Quand on ne comprend pas la valeur des deux faces de l'existence, il en est toujours ainsi; on ne réfléchit à rien.

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Je vais vous faire quelques révélations qui vous montreront la nécessité de réfléchir. Nous passons une moitié de notre vie au lit, dans le sommeil. Si nous comparons le temps passé à manger, dormir, respirer, avec celui que nous consacrons à réfléchir, nous constaterons que le second n'est qu'un millième de notre vie. La majeure partie de l'existence se passe au lit, endormi ou malade. Plus on dort, plus on est fatigué pourtant. Il fut un temps où tout le monde disait que je devais me reposer, que je travaillais trop. J'ai voulu essayer de suivre ces conseils de frères qui désiraient préserver ma santé. Cependant, plus je me suis reposé, plus je me suis senti fatigué. J'ai vérifié que par le travail on éveille au-dedans de soi des cellules et des énergies inconnues. Si le repos se prolonge trop, on diminue d'autant l'activité des cellules et on les mortifie. Il faut évidemment se reposer, mais la nuit suffit pour cela. Se reposer le jour, c'est perdre la possibilité de se reposer la nuit. Se tenir la tête en bas, les pieds en l'air, c'est établir un ordre nouveau dans ses cellules, on leur dit: "Étant donné les circonstances et les conditions de la vie, changeons nos habitudes, travaillons la nuit, mangeons à minuit". Les cellules se plient à ce programme; mais tout le reste dans l'organisme se modifie en conséquence, et bientôt rien ne marche bien dans le corps. La nuit est préparée pour réaliser une chose dans l'homme et le jour, une autre.

 

Vous êtes curieux de connaître ce que je veux vous révéler: ayez un peu de patience. A ce propos, je songe à Nastradine Hodja qui est toujours bien vivant. Vous vous souvenez qu'il avait épousé en seconde noces une veuve, et il l'avait jetée hors du lit conjugal. A la suite de cet incident, sa femme devint très méchante, et Nastradine Hodja racontait à tout venant que son épouse le faisait souffrir de mille façons, le privait de café, de tabac. Excédé, il commença à prier. Sa femme, pour se moquer de lui, lui posa cette question: "Petit Nastradine Hodja, avez-vous suffisamment prié dans votre vie?" - "Oui, depuis que je suis marié avec toi, je prie beaucoup". - "Cela m'intrigue, dit la femme, que demandez-vous donc dans vos prières?" - "La patience", lui répondit le mari. Il est dit dans le Psaume 92: "C'est une belle chose... d'annoncer Ta Fidélité toutes les nuits". Celui qui a écrit ces paroles était kabbaliste. Les Psaumes contiennent de grands secrets; quantité de kabbalistes ont travaillé d'après eux et surtout les Rose-Croix. Ils ont aussi étudié les deux Testaments. Les plus grands alchimistes et mages préparaient des talismans en se servant des versets des Psaumes. Ces talismans conjuraient les esprits et guérissaient les malades. On ignore ce que cachent les Psaumes; on pense qu'ils sont de simples chants. Cependant, ils donnent même la recette de la pierre philosophale. Étudiez la vie des plus grands Rose-Croix, de ceux qui ont vraiment été de grands mages de l'humanité, vous verrez ce qu'ils disent des Psaumes. Je ne vous dirai pas où sont notés les noms des soixante-douze génies qui dirigent la destinée de toute l'humanité; c'est un trop vaste sujet et il suffit aujourd'hui que je vous montre l'importance de ces paroles concernant la journée et la nuit.

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Durant le jour, alors que vous êtes éveillé, vous ne savez pas qu'autour de vous, quantité de personnes, (je ne parle pas de personnes visibles), vous surveillent, vous fréquentent, vous nuisent parfois. Très souvent, revenant de telles visites, vous pensez qu'un Ange, un Archange ou un Esprit céleste est venu. En réalité, ce sont les âmes et les esprits d'êtres habitant l'autre côté de la terre, venus se distraire auprès de vous, vous chuchoter à l'oreille leurs histoires ou leurs souffrances. Très souvent les doutes, les tristesses que vous ressentez proviennent de tous ces êtres. Vous croyez sentir vos propres tourments, vos soucis, mais ce sont ceux des âmes venues de l'autre côté de la terre, après avoir quitté leur corps physique endormi pendant la nuit. Vous vous demandez pourquoi vous attirez ces âmes et ces esprits vers vous: parce que dans votre vie, au cours de vos occupations journalières, vous avez des désirs et accomplissez des actions qui influencent d'une façon spéciale votre corps et votre être. Cette préparation particulière vous rend apte à attirer certains êtres de la terre.

 

Votre destinée ne sera pas la même suivant que vous attirez ainsi des Chinois, des Japonais ou des Bulgares. Ceux qui aujourd'hui attirent ainsi des Anglais ne sont évidemment pas influencés comme ceux qui attirent des Allemands. Si vous lisez beaucoup de récits concernant un certains pays, vous préparez en vous des éléments chimiques, physiques, fluidiques qui vous lieront avec les habitants de ce pays et avec sa destinée. Si quelque chose se produit un jour dans ce pays, vous participerez à son sort; s'il devient glorieux, vous serez élevé; s'il est accablé de maux, vous en traverserez également. Sachez que nous sommes toujours en liaison avec des êtres, des entités qui dépendent de nos occupations, de nos désirs, de nos élans et aspirations. On ne peut échapper à sa destinée, car alors même qu'on change de pays, on continue à attirer les mêmes âmes, d'après l'état particulier de ses cellules. C'est pourquoi le bonheur et le malheur nous suivent. Supposez que vous soyez un aimant magnétiquement préparé pour attirer les entités lumineuses et puissantes, vous pouvez aller jusqu'en enfer et vous attirerez cependant les Anges avec vous; vous chasserez même les démons qui auront peur que ces Anges ne détruisent leur royaume.

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Que doit-on faire au réveil?

On doit, avant tout, remercier Dieu, rien d'autre. Les premiers mots que l'on doit avoir sur les lèvres quand on s'éveille sont: "Je Te remercie Seigneur Dieu, car Tu m'as donné la santé, Tu m'as permis de voir, de parler, de chanter, d'entendre et tant d'autres choses encore". Vous pouvez remercier Dieu de pouvoir fumer, boire du porto ou du café, peu importe; Il bénit toutes ces choses. Ce qui importe, c'est de remercier, ce que l'on ne fait jamais. Je n'ai encore jamais vu un ivrogne remercier le Ciel de pouvoir boire à sa guise. Ce serait le comble, pensez-vous. Non, car ce peut être déjà une bénédiction d'être un ivrogne. L'homme pouvait être un assassin; le vin paralyse sa cruauté, ses mauvais instincts, au lieu de les éveiller. S'il n'avait pas bu, il aurait été victime de son intelligence, tout autant que son nez. Voilà pourquoi l'ivrogne a un nez en forme de tomate et passablement fleuri! Les physionomistes trouveront sans doute une autre cause à la forme de son visage; mais d'après mes recherches, il avait dans le passé une intelligence tellement aiguisée, tellement tranchante qu'elle coupait et détruisait tout. Son nez est alors devenu pareil à une tomate afin que son intelligence ne coupe plus. Laissons de côté cette question; revenons à celle qui nous préoccupe.

 

Donc, le matin nous devons remercier le Ciel et ne pas oublier que nous avons chaque jour un programme à accomplir. Dites: "Mon Dieu, je Te remercie de tout mon coeur de tout ce que Tu m'as donné aujourd'hui. Remplis mon coeur de chaleur et de bonté. Fortifie ma volonté afin que j'accomplisse la Tienne et que toutes mes actions soient pour Ta gloire, en Ton Nom". Après cela, vous pouvez vous lever, sortir du lit. Comment faire ce geste? Vous devez descendre du lit face en avant et non comme certains qui descendent de leur lit le dos tourné vers la chambre, le visage regardant le lit. Descendre ainsi est très mauvais et fait que tout va mal au cours de la journée. J'avais une amie en Bulgarie qui un jour m'a confié qu'elle se levait ainsi. Je lui en ai demandé la raison; elle l'ignorait. Nous devons chercher la cause de toute habitude. Chaque geste du lever doit être connu et exécuté correctement. Il faut savoir, par exemple, quel pied poser à terre en premier. Tout cela est difficile et réclame de l'attention.

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Ma mère a été mon premier maître; c'est elle qui m'a donné cette impulsion qui me pousse maintenant à parler par image et à vous conter des anecdotes. Vous savez qu'étant petit, je n'étais pas sage ni très gentil; ma mère me parlait alors, me disant: "Voilà ce qui arrive si l'on fait ceci; voici ce qui arrive si l'on fait cela. Choisis, mon enfant". Elle m'instruisait ainsi de façon tellement sage et désintéressée que souvent mes larmes étaient prêtes à couler, car elle ne me grondait pas, ne me frappait pas, contre toute attente. J'ai peu à peu compris que ma mère était très sage, plus raisonnable que nombre de pédagogues. Lorsque j'ai rencontré le Maître Peter Deunov à seize ans, j'ai constaté qu'il agissait en cela comme ma mère. Il était désintéressé, ne vous précipitait pas dans le chemin de Dieu, de la vertu. Il ne se tourmentait pas, ne se troublait pas si vous commettiez des péchés, des crimes. Il savait bien qu'en grondant, il détournerait son disciple du bien. Intérieurement, il n'était pas indifférent, pas plus que ne l'était ma mère, mais il se servait d'une méthode magnifique. C'est à cause de ma mère que je suis devenu pédagogue. Elle me disait entre beaucoup d'autres choses: "Prends garde, mon fils, lorsque tu fais quelque chose de le très bien le faire, même si tu dois dépenser pour cela des semaines, des mois. Avant de te fixer, examine en quel lieu tu trouveras la sécurité. Si tu agis ainsi, tu gagneras beaucoup de temps. En te hâtant, peut-être gagneras-tu dix minutes sur le moment, mais tu perdras ensuite des heures, des semaines à réparer les conséquences".

 

J'ai malheureusement expérimenté cette vérité par la suite, à plusieurs reprises. En se hâtant, on perd en effet cent fois plus de temps, on perd la confiance des uns, l'amitié des autres, on chasse des âmes qu'on voulait retenir ou toute autre chose essentielle pour soi ou pour autrui. Ma mère savait quantité de choses profondes. Elle les avait apprises de ma grand-mère. Excusez-moi de vous présenter ma famille. Lorsque je vais chez de nouveaux amis, ils me montrent les photos de tous les membres de leur famille, de tous leurs ancêtres, sans se préoccuper du plaisir ou de l'ennui que cela me cause! Aujourd'hui je me venge de tous les moments passés à visiter ainsi la famille des autres! Donc, je vous présente ma grand-mère qui était la plus grande astrologue et guérisseuse de la région qu'elle habitait. Je ne sais pas tous les pouvoirs qu'elle possédait mais j'en connais un certain nombre dont ma mère a hérité, notamment le pouvoir de guérir par le plexus solaire ou par le moyen de préparation faites avec des herbes.

 

Ma mère m'a révélé bien des secrets. Celui-ci par exemple: la région du plexus solaire est comme un cercle zodiacal. Dans ce cercle se trouve un point vivant qui se déplace sur lui, et se trouve normalement sur le nombril, centre du cercle. Lorsqu'il s'en éloigne, l'homme tombe malade ou souffre de quelque façon. Ce cercle se divise en 360 degrés. Suivant la position du point vivant: à 30, 45, 90 degrés du zéro, ma mère savait quelle était la maladie. Tout cela correspond à un grand mystère. Suivant la maison du zodiaque où se trouve ce point, on souffre d'une maladie déterminée. J'ai vu ma mère guérir par ce procédé. Comme elle est encore vivante, vous pouvez aller vérifier sur place ses pouvoirs. Ma grand-mère guérissait donc les malades; elle a vécu jusqu'à cent quinze ans. Elle donnait souvent ses soins la nuit, auprès d'une rivière, à la clarté des astres. Méditez un peu sur cela: auprès d'une rivière qui coulait sur de petits cailloux blancs. Elle utilisait les cailloux, prononçait des paroles. Elle savait le pouvoir de toutes les herbes qu'elle cueillait au lever du jour, qu'elle emportait dans un grand sac et qu'elle faisait cuire. Elle les mettait ensuite avec leur eau de cuisson dans un bain où elle faisait placer le malade, les herbes le recouvrant entièrement. Par ce moyen, elle a guéri des tuberculeux qui en étaient à la dernière période, condamnés et abandonnés par les médecins. Je vous le certifie, ces malades guérissaient et devenaient robustes, forts et beaux.

 

Il est regrettable que ma grand-mère n'ait pas su écrire afin de laisser ses recettes en héritage aux siens. Elle était une Rosicrucienne remarquable, car les Rosicruciens ont une connaissance très grande des herbes. Si vous lisez Zanoni (de Bulwer Lytton), vous y verrez combien grande est la connaissance des Rose-Croix sur ce sujet. Grâce aux herbes, ils savaient prolonger la vie durant des centaines d'années; il y en a des preuves. Un jour, je pourrai vous donner celles que j'ai en mémoire. Si je ne peux vous dire ici des choses techniques, il n'empêche que j'en ai une bibliothèque remplie. Toutefois je ne tiens nullement à me présenter comme un érudit; je préfère ne pas vous fatiguer beaucoup. Ma grand-mère a laissé quelques-uns de ses secrets à ma mère qui s'en sert encore. Elle effleure un malade et peut ensuite lui dire quels remèdes le guériront. A chacun, elle indique des remèdes différents et n'emploie pas toujours les herbes. Elle touche parfois le malade au plexus solaire pour le soulager de son mal. Lorsque j'étais petit, je lui ai demandé: "Maman, comment guéris-tu?" Que fais-tu au malade?" Elle m'a répondu: "Quand je suis auprès du malade, j'oublie tout et je mets toute mon âme pour qu'il guérisse. Tout d'abord, j'invoque Dieu, Sa Puissance, Sa Bonté". A cette réponse, j'ai compris combien l'amour est puissant pour guérir. Je ne vous présenterai pas les autres membres de ma famille. Peut-être mon origine est-elle très lointaine et remonte-t-elle à Adam! En l'étudiant, nous trouverions que nous sommes frères et soeurs. En remontant assez loin en arrière, nous découvririons que nous étions une famille dans le passé, mais laissons cette question de côté.

 

"C'est une belle chose d'annoncer chaque matin Ta Bonté et Ta Fidélité toutes les nuits". Ces mots signifient que lorsqu'on remercie le Ciel au réveil, on doit en même temps se souvenir de ce que l'on a rêvé au cours de la nuit. Si on le fait, on constate qu'un programme nous a été donné pendant le sommeil, dont on négligeait de se souvenir. Cela ne se produit que si l'on réfléchit tout de suite après l'éveil, avant de se lever et non cinq minutes plus tard. A ce moment, des images flottent dans le cerveau, qui semblent les plus importantes. Quelquefois les rêves reviennent à la mémoire dans le cours de la journée mais le disciple s'en souvient au réveil le matin clairement. Si l'on s'habitue à songer à ses rêves chaque jour, la capacité de s'en souvenir augmente. Il arrive parfois que, rencontrant quelqu'un au cours du jour et parlant avec lui, vous vous étonniez d'avoir tenu en rêve la même conversation la nuit précédente. En effet, ce que nous faisons pendant la journée est la répétition de ce que nous avons fait durant la nuit dans le plan astral de l'autre côté de la terre. Cela prouve que la nuit est plus importante que la journée. La nuit on se rend dans le monde subtil, plus évolué, plus haut que le plan physique.

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Ce qui se manifeste sur la terre est la conséquence de ce qui se manifeste en haut. Comment et pourquoi un clairvoyant peut-il dire, avant que cela soit arrivé sur le plan physique: "Je vois cet homme blessé en tel endroit". Or, cet accident se produit plus tard, si l'homme est vraiment clairvoyant et inspiré de Dieu, c'est-à-dire qu'il a des visions et des songes nocturnes. Ce qui se passe en lui est le fait d'une philosophie extraordinaire. L'événement prédit se produit dans le lieu cité et avec tous les détails donnés, parce qu'il l'a vu déjà accompli dans le monde supérieur, alors qu'il n'est pas encore arrivé sur terre. Il a fallu un certain temps pour que cet événement atteigne le plan visible. Les choses qui se passent sur la terre sont les conséquences de causes qui les précèdent parfois longtemps à l'avance. J'ai déjà abordé cette question des causes et des conséquences dans la causerie où j'ai parlé du serpent. Je vous ai fait remarquer que lorsque la tête du serpent se trouve quelque part, sa queue reste en arrière; mais que la queue passe toujours où la tête a passé. La tête représente notre pensée; la queue représente notre vie physique, nos actions. La queue suit la tête. Les causes précèdent les conséquences. La terre représente la queue, les résultats. Des choses se déroulent de l'autre côté, dans le monde subtil, et elles se manifestent ensuite.

 

C'est la raison pour laquelle les Initiés attachent une importance énorme à la manière dont ils s'endorment. Ils ne se mettent pas au lit n'importe comment ni sans se lier avec le monde invisible préalablement. Avant d'aller dormir, ils se mettent en méditation, ils laissent de côté tout ce qui les a perturbés dans le cours de la journée, les passions, les inquiétudes, les soucis, les haines, etc. Ils pensent à ce qu'ils ont mal fait durant le jour afin de le réparer pendant la nuit. Ils s'abandonnent ensuite à "l'Ange de la Mort" (c'est le nom que la kabbale donne à l'Ange du sommeil). Chaque soir nous mourons et chaque matin nous ressuscitons. Certains s'étonnent que nous puissions croire à ces "absurdités, " en particulier à l'existence de l'autre monde. Mais vous qui niez cet autre monde, combien de fois déjà y avez-vous été et en êtes-vous revenu? Chaque nuit vous le faites. S'endormir, quitter le corps physique pour aller dans l'autre monde, c'est un entraînement, un exercice que vous pratiquez chaque nuit afin de vous habituer à la manière de le bien faire le jour suprême où vous devrez partir pour l'autre côté. Celui qui ne sait pas comment s'endormir ne saura pas mieux mourir. Il n'y a aucune différence entre s'endormir et mourir; la seule toute petite qui existe entre ces deux actes, c'est que lorsqu'on meurt, on ne revient pas. On quitte définitivement la maison que l'on habitait, tout simplement. Pendant le sommeil on la quitte également, mais un lien subsiste qui nous retient à notre logis. Vous verrez à quoi sert ce lien, cette liaison entre nous et notre corps.

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Pourquoi l'Église actuelle attache-t-elle tant d'importance au fait de donner l'Extrême-onction ou de convertir les mourants? Elle ne se préoccupe pas autant de les convertir pendant leur vie alors qu'ils commettent des péchés et des crimes, mais dès qu'ils sont aux portes de la mort, religieux, évêques, moines tentent de les convertir. Ces prêtres s'approchent des moribonds pour leur dire: "Il faut croire au Christ, devenir religieux, sinon vous irez en enfer". Ont-ils raison? Oui, ils expriment là un savoir transmis par une tradition extrêmement ancienne, issue des Initiés qui connaissent la vie des deux côtés. Ceux-ci savaient très bien que les mourants qui quittent le corps physique sans la foi et sans la lumière de l'existence de Dieu et de l'autre monde, souffrent beaucoup par la suite et se trouvent plongés dans des malheurs qui les feront pleurer longtemps dans des régions plus ou moins obscures. Ceux qui restent sur terre doivent alors beaucoup prier pour eux. Pourquoi les Initiés ont-ils établi cette coutume d'exhorter les mourants? Parce que l'heure voisine de la mort est un moment sublime tout à fait essentiel et déterminant pour l'incarnation qui doit suivre. Celle-ci, en effet, dépend du dernier moment, de la manière dont on termine sa vie, dans la foi, la haine, l'amour, etc. L'attitude ultime du mourant se répercute dans sa vie suivante, car elle agit dans l'autre monde jusqu'à sa réincarnation prochaine et la détermine.

 

Voici quelques explications; elles vous montreront que cette affirmation correspond à la vérité, et que se coucher pour dormir est pareil à se coucher pour le grand départ. Supposez qu'aujourd'hui vous ayez parfaitement agi; vous étiez très gai, bien disposé parce que vous aviez bien mangé et que vous étiez satisfait. Toutefois, avant de vous endormir, vous commencez, sans savoir pourquoi, à méditer sur des images qui ne sont pas bonnes. Le lendemain au réveil, vous êtes étonné de constater que ce que vous aviez vécu de bon, de joyeux la veille, a complètement disparu et que même, à sa place, est resté quelque chose de tout à fait contraire. Donc le dernier moment a été le plus important, plus significatif que toute la journée. Supposez au contraire que vous ayez vécu toute la journée assez mal mais avant de vous abandonner au sommeil, vous parvenez à tout confier à Dieu et à vous endormir content. Cette dernière pensée nettoie tout en vous; elle purifie et lave tout, si bien que le lendemain, vous vous éveillez dispos et rempli de bonnes intentions et de bons projets. Il y a en nous des ouvriers qui utilisent ce que nous avons pensé à la frontière entre la veille et le sommeil. Ne vous endormez pas avec de mauvaises pensées car elles détruiront tout ce que vous avez acquis dans la journée. Cherchez à vous endormir avec les meilleures pensées: elles amélioreront tout en vous et feront que vous ne vous reconnaîtrez pas le lendemain. Je vous livre ici une bonne et importante règle dont vous me remercierez si vous l'utilisez désormais. Évidemment, cela ne vous autorise pas à vivre n'importe comment dans la journée ni à vous endormir n'importe comment, attendant votre dernier sommeil pour penser bien, croyant pouvoir au dernier moment réparer vos mauvaises actions. Si vous agissiez ainsi, vous auriez toujours tous les diables avec vous.

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Voici un conseil très important: Avant de vous endormir, réussissez à vous calmer, à vous équilibrer et vous nettoyer. Ne vous endormez pas dans de mauvaises conditions. Prêtez grande attention à cela. La nuit est plus importante pour nous que la journée, parce que les disciples éduqués et éclairés par cet Enseignement commencent à travailler en dormant. Avant de s'endormir, ils disent la formule suivante:

Dieu est en moi lumière

Les Anges sont la chaleur

Les hommes sont la bonté (3 fois)

 Dieu est en moi lumière

Mon esprit est la chaleur

Et je suis la bonté   (3 fois)

 Ils disent encore: "Mon Dieu, permettez-moi ce soir d'aller dans votre école d'amour, de Sagesse, de Vérité, afin d'apprendre à mieux servir Votre cause et que Votre Royaume vienne sur la terre". Ils restent également quelques minutes en méditation.

Si vous faites ces choses, tout ira bien: la Fraternité Blanche enverra des gardiens pour protéger votre corps contre les esprits qui toujours essaient d'y entrer et d'en prendre possession pendant votre sommeil. Le véritable disciple quitte son corps et trouve le Maître; il apprend beaucoup de choses; il lit les livres les plus cachés dans la plus profonde des bibliothèques. Il assiste à des choses miraculeuses et en garde parfois le souvenir vague, bien que notre cerveau ne soit pas préparé pour en conserver la mémoire. Ce souvenir mettra dans son coeur une sensation si douce, si tranquille qu'en s'éveillant, il se dira: "Où ai-je été cette nuit? C'était si magnifique, si beau." Si l'on applique cette méthode chaque nuit et que l'acte de dormir devienne sacré, parce qu'on se couche pour partir étudier dans l'autre monde, on recevra une initiation sublime. Chaque nuit on apprendra, ou on ira soutenir ses frères et soeurs. Ce que le disciple ne peut faire dans le cours d'une journée, car une si courte durée le limite, il peut le faire pendant la nuit.

 

L'Initié peut, par exemple, aider des milliers d'êtres en même temps et en instruire des milliers à la fois, tandis qu'en cours de journée, il ne peut en recevoir qu'un tout petit nombre chez lui, et ces visiteurs ne peuvent rester que quinze, vingt minutes avec lui. Ils viennent à lui, accablés, tourmentés; comment les contenter en si peu de temps? Par contre, durant la nuit, l'Initié peut être en plusieurs endroits à la fois. Un jour, vous vérifierez ces possibilités. Pour les Initiés, la nuit est plus importante que le jour. Pendant leur sommeil, ils s'instruisent beaucoup. Au réveil, ils se souviennent de ce qu'ils ont appris et peuvent le noter en termes clairs. Profitez de ce que je vous explique, faites ce que je vous conseille au sujet du coucher et du réveil et dans quelques mois, années, siècles ou milliers d'années (suivant votre état actuel), vous serez quelqu'un. Tout dépend de vous. Vous serez un autre être en quelques minutes si vous êtes préparé, en quelques heures si vous l'êtes moins. Ceux de la troisième catégorie seront transformés en quelques mois, ceux de la quatrième en quelques années, ceux de la cinquième en quelques siècles ou milliers d'années. Je sais que vous ne serez pas de ces derniers, la patience vous manque trop! Vous vous hâterez de terminer vos études plus rapidement. En français, dire: "Monsieur, la patience vous manque" laisse supposer une irritabilité ou quelque chose de semblable. Mais quand je vous dis que vous êtes impatients, cela ne peut que vous réjouir, puisque grâce à votre impatience vous apprendrez plus rapidement. Dites-moi! Pourquoi êtes-vous contents dans ce second cas tandis que vous seriez mécontents dans le premier? Pourquoi les uns ont-ils les cheveux blancs et la barbe noire? Nastradine Hodja sait répondre à de telles questions! D'après une fable (qui n'est pas vraie d'après moi), votre roi François ler le rencontre en Bulgarie, alors qu'il était allé visiter le pays des roses à l'occasion d'un voyage en Turquie. A ce moment-là, Nastradine Hodja se trouvait en Bulgarie et il avait précisément les cheveux blancs et la barbe noire. François ler le voyant, lui en demanda la raison: "Mais c'est parce que mes cheveux ont vingt ans de plus que ma barbe!" Le roi fut stupéfait de cette sagesse. Si quelqu'un vous pose pareille question, souvenez-vous que la barbe pousse plus tard que les cheveux.

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Une autre fois, Nastradine Hodja entendit prêcher sur la charité, sur la nécessité de faire du bien, de se sacrifier, de tout donner aux pauvres. En écoutant ces propos tenus par des hommes bons, des derviches, il se sentit enfin touché, malgré son avarice (vous vous souvenez en effet de quelle manière il distribue des raisins, grain à grain aux enfants) et il décida de se sacrifier à son tour, car on disait que s'il persistait dans son avarice, il ne se trouverait rien pour lui de l'autre côté lorsqu'il mourrait. Si l'on n'a rien donné, on ne trouve effectivement rien lorsqu'on entre dans la vie des siècles. En cherchant un peu, Nastradine Hodja trouva un mendiant qui portait sur son dos un sac dans lequel se trouvaient plusieurs morceaux de pain vieux. Il s'approcha de lui et lui dit: "Mon vieux, viens avec moi; nous irons chez moi où je te donnerai à manger, à boire et je te vêtirai". Le pauvre mendiant regarda son sac pour voir s'il pouvait contenir tant de biens. Tous deux partent ensemble et en cours de route les passants demandent à Nastradine Hodja où il amène ce vieux pauvre. Mais voyons, répond-il, il faut bien nourrir et habiller ce pauvre mendiant. N'avez-vous donc pas de coeur que vous ne faites rien pour lui? Tous s'étonnent en se souvenant de l'avarice de notre héros, et ils s'émerveillent de ce changement. Le mendiant et son compagnon arrivent enfin à la maison de Nastradine Hodja, qui dit au vieux: "Attends-moi ici, à la porte". Puis il entra dans son logis, se met en devoir de faire un bon repas, mange et boit à satiété, puis s'endort repu et ne s'éveille que six heures plus tard. Au réveil, il songe subitement au vieux qui l'attend. Il a des remords, prend une casserole vide, sort de sa maison, trouve le vieux qui attend patiemment sur le seuil et lui dit: "Mon pauvre vieux, si j'avais du riz, du beurre ou de l'huile, je t'aurais fait du pilaf. Si j'avais de l'argent, je me serais acheté des vêtements neufs et je t'aurais donné ceux que je porte; mais que veux-tu, les temps ne sont pas propices, il y a des restrictions, je regrette beaucoup". A notre époque, on peut aussi s'excuser auprès de ceux qui attendent notre aide, disant qu'on n'a rien et qu'on ne peut faire la charité.

Dans le Psaume 92, les deux points vraiment intéressants sont "La Bonté du matin" et la " Fidélité de la nuit". Pourquoi parle-t-on de fidélité? Parce que Dieu a dit à ses fils: "Si vous vivez comme il faut et si vous marchez dans mon chemin, je vous promets la Sagesse, la Bonté, la Liberté, la Protection de toutes choses". Or, qui vit selon Dieu vérifie qu'il en est bien ainsi, car Dieu reste fidèle à ses promesses. Si le disciple commence le jour dans la bonté, la gratitude et l'amour et s'il le termine comme il faut et qu'il parte apprendre étudier de l'autre côté de la vie, il vérifiera que Dieu est fidèle et que ses promesses se réalisent toutes. Je veux vous révéler un autre secret très intéressant. Auparavant, souvenez-vous des matins où vous êtes réveillés subitement en tremblant, soupirant et remerciant Dieu de ce que vous n'étiez pas mort ni blessé ni tué. Pourquoi? Parce que vous veniez de rêver que quelqu'un voulait entrer dans votre maison, y pénétrait, vous prenait à la gorge. Cependant, vous avez pu rentrer dans votre corps physique et vous retrouver vivant. Où étiez vous donc? Une autre fois, vous rêviez que vous étiez sur une très haute tour. Vous êtes tombé, vous avez cru que tout était fini pour vous, et vous vous êtes réveillé en bon état. Oui, mais vous n'avez jamais réfléchi aux choses importantes qui sont cachées ici. Vous pensez que tout cela est très ordinaire. En réalité, qu'y a-t-il dans ces faits? Si vous réfléchissez en tenant compte des règles qui vous ont été révélées touchant à l'observation des faits ordinaires de la vie, vous découvrirez beaucoup de choses. Ce soir je vous répète encore une fois: "Prêtez la plus grande attention à chaque manifestation de la vie".

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Revenons à ces réveils brusques. Pourquoi à un tel moment, vous êtes-vous cru mort ou tué et avez-vous constaté en vous éveillant qu'il n'en était rien, que ce n'était qu'un rêve? Est-il donc possible, ayant été tué ou étant mort réellement, de s'éveiller de l'autre côté, dans l'autre monde en disant: "Merci mon Dieu, je suis vivant". Oui, cela est la réalité. Il y a de grands secrets cachés dans les faits courants de la vie, et nul ne s'en sert. Pourtant, le moment est venu de les utiliser et je vous dirai comment. Considérez une taupe sortie de son trou; vous la poursuivez, elle se hâte de se diriger vers ses galeries et s'enfonce sous terre. Elle est alors à l'abri, elle est sauvée. Comment sait-elle qu'elle doit se cacher dans ce trou pour se libérer de vous? De même lorsque vous poursuivez des poissons, des insectes, des animaux quelconques, ils fuient ou plongent dans l'eau, dans les buissons ou s'enfoncent dans quelque retraite. Les oiseaux, eux, s'échappent en s'envolant dans l'air. Lorsque viennent les inondations, les hommes grimpent sur le toit des maisons, sur les arbres, les rochers pour se sauver. Si des avions les poursuivent, ils descendent dans les caves. Dans un cas, nous sommes taupe, dans l'autre, oiseau, dans un autre encore poisson. Cela signifie que nous sommes des êtres faits pour imiter tous les animaux; nous pouvons descendre et monter. Notre corps physique est un abri, une cave. Lorsque nous sommes poursuivis dans le monde astral, là où sont des monstres, des assassins et des avions, nous rentrons dans le corps physique, autrement dit dans notre trou, notre cave. Cela est très simple et très naturel. Le grand secret réside en cela: quand le danger vient d'en haut, nous descendons; quand il vient d'en bas, nous montons. C'est ce qui est fort intéressant.

 Il y avait vraiment un danger quand vous avez rêvé. Quelque chose pouvait vous tuer et vous vous êtes sauvé en rentrant dans votre corps, en changeant de monde. Certains esprits ne peuvent pas travailler dans tous les domaines mais ne vivent que sous terre ou dans l'eau ou dans l'air. La taupe ne peut nager, pas plus que l'oiseau. Le poisson ne peut ni marcher à terre ni voler. Chaque être est construit pour un élément déterminé. Il existe des hiérarchies dans le monde invisible comme dans le monde visible. Certains êtres ne peuvent vous poursuivre partout; si l'on sait changer de domaine on est sauvé. C'est cette possibilité d'entrer dans différents domaines qui fait de l'homme un être supérieur. Il peut en effet descendre jusqu'en enfer et, s'il sait se déplacer, il peut échapper à quantité de poursuites. Je vais vous en fournir quelques preuves. Un jour, vous êtes très chagriné, fatigué, vexé ou attristé, vous sentez que tout le monde est contre vous. Dans cet état vous vous endormez, c'est-à-dire que vous montez dans l'autre monde. Lorsque vous vous éveillez, les choses sont changées. Que s'est-il passé? Vous avez fui tout simplement. Ceux qui vous poursuivaient n'ont pas pu vous suivre. Par de tels moyens, vous pouvez vous protéger contre quantité de désagréments terrestres. Quand c'est dans l'autre monde qu'on vous poursuit, vous n'avez qu'à rentrer dans votre corps. Tirez profit du sens de ces deux symboles du matin et de la nuit. La journée, c'est la vie manifestée; la nuit, c'est le côté subtil de l'existence. Nous pouvons profiter des deux. Si nous avons des tristesses, des affaires qui ne marchent pas, changeons de monde, allons dans celui où ces choses ne se trouvent pas. Si le chagrin est dans le coeur, rendons-nous dans l'intellect. S'il se trouve dans l'intellect, allons dans le coeur. Si nous sommes poursuivis à la fois dans le coeur et dans la pensée, allons dans l'âme. Si l'on nous poursuit dans l'âme, montons dans l'esprit. Là on ne peut plus nous atteindre. Bienheureux sont ceux qui peuvent s'élever par la prière et la méditation! Ce que je vous dis là est d'une inestimable valeur pour votre bien, votre beauté, votre paix. Certains ne le sentiront et ne le comprendront pas tout de suite mais plus tard, lorsqu'ils quitteront la terre. Ce sera aussi trop tard; cela ne vaut pas la peine d'apprendre ces choses quand on part pour l'autre monde. Tout ce que je vous explique là a déjà été vérifié.

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"C'est une belle chose d'annoncer Ta Bonté chaque matin et Ta Fidélité toutes les nuits".

 

On se trompe parfois beaucoup; pour ne pas chagriner les autres, pour ne pas tourmenter son mari ou ses enfants, pour ne pas alourdir le fardeau de sa femme, on fait des choses pires que celles qu'on prétend éviter. Au nom de la bonté et de l'amour, mais dans l'ignorance des lois, on agit à la manière de Nastradine Hodja. Un jour, celui-ci allait au marché avec un bissac rempli de fruits et de légumes. Il avait mis ce bissac sur son dos et était monté lui-même sur un âne. Des passants en le voyant lui dirent: "Ce n'est vraiment pas bon pour vous, vous fatiguez votre dos. Mettez donc le bissac sur l'âne". Nastradine Hodja indigné répondit: "Jamais de la vie, je ne veux pas fatiguer mon âne. Il me porte déjà et vous voulez qu'il porte aussi le bissac!" Nombreux sont les humains qui agissent de cette façon sous prétexte de délicatesse, de bonté. Réfléchissez à cet exemple chaque fois que vous avez le désir de faire du bien à quelqu'un. Demandez-vous, avant de mettre à exécution ce qui vous passe dans l'esprit, si au lieu de lui faire du bien, vous n'allez pas augmenter son fardeau. Faire le bien est une chose extrêmement délicate, ce n'est pas à la portée de tous. En vous disant ceci, je réponds à des questions que je sens en plusieurs d'entre vous.

 

Il y a un conte des mille et une nuits qui raconte qu'un pauvre pêcheur tentait un jour sans succès de retirer des poissons de la mer. Son filet ne ramenait que des algues. Il le jetait et jetait à nouveau et ne ramenait rien du tout, ce qui le tourmentait beaucoup. Il le lança une dernière fois aussi loin qu'il put. Il attendit quelques minutes que le filet descende dans l'eau; enfin il tire et que voit-il? Parmi les algues, il voit une amphore scellé du sceau de Salomon. Le pêcheur pense immédiatement qu'il attrape un trésor, celui qu'il espère depuis des années. Avec hâte, il descelle le couvercle et le soulève. Aussitôt sort de l'amphore une fumée si épaisse qu'elle obscurcit le soleil. Effrayé, le pêcheur observe ce nuage dense et le voit se condenser en un esprit horrible à voir et menaçant qui s'avance vers lui comme pour le dévorer, et lui dit: "Fais ta prière maintenant, malheureux pêcheur, car je vais te tuer". -"Je n'ai rien fait de mal, rétorque l'homme terrorisé. Que veux-tu dire?" - "A genoux et prie, crie l'esprit. Je veux ta vie". - "Mais j'ai une femme et des enfants, pleure le pêcheur. Sauvez-moi, pourquoi ces menaces?" - "Voici pourquoi, explique l'esprit: autrefois, le roi Salomon m'avait appelé près de lui par la magie et il voulut par la magie aussi, que j'accumule des trésors qui lui auraient servi à construire des palais. J'acceptai; toutefois un jour, je me suis querellé avec lui et au cours de cette âpre discussion il m'a enfermé dans cette amphore et en a scellé le couvercle, puis il l'a jetée à la mer. Furieux et désespéré, je décidai que si quelqu'un me sauvait, je lui donnerais la plus belle femme du monde entier. Mais nul ne vint me délivrer. Un siècle s'étant écoulé, j'ai promis que je donnerais tous les royaumes de la terre à celui qui me tirerait de là. Un siècle encore s'est écoulé et personne n'est venu. Alors, exaspéré, j'ai juré que je tuerais celui qui me sauverait". 

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En écoutant ce récit, le pauvre pêcheur priait. Lorsque l'esprit se tut, il lui dit: "Vos histoires sont très intéressantes mais comment puis-je vous croire? Vous êtes tellement grand et gros que je ne puis admettre que vous étiez dans un vase si étroit". Furieux de son incrédulité, l'esprit lui répond: "Ah, tu ne me crois pas! Eh bien, tu vas en juger par toi-même". Instantanément il se transforme à nouveau en fumée, la fumée se ramasse, rentre peu à peu dans l'amphore. Dès qu'elle a totalement disparu, le pêcheur se précipite sur le couvercle et referme rapidement le vase. Puis il dit au démon: "Maintenant fais ta prière, car je vais te jeter à l'eau". En dépit des supplications de l'esprit, il s'apprête à le lancer dans la mer. Toutefois, le démon lui promet les richesses s'il le délivre. - "Jure, dit le pêcheur". Le démon ayant juré, le pêcheur ouvre l'amphore et obtient par la suite beaucoup de trésors. Avant de faire le bien, il faut examiner s'il satisfait à trois conditions. Si ces conditions ne sont pas satisfaites toutes les trois à la fois, le bien accompli n'est que pure illusion. Voici ces trois conditions. Il faut que ce bien:

 1) Éclaire l'intelligence humaine par la Sagesse Divine

2) Réchauffe le coeur humain, le rendant capable de sentir l'Amour de Dieu

3) Libère la volonté, le rendant apte à agir et à accomplir la Volonté de Dieu.

 Hors le bien qui réalise cela, il n'y a pas de bien véritable. Supposez que vous remplissiez l'estomac de celui qui a faim. Bien, mais peut-être la force que vous lui rendez lui servira un jour à faire le mal et même à parler contre vous. Cela ne signifie pas que vous deviez refuser d'aider autrui; mais avant de le faire, vous devez songer aux trois conditions précitées et donner ce qui y correspond. Ce n'est qu'après l'avoir fait que vous remplirez son estomac. Avant de donner de la nourriture ou des objets matériels, il faut éclairer l'intelligence d'autrui, lui faire comprendre la leçon des difficultés présentes et qu'elles sont le fruit de l'éloignement de Dieu, c'est-à-dire de la Source primordiale. A celui qui ne veut pas écouter, qui refuse de comprendre cela, ne donnez rien; car vous allez nourrir un être qui ensuite voudra vous tuer. Notre Enseignement nous apprend à libérer tout d'abord les enfants de Dieu. Pour les autres, il y a du temps. Si vous libérez étourdiment ceux que Dieu a ligotés pour qu'ils soient impuissants à faire le mal et non le bien, ne vous y trompez pas. Faire le bien est une science, la plus grande science. C'est pourquoi on doit étudier sans cesse: celui qui n'a rien appris, qui ignore toutes ces lois n'est qu'un orgueilleux. En effet, il ne sait rien, prétend être capable et refuse de s'instruire. On ne peut faire le bien sans avoir longuement appris.

 

Vous devez savoir comment profiter de la journée et de la nuit. La journée dépend de la nuit. Il y en a des exemples scientifiques; avant de naître, l'homme se trouvait dans la nuit et tout dépendait de cette nuit. La vie sur la terre et le développement de ce qui s'est passé durant la gestation. Lorsque l'enfant était enfermé dans le ventre de sa mère, il se trouvait dans l'obscurité. A ce moment tout se préparait en lui; les poumons, le coeur, les viscères, etc., et si cette construction s'est mal effectuée, tout est fini d'avance. La journée (la vie terrestre) dépendait de la nuit en cours. Voilà pourquoi la nuit est très importante. Toutes les plantes travaillent pendant la nuit. Les abeilles travaillent dans l'obscurité de leur ruche. Les disciples, eux aussi, doivent travailler dans la nuit, dans l'obscurité. Lorsqu'ils font le bien, ils ne doivent pas le raconter, le mettre au jour. La nuit, les plus grands Initiés glorifiaient Dieu. Les astrologues d'Égypte, de Chaldée, de Perse méditaient, contemplaient le Ciel, faisaient tout pendant la nuit. Pendant le jour, ils ne se distinguaient pas des hommes ordinaires. Durant la nuit, on prépare toutes choses et celles-ci se manifestent pendant le jour. Vous devez tout préparer en secret.

Ce que vous montrez, vous l'exposez à la lumière pour le rendre visible. Si je vous ai dit tout à l'heure d'allumer les lumières de la chambre dans laquelle nous sommes en ce moment, c'est parce que le jour permet la manifestation des choses. Lorsqu'on éteint, on les prépare. Toute manifestation peut être comparée au dévidage d'une pelote de fils formés de brins de différentes couleurs. Tirer le fil, le dérouler, c'est une manifestation; ce fil ne sera toutefois que ce qui a été préparé en pelote. Les fils colorés qui apparaîtront, ne seront que ceux enroulés préalablement. Il est impossible de rien obtenir à la manière des prestidigitateurs. Si vous n'avez rien préparé à l'aide de la sagesse dans votre tête, n'espérez pas tirer la sagesse de votre cervelle. Beaucoup d'êtres s'imaginent pouvoir manifester la sagesse, la pureté sans avoir préparé ces vertus en eux durant des années. C'est impossible. Certains parmi vous se trompent considérablement sur ce point. Seuls les prestidigitateurs peuvent faire cela, mais on découvre tout à coup qu'ils volent et dupent leur public. Ne vous y trompez pas: sans s'être longuement préparé, sans avoir préalablement travaillé dans son propre coeur, on est dans l'incapacité de donner aux autres.

 

Faites chaque jour ce que je viens de vous dire. Si une telle pratique ne vous conduit pas au succès, venez me dire que j'ai tort et blâmez-moi. Ceux qui ont déjà commencé à travailler ainsi ont vu des illuminations intérieures affluer en eux et ils savent que je n'ai dit que la vérité. Imitez-les. "C'est une belle chose que de célébrer l'Éternel et de psalmodier Ton Nom, O Souverain! d'annoncer chaque matin Ta Bonté et Ta Fidélité toutes les nuits"...NAMASTE

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